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Michel Winock: «La France est plus divisée que jamais»

Dans une société fracturée, le recours au « sauveur » a souvent été une nécessité. Selon l’historien Michel Winock, en France, certains en rêvent de nouveau…

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Chef du service Forum Temps de lecture: 6 min

Tout au long de son œuvre, l’historien Michel Winock, spécialiste des mouvements intellectuels et politiques, s’est interrogé sur un mal endémique qui frappe la société française depuis les débuts du régime républicain : le retour continuel des crises. Nous l’avons interrogé sur ce phénomène, à l’occasion de la sortie de Gouverner la France, un volume Gallimard/Quarto qui rassemble plusieurs essais et articles sur le sujet.

Comment expliquer cette difficulté des Français à s’entendre, à vivre ensemble entre gauches et droites, entre courants de pensée et idéologies ?

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2 Commentaires

  • Posté par Z Pour Zorglub , lundi 19 septembre 2022, 23:49

    Belle analyse de Michel Winock que j'ai eu la chance d'avoir comme enseignant à Sciences Po. Je partage à tout le moins, deux avis un que le conflit ukrainien est voulu et attisé par le premier chef d'Etat américain catholique et non protestant de l'histoire des USA. Et surtout que la population française attend un sauveur (qui n'est évidemment pas Macron détesté en France et qui sert plus de repoussoir que de rassembleur). Ce sauveur a manqué aux gilets jaunes, mouvement éparpillé sans leader qui s'est éteint avec un pauvre chèque de 100 euros. Espérons que la prochaine Révolution qui ne manquera pas de naitre dans les prochains mois trouvera son Desmoulins, son Danton, son Robespierre. Que les têtes de nos ennemis tombent

  • Posté par Giefvan Agathe, lundi 19 septembre 2022, 22:18

    C'esr trés simpliste comme analyse historique, et encore plus quand il mélange oppositions politiques et mouvements sociaux. Après Thermidor, il n'y avait plus d'opposition comme dans nos régimes : tous les opposants au Directoire puis à Bonaparte se positionnaient hors du système, ils ne luttaient pas démocratiquement pour alterner au pouvoir, mais ils luttaient pour abolir le système (royalistes, Jacobins, ...). Cela a perduré jusqu'en 1873, et puis de nouveau en 1940-45, et puis en 1958-1969, et de nouveau maintenant. Tout ça laisse des traces dans une nation. Par contre, les réclamations syndicales et gilets jaunes ne sont pas destinées à renverser le régime, mais à obtenir ou maintenir des droits économiques à l'intérieur du système. Saine démocratie, si le pouvoir les écoutait et négociait, comme chez nous. Parler de "culture de la grévomanie" discrédite l'auteur, qui se montre partial et recourt au vocabulaire outrancier des poujadistes.

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