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Décès de Gorbatchev: un «leader rare», un «champion de la paix»… l’Occident rend hommage au dernier dirigeant de l’URSS

Le dernier dirigeant de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, est mort mardi à l’âge de 91 ans en Russie. Aux quatre coins du monde, les réactions des chefs d’Etat affluent.

Temps de lecture: 3 min

La mort mardi soir à 91 ans de Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant de l’URSS, a suscité de vibrants hommages en Occident, où son rôle crucial pour mettre fin à la Guerre froide et son combat pour la paix ont été salués, prenant un relief particulier six mois après l’invasion russe en Ukraine.

L’émotion des réactions occidentales contraste avec la sobriété du président russe Vladimir Poutine qui a exprimé « ses profondes condoléances » et qui « enverra (mercredi) dans la matinée un télégramme de condoléances à la famille et aux proches » de l’ancien dirigeant, selon le porte-parole du Kremlin.

Joe Biden

Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a salué en Mikhaïl Gorbatchev un « leader rare ». Ses actes furent ceux d’un dirigeant ayant assez d’« imagination pour voir qu’un autre avenir était possible et le courage de risquer toute sa carrière pour y parvenir. Le résultat fut un monde plus sûr et davantage de liberté pour des millions de personnes », a dit M. Biden.

Antonio Guterres

Pour le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « le monde a perdu un immense dirigeant mondial, engagé envers le multilatéralisme, et défenseur infatigable de la paix ». Le chef de l’ONU a salué, dans un communiqué, « un homme d’Etat unique qui a changé le cours de l’histoire » et fait « plus que n’importe qui pour provoquer de façon pacifique la fin de la Guerre froide ».

Boris Johnson

« J’ai toujours admiré le courage et l’intégrité dont il a fait preuve pour mettre fin à la Guerre froide », a également indiqué dans un tweet le Premier ministre britannique Boris Johnson. « A l’heure de l’agression de (Vladimir) Poutine en Ukraine, son engagement inlassable pour l’ouverture de la société soviétique reste un exemple pour nous tous », a-t-il insisté.

Emmanuel Macron

Pour Emmanuel Macron, Mikhaïl Gorbatchev était un « homme de paix dont les choix ont ouvert un chemin de liberté aux Russes. Son engagement pour la paix en Europe a changé notre histoire commune », a souligné le président français dans un tweet.

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Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué sur Twitter « un dirigeant digne de confiance et respecté » qui « a joué un rôle crucial pour mettre fin à la guerre froide et faire tomber le rideau de fer. Il a ouvert la voie à une Europe libre », a-t-elle souligné.

Juan Manuel Santos

Pour l’ancien président colombien et Nobel de la paix 2016, Juan Manuel Santos, Mikhaïl Gorbatchev – qui a lui-même reçu ce Nobel en 1990 – était « un champion de la paix ». « Le monde a besoin de beaucoup plus de leaders comme lui », a-t-il écrit dans un tweet.

La Chine

La Chine a présenté mercredi ses condoléances à la famille de Mikhaïl Gorbatchev et salué le rôle du dernier dirigeant soviétique au rapprochement entre Pékin et Moscou, après trois décennies de rupture.

« M. Gorbatchev a contribué de manière positive à la normalisation des relations entre la Chine et l’Union soviétique. »

Jens Stoltenberg

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a salué mercredi la mémoire de l’ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, estimant que « sa vision d’un monde meilleur reste un exemple ».

 

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1 Commentaire

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 31 août 2022, 10:06

    Personnage ambivalent. Dictateur totalitariste comme ses prédécesseurs (choisi par Andropov en personne !). Jusqu'à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Se rend compte alors que, plus que tout autre chose, plus que la "guerre des étoiles" de Reagan, plus que l'enlisement de l'Armée Rouge en Afghanistan, le vrai problème de l'État soviétique est la verticale du mensonge. On lui cache en effet pendant des semaines la gravité et l'étendue réelles de la catastrophe. De manière plus générale, peut-il donc se fier à ce qu'on lui rapporte, ou la situation de l'État soviétique est-elle bien pire encore en réalité? Entame alors une fuite en avant désespérée avec la Glasnost et la Perestroïka. Avertit les "démocraties populaires" qu'elles sont désormais orphelines, sans "grand frère" pour les aider. Sort l'Armée Rouge du bourbier afghan, met unilatéralement fin à la course aux armements. Donne le baiser de la mort à Honecker ("La vie punit celui qui est en retard") et laisse le mur de Berlin disparaître et l'Allemagne se réunifier en dépit des appréhensions de Mitterrand et de Bush père. Fait malgré tout encore couler le sans jusqu'aux derniers moments avec l'écrasement de soulèvements spontanés dans les pays Baltes en janvier 1991, notamment à Vilnius. Est rattrapé et dépassé par l'accélération de l'Histoire lors du putsch raté de décembre 1991, qui aboutit en fait à mettre au pouvoir Eltsine, qui contraint in fine Gorbatchev à envoyer l'État soviétique à la casse pour faire place à la nouvelle Russie. Il y sera traité comme un pestiféré, ce qui fait qu'il passera la plupart du temps en Allemagne, jusqu'à la mort de sa femme Raïssa, ce qui lui portera un coup presque fatal. N'était plus que l'ombre de lui-même depuis lors.

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