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L’imam radical Iquioussen sera expulsé de la Belgique s’il devait s’y trouver, annonce Van Quickenborne

Le cabinet du ministre de la Justice confirme qu’il n’existe pour l’instant aucun indice de la présence du prédicateur Hassan Iquioussen, introuvable.

Journaliste au service Forum Temps de lecture: 3 min

Le prédicateur Hassan Iquioussen, toujours introuvable après la validation de son arrêté d’expulsion, est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt européen délivré par un juge d’instruction de Valenciennes. Le mandat d’arrêt européen a été lancé pour « soustraction à l’exécution d’une décision d’éloignement », selon l’AFP.

Ce mardi, après le feu vert du Conseil d’Etat français à l’expulsion de l’imam né en France il y a 58 ans mais de nationalité marocaine, la police ne l’avait pas trouvé à son domicile. Désormais considéré comme « délinquant » par le préfet du Nord, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a affirmé depuis que l’imam était « manifestement en Belgique ».

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Contacté par Le Soir, le cabinet du ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, affirme qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucune confirmation de la présence de Hassan Iquioussen en Belgique. « Les services de renseignement et de sécurité belges ne laissent toutefois rien au hasard et sont en contact avec les services français. Si sa présence en Belgique devait effectivement se confirmer, la procédure pour les prédicateurs de haine étrangers sera suivie. Cela signifie donc qu’il sera expulsé. »

« S’il est en Belgique, il a lui-même exécuté l’arrêté d’expulsion et il relève désormais de l’Etat belge et de la souveraineté des autorités belges. C’est un véritable camouflet politique pour (Gérald) Darmanin », a estimé Amine Elbahi, juriste en droit public, interrogé sur BFM TV.

Imbroglio juridique

Sous le coup d’un arrêté d’expulsion signé du ministre, il peut en effet quitter la France pour n’importe quel pays. Les modalités d’expulsion ne sont pas fixées dans un arrêté d’expulsion. En revanche, une obligation de quitter le territoire français, qui n’a pas été prise à son encontre, prévoit des modalités d’expulsion vers le pays d’origine.

Si bien que ce mandat d’arrêt et son motif ne se justifient que si l’imam est en France. « C’est compliqué juridiquement », a reconnu auprès de l’AFP une source proche du dossier, quand une autre a fait valoir qu’il avait fallu faire preuve « d’acrobaties juridiques pour judiciariser une poursuite contre quelqu’un sous le coup d’une mesure administrative ».

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« Le principe d’un tel arrêté est simplement qu’il quitte le territoire français sans aucune obligation de retour dans le pays d’origine. Donc il n’est pas en infraction ni n’a commis de délit s’il est bien en Belgique », abonde auprès de l’AFP Serge Slama, professeur de droit public et spécialiste du droit constitutionnel.

Hassan Iquioussen est né en France, n’a jamais résidé dans le pays d’où venaient ses parents ; ses cinq enfants et quinze petits-enfants sont français. Lui-même soutient avoir d’abord renoncé à obtenir la nationalité française à 18 ans sur le conseil de son père, mais il aurait ensuite tenté, en 1984 et 1990, de revenir sur sa décision, essuyant des refus de l’administration. Selon Gérald Darmanin, Hassan Iquioussen avait décidé à sa majorité de ne pas opter pour la nationalité française.

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Mis en cause pour des propos jugés contraires aux valeurs de la République, ses discours et prêches font l’éloge d’un islam conservateur et rétrograde, notamment à l’égard des femmes. Fiché S (pour Sûreté de l’Etat) par le service spécialisé de renseignement intérieur français « depuis dix-huit mois », il lui est reproché « un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ».

 

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7 Commentaires

  • Posté par Lietard Rudy, vendredi 2 septembre 2022, 13:35

    Ça,va être difficile de le retrouver ils se ressemblent tous. Barbus, longues robes, pieds nus dans leurs sandalles et tous au chômage ou au cpas.

  • Posté par massacry olivier, vendredi 2 septembre 2022, 21:10

    Rudy étale encore sa beaufitude.

  • Posté par Bastin Eric, vendredi 2 septembre 2022, 13:26

    Cette histoire est embarrassante pour le ministre de l'Intérieur Darmanin mais celui-ci a expliqué hier sur CNews que rien ne pouvait être fait tant que l'arrêt du Conseil d'Etat n'avait pas été rendu. Une fois celui-ci connu, il a fallu qu'un juge autorise une visite domiciliaire, laquelle a eu lieu dans les trois heures qui ont suivi la communication de la décision du Conseil d'Etat. Toute diligence a donc été faite dans le respect de l'Etat de droit, qui ne permettait pas de priver cet individu de liberté, de l'empêcher de se déplacer ou même de le surveiller, semble-t-il, tant que la décision n'avait pas été rendue.

  • Posté par D. Frederic, vendredi 2 septembre 2022, 13:12

    Protégé par une assoc plus que probablement et dans une commune bien connue chez nous pour ça...puis l'expulser? Ca fera encore des appels à l'émeute car on aura osé s'attaquer à un pauvre petite ange innocent.

  • Posté par Lietard Rudy, vendredi 2 septembre 2022, 12:56

    Si on pouvait expulser tous les marocains quel bonheur.

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