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Procès des attentats de Bruxelles: Abdeslam refuse de comparaître, les box des accusés font polémique

Ce lundi, s’ouvre le procès des attentats de Bruxelles commis le 22 mars 2016. Un procès historique qui pourrait durer jusqu’à neuf mois.

Temps de lecture: 3 min

Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible en France pour les attentats du 13 novembre 2015, a refusé lundi de comparaître à Bruxelles au procès des attaques commises en mars 2016 dans la capitale belge par la même cellule jihadiste, a constaté l’AFP.

Le djihadiste français, qui est l’un des dix accusés au procès, a été extrait de sa cellule alors qu’il ne prévoyait pas de comparaître à cette audience procédurale, selon ses avocats. Quelques minutes après l’ouverture de l’audience, vers 9h30, il a souhaité quitter le box. « La manière dont vous nous traitez, c’est inéquitable », a-t-il dénoncé à l’adresse de la présidente.

Il faisait allusion aux conditions de comparution dans des boxes individuels fermés et vitrés, comparés à des « cages » par les avocats de la défense, et limitant les possibilités de communiquer selon eux. Plusieurs avocats comptaient lundi en demander la « démolition ».

Lundi matin, les neuf accusés qui doivent comparaître ont tous été extraits de prison (un dixième, présumé mort en Syrie, est jugé par défaut). Mais plusieurs ont immédiatement critiqué ces box après s’être présentés devant la cour.

« On est comme des chiens ici », a tonné le Tunisien Sofien Ayari, complice de la fuite d’Abdeslam, en frappant du poing la paroi de son box.

Alors qu’il avait initialement exprimé le souhait de rester, Salah Abdeslam, fine barbe et polo rayé bleu et blanc, a changé d’avis en constatant que Mohamed Abrini, Sofien Ayari et d’autres coaccusés se faisaient escorter hors de leur box.

Il a lancé à la présidente : « Je sais que ce n’est pas votre décision, ces box », mais à cause de cela « le procès commence de manière équitable ». « La plupart des accusés ne veulent pas comparaître, moi aussi je vais les rejoindre » dans les cellules du bâtiment de justice, a-t-il ajouté. Seuls trois accusés ont accepté de rester.

Polémique

Les box vitrés dans lesquels doivent comparaître les accusés sont « la honte » de « notre Etat de droit », a scandé lundi matin Me Eskenazi, représentant Mohamed Abrini. « Détruisez ces trucs ! », a-t-il demandé à la présidente de la cour Laurence Massart.

Le pénaliste a évoqué « un profond dégoût » de voir les accusés « parqués comme des bestiaux ». « C’est quoi cette mascarade ? Faites-la cesser ! »

Il a estimé que la réussite du procès « digne » des attentats de Paris était notamment due au fait « qu’on avait pas traité ces hommes (les accusés, NLDR) comme des bestiaux ».

Ici, « on fait n’importe quoi, on met les accusés dans des régimes de détention supérieur à ce qu’on pouvait connaître par le passé (…) vous voulez que ces hommes participent à un procès ? Vous voulez qu’ils croient à quelque chose ? (…) Est-ce que ce n’est pas justement l’inverse qu’on doit leur montrer ? Que nous ne trancherons pas sur nos principes ! »

« On ne peut pas tenir un procès dans ces conditions », a-t-il calmé. « Détruisez-moi ces trucs ! » Il prévient, si les boxes ne sont démontés : « je me lèverai et je partirai. Je ne participerai pas à ça ! »

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3 Commentaires

  • Posté par El Pasajero , lundi 12 septembre 2022, 14:22

    Ils ont trouvé un os à ronger.

  • Posté par non non, lundi 12 septembre 2022, 13:35

    Plus jamais cela: Les accusés avaient moins de scrupules quand il s'agissait de tuer des innocents.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 12 septembre 2022, 13:33

    "Un peu" excessif dans la forme si pas sur le fond, me semble-t-il.

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