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Les tenues vestimentaires autorisées à l’école ne sont plus adaptées à l’évolution de la société, selon l’Ufapec

L’Union francophone des associations de parents préconise plus de concertation sur les tenues autorisées dans les écoles.

Temps de lecture: 3 min

Les règlements d’ordre intérieur des écoles qui définissent notamment les tenues vestimentaires autorisées en classe ne sont plus vraiment adaptés à l’évolution de la société et devraient faire l’objet d’une plus grande concertation au sein des établissements.

Telle est la conclusion rendue mardi par l’Union francophone des associations de parents de l’enseignement catholique (Ufapec) sur la base d’une vaste enquête menée auprès de près de 120 écoles, 2.376 élèves et 2.292 parents de l’enseignement catholique francophone.

Source de tensions

L’étude confirme que les règles vestimentaires à l’école sont une source de malentendus, de tensions et parfois de conflits au détriment du climat scolaire, du bien-être de l’élève et des relations entre l’école et les parents.

Si la majorité des répondants (écoles, parents et même les élèves) estiment que l’école doit fixer des règles sur la tenue vestimentaire en classe, une moitié des élèves interrogés (et près de 15 % des parents) jugent toutefois que le règlement d’ordre intérieur est « trop strict » sur cette question.

Un certain nombre d’écoles pratiquent même des discriminations de genre, le port du short y étant par exemple autorisé pour les garçons mais pas pour les filles, etc.

Plus d’actualité

Pour l’Ufapec, une majorité des règlements d’ordre intérieur ne sont aujourd’hui plus d’actualité, plus en phase avec l’évolution de la société et la multiplicité des identités de genre.

Les termes utilisés dans certains textes sont parfois fort flous et encore trop empreints de jugements de valeur (comme le recours à des formulations du type : tenue correcte, décente, vulgaire ou provocante).

Face à ce constat, chaque école devrait lancer un débat interne sur ces règles afin qu’elles soient débattues, mieux comprises voire coconstruites avec les parents et les élèves, suggère l’Ufapec.

Quant aux écoles qui imposent un uniforme ou un code couleur aux vêtements, l’association n’entend pas se prononcer pour ou contre.

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Si la pratique peut avoir un intérêt en primaire pour réduire les inégalités et limiter certains excès chez les parents comme les enfants, pour les élèves du secondaire, l’uniforme semble être contre-productif.

« Imposer un uniforme évacuerait le débat sur les inégalités alors qu’elles subsistent, les adolescents étant inventifs pour trouver d’autres moyens de se distinguer… », fait ainsi valoir France Baie, chargée de mission à l’Ufapec.

« Les règles et les limites sont nécessaires à la construction du jeune et au vivre-ensemble. Elaborer des règles en matière de tenues vestimentaires à l’école est un apprentissage pour la vie sociale et professionnelle. L’idée n’est pas d’imposer à l’élève un certain style vestimentaire socio-culturellement marqué, mais d’amener le jeune à comprendre que là où il évolue, des codes sociaux spécifiques sont à rencontrer », conclut l’association.

 

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9 Commentaires

  • Posté par De Kegel André, mardi 23 août 2022, 20:17

    Le grand n'importe quoi. Et Belga en fait un article.

  • Posté par Mahieu Claude, mardi 23 août 2022, 17:37

    Il faut croire que l'UFAPEC a du temps à perdre ! Il devrait y avoir un consensus tacite sur la signification d'une tenue correcte et décente que ce soit de la part des étudiants et aussi de leurs parents...et quoiqu'on en pense , dans notre société et dans la vie active notamment , ben oui ! l'habit fait encore le moine .

  • Posté par Tolemans Guy, mardi 23 août 2022, 17:20

    Une bonne solution, le retour de l’uniforme dans les écoles

  • Posté par BEKE Eric, mardi 23 août 2022, 16:42

    Le règlement qui plaira à tout le monde n'existera jamais; il n'est d'ailleurs pas fait pour ça, mais pour éviter certaines dérives. Si certains ados sont gênés dans leur liberté d'expression, eh bien c'est un très bon entrainement pour la future vie professionnelle (à moins de devenir indépendant, et encore: le client juge aussi).

  • Posté par Moritz Montanez, mardi 23 août 2022, 16:29

    Encore un exemple des dysfonctionnements de nos sociétés où chacun veut avoir son mot à dire sur tout. Et si 15% des parents ne sont pas d'accord, ça veut dire AUSSI que 85% des parents n'ont pas de problème avec ça ! Donc, si on dit des chaussures noires à lacets noirs, ce n'est pas "strict", c'est clair et d'application sans exception. Si on dit les garçons en short bermuda et les filles en jupes au-dessus du genou, je ne vois pas ce qui n'est pas compréhensible là-dedans. Tout cet article est construit autour des exceptions et des singularités qui doivent devenir les "normes partagées". Quelle vie en société deviendra encore possible demain alors ?

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