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Après Nice-Cologne, la France craint des nouveaux débordements à Marseille et à Rennes

L’OM reçoit les Allemands de Francfort en Ligue des champions, tandis que le club breton reçoit Fenerbahce jeudi en Europa League.

Vidéo - Temps de lecture: 4 min

Stades sous surveillance en France : rattrapé par les violences durant Nice-Cologne, le football français aborde les affiches européennes de la semaine entre prudence et « dispositif renforcé », redoutant de nouveaux heurts lors de Marseille-Francfort mardi, Rennes-Fenerbahçe et Monaco-Ferencvaros jeudi.

Après une saison 2021-2022 heurtée par les débordements de supporters, avec en point culminant le fiasco organisationnel de la finale de Ligue des champions au Stade de France fin mai, la France craint de replonger.

Les scènes de chaos observées à l’Allianz-Riviera de Nice lors de la réception de Cologne (1-1) en Ligue Europa Conférence, jeudi, ont rappelé de bien mauvais souvenirs : bagarres entre supporters à l’intérieur du stade, impliquant également d’anciens ultras parisiens, jets de fumigènes, dégradations dans le centre-ville… Ces incidents ont fait 32 blessés.

D’où l’inquiétude à l’idée d’accueillir à nouveau des supporters étrangers en Ligue des champions et en Ligue Europa, en particulier ceux de l’Eintracht Francfort, en déplacement à Marseille mardi (21h00).

« Ça s’annonce tout aussi compliqué » au Vélodrome, reconnaît Ronan Evain, directeur général du réseau Football Supporters Europe, qui déplore le manque d’anticipation des autorités et des clubs dans la préparation de ces déplacements à risque, comme à Nice jeudi dernier.

« Il ne s’agit pas de dédouaner les gens qui ont décidé de franchir la ligne rouge. Le problème, c’est qu’on a des infrastructures et une culture de la sécurité qui sont défaillantes et ne font qu’augmenter ce risque-là », assène-t-il.

«On n’est pas tranquille »

Pour Marseille-Francfort, la préfecture de police dit de son côté prévoir un « dispositif de sécurité renforcé ». Si elle ne communique pas les effectifs, elle assure à l’AFP en avoir prévu « un peu plus que d’habitude ».

Plusieurs unités de CRS devaient être déployées, dès lundi, aux abords du stade Vélodrome mais aussi dans la ville de Marseille. Il y aura les trois unités permanentes (comptant 80 policiers chacune) affectées à Marseille, « plus d’autres », a indiqué la préfecture.

Selon les autorités, l’Eintracht prévoit la venue de 3.300 supporters détenteurs de billets d’accès au stade et jusqu’à 5.000 autres personnes démunies de titre. Le club allemand évoque de son côté 2.000 supporters sans billet et juge « fantaisiste » le chiffre un temps évoqué de 15.000 supporters sans billet.

Quoi qu’il en soit, un arrêté interdit aux supporters de Francfort s’affichant comme tel de stationner ou circuler près du Vélodrome mardi, « à l’exception de ceux transportés en autocars et autobus escortés par les forces de sécurité intérieure ». Dans le centre-ville de Marseille, c’est dès lundi que les supporters allemands devront faire profil bas.

La vente de boissons alcoolisées à emporter sera aussi interdite à partir de 14h00 mardi, dans les arrondissements du centre-ville.

Et pour éviter les frictions entre supporters à l’intérieur du Vélodrome, l’OM prévoit de condamner quelques places côté tribune Jean-Bouin à proximité du parcage visiteurs pour essayer de créer une sorte de zone-tampon. Pas possible de l’autre côté du parcage (virage Nord).

« On n’est pas tranquille, on ne va pas mentir. On veut tout faire pour éviter que ça se passe mal », fait valoir une source au sein de l’OM.

Bagarre nocturne

Les supporters de Francfort avaient fait parler d’eux en mai à Séville, lors de la finale de Ligue Europa remportée contre les Glasgow Rangers, avec une bagarre nocturne entre ultras des deux clubs la veille de la rencontre. Le club est par ailleurs sous la menace d’un huis clos disciplinaire depuis l’invasion du terrain ayant suivi la demi-finale de C3 contre West Ham.

Côté marseillais, les deux derniers matches européens au Vélodrome, la saison dernière contre le PAOK Salonique puis le Feyenoord Rotterdam en Ligue Europa Conférence, avaient également été marqués par des incidents…

A Rennes, où sont attendus jeudi (21h00) les bouillants fans turcs de Fenerbahçe, et à Monaco, où se déplaceront le même jour (18h45) les supporters hongrois de Ferencvaros, dont certains sont liés à la mouvance hooligan, la vigilance sera également de mise.

Quant aux Niçois, en voyage jeudi (21h00) à Belgrade pour affronter le Partizan en Ligue Europa Conférence, ils se déplacent dans une atmosphère qui s’annonce brûlante, malgré la fermeture partielle du stade serbe pour raisons disciplinaires.

En septembre 2009, un jeune supporter français, Brice Taton, était mort à 28 ans après une chute dans des escaliers lors d’une violente agression en marge d’un match de Ligue Europa de Toulouse contre le Partizan.

 

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