Accueil Société Enseignement

Pénurie de profs: le nombre d’inscrits dans les bacheliers pédagogiques a chuté de 17%

Alors que la tendance était à la stabilisation depuis dix ans, les études pour devenir prof attirent de moins en moins d’étudiants. Avec la crainte d’accroître la pénurie d’enseignants dans les années à venir.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 6 min

La crainte était sur les lèvres de tous les acteurs de l’enseignement : la crise sanitaire allait-elle avoir un impact négatif sur le nombre d’inscrits dans les bacheliers pédagogiques – la formation pour devenir instituteur maternel, instituteur primaire ou enseignant dans le secondaire inférieur ? Avec l’enseignement à distance, les mesures sanitaires, les critiques du secteur, l’institution scolaire a bravé les obstacles. La crainte formulée par les acteurs a désormais des chiffres sur lesquels se reposer. Entre les années scolaires 2019-2020 et 2020-2021 (avant et après covid), le nombre d’inscrits en première année de bachelier (ceux pour qui il s’agit d’une première inscription et ceux qui retentent leur chance ou se réorientent) est passé de 7.210 à 5.988 en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Soit une diminution de 17 % en l’espace de douze mois, avec des disparités entre les instituteurs primaires (- 21,5 %) et maternels (-12,3 %).

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

12 Commentaires

  • Posté par Gillon Marie-France, mardi 30 août 2022, 1:23

    Je n'ai jamais entendu une profession autant pleurnicher que les enseignants! Ce serait aussi bien d'entendre les enfants qui ont souffert de leur incompétence vis à vis des enfants différents. Et très intelligents. Tous ces profs ont gâché l'avenir de ma fille. Je ne leur pardonnerai jamais

  • Posté par NICODEME CLAUDE, lundi 29 août 2022, 15:09

    On peut se demander pourquoi les enseignants devraient-ils être moins considérés que les ingénieurs (civils ou commerciaux), avocats, médecins, informaticiens,... et ce, qu'ils soient instituteurs, régents ou licenciés (car un licencié ne sera très probablement pas capable de remplacer un instituteur/régent et vice versa). Au lieu de cela, un licencié qui va dans le privé (banque, assurance,...) gagnera +/- 1x et demi ce qu'il aurait comme professeur débutant et ce, avec des possibilités d'avancement, et des avantages extra-légaux (assurance groupe, hospitalisation, voiture de fonction, chèque repas-eco-sport, etc...). Le prof, lui ?, il doit même se payer son ordi pour rédiger ses cours et enseigner à distance alors que n'importe quel personnel administratif en FWB recevra un portable pour accomplir son travail (ce qui, là, est normal). Et on se demande "comment les motiver" ? Mais la réponse est CLAIRE.

  • Posté par massacry olivier, lundi 29 août 2022, 14:36

    Et si tout simplement la connaissance, le savoir, leur partage et enseignement n'étaient plus des valeurs ?

  • Posté par noel lelon, lundi 29 août 2022, 10:22

    1. FORMATION - Les chefs d'école en FWB de Belgique doivent justifier de 22,5 jours de formation à raison de 8h de formation/jour. Un mois de calendrier. Singulièrement dans le fondamental, à quelques rares exceptions près, les chefs sont d'anciens instits ; chef d'école est un autre métier. Combien réussiraient un vrai master universitaire ? Pourquoi ceux dont le métier consiste à former les autres s'exonèrent-ils d'une formation satisfaisante ? Les chefs ne portent-ils pas une responsabilité écrasante face aux échecs de l'école ? Pour former un chauffeur de bus scolaire, il faut une année complète en cours du jour pour adultes. " La préparation et la formation des chefs d’établissement ne sont plus appropriées. Dans mon pays, on observe, en règle générale, que les chefs d’établissement sont des professeurs qui s’ennuient un peu ou beaucoup et qui ont de l’ambition. Ils n’ont pas une aspiration particulière à être chefs d’établissement, ni même d’aptitudes spéciales pour l’être. En conséquence, ce ne sont pas les meilleurs qui le deviennent." (Bernard HUGONNIER ancien directeur éducation à l'OCDE in colloque du Conseil de l'Education et de la Formation (CFWB) février 2012.) -- 2. PENURIE - Depuis des lustres, l'école francophone belge détient le triste record de l'inégalité sociale à l'école dans les 79 pays qui participent à l'enquête PISA (OCDE + partenaires). Ne parlez plus de l'école, du métier, de la charge, de l'élève… qui sont des entités abstraites en FWB. Les écarts entre ces entités sont abyssaux. Les écoles qui accueillent les élèves les plus pauvres sont massivement touchées par la pénurie (plus de 50% sans titres requis) tandis que les écoles de riches sont à peine effleurées par le phénomène. C'est dramatique.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 29 août 2022, 9:58

    L'abondance de tout a corrompu l'idée même de travail dans une beaucoup trop épaisse couche de nos sociétés. Les classes sociales n'ont évidemment pas disparu (ça n'arrivera jamais) mais, en dehors des encore trop nombreux véritables miséreux, tout le monde s'est habitué à ne plus devoir trop se fatiguer pour satisfaire des "besoins" de moins en moins élémentaires. C'est humain et il a longtemps été justifié d'équilibrer les choses entre ceux qui ne se donnaient que la peine de naître et ceux dont l'épuisement au travail ne suffisait même pas à assurer leur survie et celle de leur famille. Mais aujourd'hui, il est temps de faire, gentiment, revenir le pendule vers une position un peu plus médiane. Pas évident du tout... mais il faut commencer par le vouloir. Ou pas ...

Plus de commentaires

Aussi en Enseignement

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs