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Du changement dans la lutte contre la discrimination à l’embauche

En 2020, Actiris Inclusice a recensé 215 signalements de chercheurs d’emploi bruxellois victimes de discrimination. Dans 43 % des cas, ces signalements sont effectués sur base de critères « raciaux ».

Temps de lecture: 2 min

A Bruxelles, les tests permettant de détecter les cas de discrimination à l’embauche pourront bientôt être utilisés sur base de signalements ou de plaintes mais aussi de présomptions suffisantes, sans devoir obtenir l’accord préalable d’un magistrat, comme c’est le cas actuellement.

Le gouvernement bruxellois a approuvé dans ce sens en deuxième lecture un projet d’ordonnance visant à simplifier la mise en œuvre de ces tests, a annoncé lundi le ministre bruxellois de l’Emploi, Bernard Clerfayt (Défi).

Les discriminations à l’embauche basées sur l’âge, l’origine, la couleur de peau, le genre ou le handicap sont encore trop nombreuses en Région bruxelloise, a justifié le ministre dans un communiqué. A titre d’exemple, en 2020, Actiris Inclusive a reçu 215 signalements de chercheurs d’emploi bruxellois victimes de discrimination. Dans 43 % des cas, ces signalements sont effectués sur base de critères « raciaux ».

Des tests plus proactifs

Face à ce constat, le ministre bruxellois de l’Emploi propose des tests plus simples et plus proactifs ; un « testing » sur place ; un renforcement de la protection des inspecteurs ; et une collaboration accrue avec Actiris.

Selon M. Clerfayt, les tests seront aussi plus proactifs. Si une étude scientifique démontre une suspicion de phénomènes de discrimination dans un secteur d’activité, les inspecteurs régionaux de l’emploi pourront réaliser des tests, avec l’accord préalable de l’Auditorat du travail. Enfin, les inspecteurs pourront, quant à eux, effectuer des contrôles sur place sous un nom d’emprunt tout en étant exemptés de toute sanction pénale à cet égard.

Actiris jouera également un rôle essentiel dans ce projet, puisque l’organisme public pourra dorénavant échanger des informations avec l’inspection régionale de l’emploi, en communiquant notamment les différents signalements rapportés par les chercheurs d’emploi.

« Il n’y a pas de place pour les discriminations à l’embauche en Région bruxelloise. Et vu les manques de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs d’activité, personne ne peut se permettre ce gaspillage social », a commenté le ministre.

 

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9 Commentaires

  • Posté par Jean-Louis Lecocq, lundi 19 septembre 2022, 17:11

    Le racisme est trop souvent utilisé comme excuse pour justifier le manque de compétences, en termes linguistiques notamment.

  • Posté par c006E95, lundi 19 septembre 2022, 15:44

    Stop à ces méthodes de Gestapistes. L'on engage qui l'on veut!!!

  • Posté par D L, lundi 19 septembre 2022, 22:39

    Toutes ces lois liberticides sont contre-productives. Être obligés d'engager des gens qui ne sont pas bien ressentis par les recruteurs est une perte de temps pour tous.

  • Posté par collin liliane, lundi 19 septembre 2022, 19:23

    Et on loge qui on veut. Même avec des amendes à la clé, cela coûtera toujours moins cher que de louer sans pouvoir prendre des précautions élémentaires.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, lundi 19 septembre 2022, 18:40

    Mais oui, mais oui, M. ou Mme Code-barres

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