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Armand Duplantis: «Il se dégage une énergie folle du Mémorial Van Damme»

Le Français se montre positif. Et pour cause : « J’ai acquis une certaine aisance au-dessus des 6 mètres », dit-il.

Temps de lecture: 3 min

Armand Duplantis est, à 22 ans seulement, une véritable légende vivante du saut à la perche et, de manière plus générale, de l’athlétisme mondial. Son représentant le plus emblématique et sans doute l’un de plus ‘cool’, aussi, lui qui a récemment battu à trois reprises le record du monde de la discipline : deux fois en salle à Belgrade (6m19, le 7 mars, puis 6m20, le 20 mars) puis plus récemment, en plein air lors des championnats du monde d’Eugene (6m21, le 24 juillet). « Si je donne cette impression d’être toujours à l’aise et souriant, c’est en raison d’une combinaison de plusieurs facteurs, affirme celui qui vient d’enchaîner les titres de champion du monde et d’Europe après avoir déjà remporté l’or olympique en août 2021. Avant tout, j’ai acquis une certaine expérience au plus haut niveau qui m’a appris à relativiser certaines choses. Si vous regardez des vidéos de moi il y a quelques années, vous verrez que je n’étais pas le même, que je ne semblais pas autant à l’aise, aussi libéré que je le suis aujourd’hui. J’ai acquis une certaine aisance au-dessus des 6 mètres. Grâce à ma technique et à la qualité de mes sauts, j’ai 100 % confiance en mes moyens. Pourtant, je peux vous dire que je suis encore stressé même si je le montre moins, certainement quand je suis sur la piste. »

Ayant remporté tous les meetings et championnats auxquels il a participé cette année, « Mondo » Duplantis y a franchi la barre des 6 mètres – et parfois bien plus ! – à 14 occasions (sur 17 concours), qualifications pour les Mondiaux et les championnats d’Europe non compris. Alors qu’il avait battu le record du Mémorial Van Damme (6m05) puis échoué de peu dans sa tentative de record du monde à 6m19, la saison dernière à Bruxelles, il abordera celui de vendredi avec l’envie de savourer le moment autant que de performer à très haute altitude. « Là, je me sens encore en forme et j’espère en profiter ici puis à Zurich, annonce-t-ilavec assurance mais sans arrogance. La saison dernière, j’avais pris énormément de plaisir à Bruxelles, qui est l’un de mes meetings préférés parce qu’il s’en dégage une énergie folle, que le public y est connaisseur et parce que la Belgique produit… de bonnes bières comme me le fait remarquer mon père. On avait rencontré quelques problèmes techniques (NDLR : de mesurage de barre, mais Kim Gevaert l’a rassuré quant au fait qu’il pourrait sans soucis s’élever jusqu’à 6m25), ce qui était assez fou, mais honnêtement, je préfère retenir les moments positifs de cette soirée. Vendredi, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de tenter de battre à nouveau le record parce que ce n’est pas quelque chose que l’on réussit sur un simple claquement de doigts. Mais si l’occasion se présente, pourquoi pas ? Cela dépend de la forme du moment, qui est bonne, mais aussi d’un état d’esprit ou de facteurs extérieurs comme la puissance du vent, par exemple. Beaucoup d’observateurs ignorent ou minimisent l’impact qu’il peut avoir sur nos performances. »

Mis au défi par la quintuple championne du monde jamaïcaine, Shelly Fraser-Pryce de l’affronter sur 100 mètres, Armand Duplantis s’est dit prêt à répondre présent. « Des 100 mètres, j’en ai couru quelques-uns en 2018 et je suis persuadé que je pourrais te battre, lui a-t-il rétorqué dans un grand éclat de rire commun. Ce que je suis prêt à parier ? Enormément ! » Alors, « Mondo », toujours plus haut, toujours plus vite ?

 

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