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Appel à la grève à la RTBF

Les modalités de la grève – et du service minimum – doivent encore être précisées lors d’un comité d’entreprise prévu lundi après-midi.

Temps de lecture: 3 min

Le syndicat socialiste dénonce une « discrimination dans l’accès à la pension » entre les personnes statutaires et contractuelles. Les représentants du personnel déplorent que plus aucune nomination n’ait eu lieu depuis 25 ans, ce qui porte à conséquence sur la pension accordée en fin de carrière.

Le syndicat socialiste dénonce une «discrimination dans l’accès à la pension» entre les personnes statutaires et contractuelles. Les représentants du personnel déplorent que plus aucune nomination n’ait eu lieu depuis 25 ans, ce qui porte à conséquence sur la pension accordée en fin de carrière. La pension des fonctionnaires est ainsi plus valorisée que celle des salariés. Or, depuis 25 ans, les personnes contractuelles, désormais majoritaires au sein de la RTBF, n’ont pas eu l’occasion de participer à un examen pour obtenir leur nomination.

La question des statuts au sein du média du service public divise depuis un certain temps. Les syndicats avaient interpellé la direction dès 2010 et un an plus tard, un deuxième pilier pour les pensions (c’est-à-dire une pension complémentaire assumée par l’employeur) avait été mis en place, revalorisé en 2015 et cette année. Cependant, la CGSP pointe qu’il existe «une génération sacrifiée, entrée après le 15 octobre 1995 (date des dernières nominations, NDLR) et 2011», qui n’a pas profité de ce deuxième pilier pendant des décennies. Ces personnes «n’atteindront jamais» le même niveau de pension que celui auquel elles auraient eu droit en étant statutaire ou en bénéficiant de la pension complémentaire pendant toute leur carrière, relève M. Gabus.

«Nous demandons depuis 2018 l’octroi d’un statut par un décret du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles», souligne le syndicaliste, précisant que l’action vise en priorité à interpeller la ministre francophone des Médias, Bénédicte Linard.

«Nous voulons d’abord toucher la ministre des Médias» car les revendications des syndicats nécessitent «un financement et un décret du gouvernement», souligne le président de l’IRW de la CGSP à la RTBF. «Nous faisons presque davantage pression sur le gouvernement qu’en interne.» Pour éviter la grève, un geste de la part du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’impose, ajoute M. Gabus. «Nous avons déposé notre préavis de grève le 26 juin ce qui laissait tout le temps à la ministre de réagir», glisse-t-il.

Les modalités de la grève - et du service minimum - doivent encore être précisées lors d’un comité d’entreprise prévu lundi après-midi. Un point d’achoppement sera certainement la diffusion vendredi du concert organisé sur la Grand-Place de Bruxelles à l’occasion de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il faudra déterminer si cet événement relève du service minimum du média de service public ou non.

Une action devant le siège du gouvernement de la FWB ce vendredi ne serait en outre pas à exclure.

 

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8 Commentaires

  • Posté par Fonder Daniel, lundi 19 septembre 2022, 12:14

    Privatisation pour plus de neutralité !

  • Posté par Lietard Rudy, lundi 19 septembre 2022, 12:45

    Tout à fait, des commentaires indignes pour certaines disciplines sportives, en F1 pro Ferrari pour faire plaisir aux macaronis de Belgique et en foot pro mauviettes et anti clubs flamands.

  • Posté par collin liliane, lundi 19 septembre 2022, 12:00

    Il est temps de cesser cette histoire absurde de nomination des fonctionnaires. Elle permet à trop de planqués de ne pas trop se fatiguer, sans avoir à craindre les conséquences de leur manque de zèle. Le secteur public doit s'aligner sur les méthodes du secteur privé.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, lundi 19 septembre 2022, 15:59

    Ce qui est monstrueux, dans votre raisonnement, Mme Collin, c'est de faire des généralités à partir de comportements individuels. Il y a des profiteurs? Sans doute. Combien? Mettons 10% (ce qui pourrait déjà être largement surévalué, mais mettons). Et donc, vous voulez pénaliser les 90% de non-profiteurs pour les 10% de déviants? Deuxième chose: laisser les gens sous contrat précaire successifs et multiples au lieu de le les titulariser, comme trop souvent dans le secteur audio-visuel, c'est transgresser la loi et les voler. Enfin, contrairement à vous, on peut éprouver de la fierté de pouvoir compter sur des services publics qui nous épargnent de la "concurrence" factice, débilitante et stérilisante dans les domaines souvent régaliens, comme les transports publics, les infrastructures, la sécurité publique, la justice, l'information ou la culture. Alors non, Madame Collin, votre crédo d'un monde hyper-libéral, permettez-moi de ne pas y adhérer. Mon petit doigt me dit que vous allez jouer à la grande sachante qui veut toujours avoir raison, envers et contre tout, cela ne m'empêchera pas de vivre avec mes propres valeurs.

  • Posté par massacry olivier, lundi 19 septembre 2022, 15:38

    Ah oui la rentabilité avant tout, et vive les programmes de télé-réalité de RTL, vive Hanouna, ect. La même chose aussi pour les soins de santé, l'éducation, la (sous) Culture???

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