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La Défense cherche à recruter 4.210 personnes l’an prochain, un nombre record

En raison de nombreux départs à la retraite, le ministère de la Défense se met en quête de « nouveaux talents », ainsi que l’a souligné la ministre Ludivine Dedonder (PS).

Temps de lecture: 4 min

Le ministère de la Défense ouvrira l’an prochain un nombre record de postes – plus de 4.200 pour des militaires et des civils –, afin de compenser les milliers de départs à la retraite du personnel en fin de carrière prévus au cours des prochaines années, a-t-il annoncé lundi.

La Défense cherche à attirer en 2023 2.500 militaires (un nombre équivalent à cette année), avec 1.250 recrutements prévus de soldats et matelots, 950 de sous-officiers et 300 d’officiers, avec des profils très différents, a indiqué l’un des principaux responsables de cette vaste campagne de recrutement, la major Margot Van Waeyenberghe. La Défense cherche aussi à recruter 760 civils (une centaine de plus qu’en 2022) et ouvrira également 950 postes pour des militaires de réserve, sous différents statuts, a-t-elle ajouté au cours d’une conférence de presse au quartier Major Housiau à Peutie (Vilvorde). Il s’agit – sauf pour les militaires – de nombres records par rapport aux années précédentes.

Un nombre croissant de postulants

« La Défense a besoin de nouveaux talents », a souligné la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) devant la presse, en assurant que le recrutement au sein de son département « tourne à plein régime ».

Elle s’est aussi félicitée du nombre croissant de postulants pour une fonction au sein de la Défense avec, par exemple, 18 % de candidats soldats et matelots en plus, ainsi que du nombre croissant de femmes – elles sont désormais au nombre de 2.463, soit 10,3 % des effectifs du département, une proportion qui n’a jamais été aussi importante. A l’armée, tous les emplois proposés sont accessibles aux femmes, a rappelé la major Van Waeyenberghe, dont la fonction est « job marketing manager ».

Dans le détail, l’armée souhaite incorporer l’an prochain pour ses quatre composantes 1.250 soldats et matelots (740 néerlandophones et 510 francophones), 950 sous-officiers (529 néerlandophones, 411 francophones et dix sans préférence linguistique) et 330 officiers (169 N, 123 F et huit indifféremment francophones ou néerlandophones). En 2022, la Défense recherchait 3.970 personnes (2.500 militaires, 560 civils et 910 réservistes). Et le bilan de recrutement – qui se poursuivra jusqu’en décembre pour les volontaires – est « positif », a assuré Mme Dedonder en expliquant que le fait de disposer de plus de candidatures (près de 6.400 à ce jour) que de places permettait de sélectionner les meilleurs. Même si pour les volontaires il n’est plus nécessaire de disposer du moindre diplôme. Mais un système de promotion sociale permet de « monter de catégorie » pour les plus méritants.

Des fonctions de combat et techniques

L’armée a besoin de « militaires jeunes et motivés » à la fois pour des fonctions de combat (fantassins, para-commandos…), a souligné la major. Mais elle propose aussi un large éventail de fonctions techniques – pour mettre en oeuvre des systèmes d’armes de plus en plus complexes – et logistiques. Là aussi des jeunes sans diplôme technique mais qui s’intéressent à la technologie peuvent se présenter pour un poste technique, voire bénéficier d’un salaire et d’une formation payée par la Défense dans une école de leur choix afin d’obtenir un diplôme de bachelier, moyennant une « période de rendement » (une obligation de rester sous les drapeaux) de quatre ans et demi.

Une grande partie des nouvelles recrues seront incorporées sous le statut BDL (Beperkte Duur, Durée limitée ou « court terme ») qui prévoit une carrière de huit ans pouvant être portée à douze au maximum, mais avec la possibilité de passerelle vers le statut de carrière. Ce sera le cas de tous les soldats et matelots, de 817 des 950 sous-officiers et de 77 des 300 officiers.

La plupart des officiers (152) sont recrutés par le biais de l’École royale militaire (ERM), qui dispense une formation universitaire. Mais l’armée procède aussi à des recrutements spécialisés via le cadre auxiliaire (onze pilotes et cinq contrôleurs de trafic aérien) avec un contrat d’une durée initiale de 13 ans, et de « spécialistes » recrutés sur base d’un master spécifique (médecins, informaticiens, juriste, journaliste…). Un « recrutement latéral » s’adresse à des médecins et dentistes disposant déjà d’une expérience professionnelle.

Des 950 fonctions de réservistes offertes, 260 le sont par le « recrutement classique » (dont 84 officiers), 40 s’adressent à des étudiants ayant la possibilité de suivre une formation militaire pendant les vacances d’été et 180 par le biais de « prestations volontaires d’encadrement rémunérées » (PVE) de longue durée, ce qui revient à un emploi à temps plein. Quant aux 760 nouveaux collaborateurs civils recherchés, ils sont répartis en 450 postes statutaires (de niveaux A, B et C), dix postes contractuels et 300 selon le plan Rosetta, destiné aux jeunes de moins de 26 ans sans expérience préalable requise).

Tous les renseignements – et notamment les dates d’inscription – se retrouvent sur le site mil.be.

Habitat

 

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