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Edgar Morin: «J’ai perdu mes illusions sur l’Europe»

Le sociologue français (94 ans) déplore : « Nous sommes des somnambules. On applique des recettes catastrophiques. Les politiques suivent un mauvais chemin »

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 8 min

C’est une des consciences du siècle. Edgar Morin – aujourd’hui 94 ans – en a été l’un des acteurs – jeune résistant en 40, l’un des premiers visiteurs français de Berlin et du philosophe banni Heidegger après la chute d’Hitler, ami et colocataire de Marguerite Duras et de tant d’autres – et surtout l’un de ses analystes les plus pertinents et originaux. Comme sociologue, il a élaboré une « méthode » qui interconnecte les disciplines pour aborder la complexité, méthode dont il est persuadé qu’elle seule permet d’appréhender, de vivre et de gérer notre monde. Depuis son livre Terre Patrie (1993), il se bat pour la prise de conscience de notre destin terrestre et fut durant l’été l’un des participants au sommet des consciences pour le climat, précédent le sommet de Paris. Nous l’avons rencontré dans son Centre, à Paris fin juillet, en prélude à la (rare) conférence qu’il va donner le 28 août à Bruxelles.

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