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Variole du singe: la vaccination étendue dès la semaine prochaine

L’épidémie de variole du singe est en recul en Belgique et dans le monde. Mais ce ralentissement ne doit pas faire oublier les mesures de prévention, dont la vaccination. Encore faut-il avoir les doses disponibles… Pour prévenir la pénurie, la Belgique s’adapte, grâce à un prêt des Pays-Bas et à une modification du mode d’injection.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Alors que la Belgique a enregistré un premier décès d’un patient souffrant d’autres problèmes de santé préalables, l’épidémie de variole du singe connaît un léger recul : le nombre hebdomadaire de cas est tombé à 36, alors qu’il était de 47 la semaine précédente. Dans le monde, plus de 50.000 cas ont été détectés depuis le début, en mai, d’une flambée épidémique qui montre également des signes de ralentissement. Une baisse probablement due en grande partie au fait que les groupes à risque sont mieux informés sur la prévention et les mesures à prendre en cas de contamination.

Pour éliminer la circulation du virus, l’Organisation mondiale de la Santé recommande de maintenir les mesures de surveillance, de vaccination ciblée et d’identification des cas contacts, mais aussi l’engagement auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes en recommandant en particulier de limiter le nombre de partenaires sexuels. L’épidémie touche en effet principalement les hommes ayant des partenaires multiples, identifiés comme des comportements à risque.

En l’état actuel des connaissances, la maladie qui se manifeste par des épisodes fiévreux et des éruptions cutanées n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. Le contact peau à peau direct mais aussi les draps ou vêtements infectés sont des vecteurs de transmission.

Une injection en intradermique pour vacciner davantage

Pour faire face aux difficultés d’approvisionnement de vaccins antivarioliques développés par le laboratoire danois Bavarian Nordic (qui en produit 30 millions par an) et dans l’attente des 30.000 doses qu’elle a commandées, la Belgique est contrainte de s’adapter. La vaccination préventive sera ainsi élargie à partir de la semaine prochaine, entre autres grâce au feu vert donné par l’Agence européenne du médicament à la vaccination par voie intradermique (plutôt qu’en intramusculaire). Ce mode d’injection permet de n’utiliser qu’un cinquième d’une dose, mais nécessite une seconde injection quelques semaines plus tard.

Avec cette adaptation du mode de vaccination (la semaine prochaine dans les douze centres de référence et la suivante partout ailleurs) et grâce à un prêt de 1.500 vaccins supplémentaires de la part des Pays-Bas, on sera donc capable de vacciner un peu plus largement. Sur les 3.220 (malheureuses) doses disponibles actuellement, un total de 1.565 ont d’ores et déjà été administrées et 150 autres sont planifiées. Au total en attendant la livraison des 30.000 doses prévues cet automne, quelque 6.000 personnes supplémentaires pourront être vaccinées ces prochaines semaines.

Plus de personnes pourront se faire vacciner

Concrètement, les hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes ne devront plus prouver deux mais une seule maladie sexuellement transmissible (MST) dans l’année précédente pour être dans le groupe cible éligible à la vaccination préventive. Peu importe qu’ils soient ou non séropositifs au VIH, suivent ou non une thérapie préventive. Les femmes porteuses du virus du sida ou suivant une thérapie pré-exposition (Prep) pour éviter l’infection par le VIH sont quant à elles ajoutées aux groupes cibles. Le cabinet du ministre de la Santé invite les patients concernés à s’adresser à leur médecin généraliste qui les orientera vers l’un des centres de référence ou vers l’un des grands centres de vaccination.

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