Accueil Énergie

Grand Baromètre: le nucléaire? Les gens en redemandent

C’est vrai au plan national, en Wallonie, en Flandre, à Bruxelles, dans toutes les classes d’âge : le nucléaire a la cote. Les deux partis verts font exception ? Timidement. Chez Groen, plus encore à Ecolo, il y a beaucoup de partisans d’une prolongation des réacteurs au-delà de 2035.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

La guerre, l’instabilité géopolitique, la crise énergétique, l’inquiétude à propos de l’approvisionnement, la peur de l’avenir, tout cela ne plaide-t-il pas pour un changement de paradigme ? Un basculement dans « le monde d’après » ? Eh bien non. Dans un tel contexte, il faut conserver, préserver, assurer. Le nucléaire est le parfait exemple. Voyez les résultats de notre sondage Ipsos. A tous les étages, l’atome l’emporte. Les gens en redemandent. Oui, « il faut garder les réacteurs en fonctionnement plus longtemps que prévu », soit après 2035. Un raz-de-marée.

Le sondage est favorable au nucléaire, plus ou moins largement, au plan national, en Flandre, en Wallonie, à Bruxelles, chez les hommes, chez les femmes, chez les jeunes (48 % de pour, 23 % de contre, 29 % ne savent pas), à la N-VA, au Vlaams Belang, au CD&V, à l’Open VLD, à Vooruit, au PTB-PVDA, au PS, au MR, chez Les Engagés, à Défi…

Un village gaulois résiste-t-il à l’envahisseur atomique ? Les deux partis verts font exception, mais l’exception n’a rien d’exceptionnel, elle est bien timide. Pour ce qui concerne Groen, si 44 % des personnes interrogées disent refuser de prolonger les réacteurs, il y en a quand même 24 % pour dire ok, et 32 % qui hésitent. Pour Ecolo, c’est encore plus partagé : 35 % seulement disent non, 38 % sont d’accord, 27 % s’abstiennent.

Bref, la prolongation du nucléaire est populaire. Des résultats qui, au sein de la Vivaldi, pourraient donner des ailes aux partisans de la prolongation maximum, à commencer par les libéraux francophones. L’on sait qu’au lieu de couper les moteurs en 2025, comme cela avait été indiqué dans la loi de sortie du nucléaire votée en 2003, on va prolonger deux réacteurs jusqu’à 2035, voire en préserver deux autres au cas où. La controverse secoue le gouvernement De Croo.

IN_AC_1809maintien du nucléaire_web

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

36 Commentaires

  • Posté par Marlier Jacques, vendredi 23 septembre 2022, 14:05

    Il faudra dans doute conserver du nucléaire tant que le stockage d'énergie et la production d'énergie "durable" n'auront pas fait de très gros progrès, mais, par pitié, il faut réaliser ces progrès le plus rapidement possible, car le nucléaire restera toujours super-dangereux.

  • Posté par Baeyens Remi, lundi 19 septembre 2022, 9:00

    Voilà où on arrive quand l'idéologie prime sur la réalité.

  • Posté par Dechamps Pascal, dimanche 18 septembre 2022, 14:14

    Symbole parfait d'une fin de civilisation : pas de défi d'avenir, on crie victoire à gérer le passé et d'en tirer les dernières gouttes, peu importe le prix de celles-ci. La panique est toujours mauvaise conseil. Cela fait 20 ans que la ligne a été votée dans une Loi. Qui ne l'a pas appliquée ? En tous cas, je ne subsidierai pas la facture de monsieur Boucher ou de madame Marghem Petit pays, petits esprits .... Ah zut, qui déjà avait dit cela ?

  • Posté par Van Haesendonck Eric, lundi 19 septembre 2022, 11:54

    Les loi de sortie du nucléaire n'ont jamais été appliquées car il n'y a tout simplement pas encore de solution alternative viable à l'échelle suffisante. L'éolien offshore n'atteindra la capacité nécessaire pour remplacer le nucléaire qu'au mieux dans les années 2030 et c'est en assumant que l'on parvienne à trouver une solution pour le stockage de l'énergie. La pluspart des partis le savent, y compris les ecolos, mais pour faire un coup politique ils on décidé de fermer les centra2en 2025 en pariant que le prix de gaz resterait bas pour faire le pont avec le renouvelable. Ce pari est perdu et nous risquons maintenant des factures énormes, voire des pénuries en 2025. Ouiles déchets nucléaires sont un problème qu'il faut gérer, de même que la sécurité des centrales, mais ces problèmes sont en grande partie d'ordre technique: on peux trouver des site d'enfouissement ou développer des techniques de recyclage plus tard, on ne peux pas par contre faire apparaître des centaines d'éoliennes offshore d'ici 2025.

  • Posté par Ernotte Sébastien, lundi 19 septembre 2022, 8:18

    Bien écrit, c est marghem, la femme sui parle a l oreille d engie, qui n arien fait pour le futur énergétique belge (les ENR). Donc nous allons devoir produire des déchets horible pdt des années. Nos enfants lui disent merci. A côté de cela, ecolo qui avait 20 ans d avance sur la compréhension du problème climatique, dégringole dans les sondages car les gens se rendent compte que la fin de l abondance est la, mais ils ne veulent surtout rien changer. Peut etre pensent ils aue le nucléaire vz changer la donne. Lol.

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Énergie

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une