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Georges Gilkinet sur le fiasco de la gare de Mons: «La gestion du projet n’a pas été optimale»

La Cour des comptes a épinglé les travers du projet de la gare de Mons. Le ministre de la Mobilité et le groupe Ecolo-Groen de la Chambre, qui a demandé le rapport, réagissent.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Georges Gilkinet (Ecolo), le ministre fédéral de la Mobilité, attend de recevoir le rapport définitif avant de se prononcer officiellement. Mais il a accepté de commenter les éléments parus dans les médias. La réaction du ministre en résumé et sous réserve d’inventaire ? Plus jamais ça ! En termes plus politiques, cela donne ceci : « Ce projet n’a pas été géré de façon optimale. »

Le ministre précise que « faire la lumière sur ce dossier emblématique et sur le respect de la législation sur les marchés publics était une démarche essentielle. » Il ne peut dès lors que « renvoyer vers la responsabilité de celles et ceux qui étaient à la manoeuvre lors du lancement du projet en 2004 et durant les périodes de son exécution étudiées par la Cour des comptes. »

Mais Georges Gilkinet veut aussi « rendre impossibles de tels dérapages budgétaires. » Et cela devra s’inscrire dans les nouveaux contrats de gestion de la SNCB et d’Infrabel, qui doivent être finalisés pour la fin de l’année.

Le ministre veut « donner un cadre clair aux entreprises ferroviaires pour les dix prochaines années. » Et notamment en termes d’infrastructures : « Les nouveaux projets de gare devront être exemplaires. La priorité sera à l’avenir donnée à la standardisation des infrastructures d’accueil et à une accélération des aménagements favorisant l’accessibilité dans le meilleur rapport qualité-prix. »

Gilkinet veut que les prochains contrats pour ce type d’investissements prévoient un monitoring des coûts et un reporting régulier des réalisations.

Par la voix du député Nicolas Parent, le groupe Ecolo-Groen de la Chambre, à l’origine du rapport de la Cour des comptes, a réagi aux révélation du Soir publiées ce mercredi : « Ces informations mettent le doigt sur la démesure et la gestion désastreuse d’un projet qui s’est manifestement affranchi de nombreuses règles. Les choix budgétaires opérés pour soutenir le chantier montois ont pénalisé durant les années 2010 des choix d’investissements fondamentaux en matière de maintien de la qualité du réseau, de qualité de l’accueil et d’accessibilité. La gabegie apparaît comme totalement indécente. »

L’affaire du « caprice des dieux » (sic) n’en restera pas là. Alors que les négociations sont en cours sur les nouveaux contrats de gestion de la SNCB et d’Infrabel, Ecolo-Groen demande que le SPF Mobilité soit doté de nouvelles capacités pour assurer un contrôle serré des dépenses. Les verts comptent demander l’audition du CEO de la SNCB en commission parlementaire.

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29 Commentaires

  • Posté par dekoker philippe, vendredi 23 septembre 2022, 15:35

    Et c'est un expert en gestion pas optimale qui le dit

  • Posté par Vanloo , jeudi 22 septembre 2022, 18:47

    Chapeau Mr Gilkinet, c'est ce qui s'appelle ne pas se mouiller, comme fade on ne fait pas mieux. On manie la langue de bois et les euphémismes, quelle mollesse, prend ta retraite

  • Posté par Mauer Marc, jeudi 22 septembre 2022, 13:12

    Pas optimale … le mot est faible

  • Posté par Caver Jean, jeudi 22 septembre 2022, 10:58

    Faites tenir une baraque de vente de saucisses au PS, la faillite sera au bout de la route assez rapidement. Quant aux Ecolos, faites les donc gérer l'énergie dans un pays : on augmentera les fortunes que quelques vendeurs de gaz et on permettra à quelques pointures du Parti de ne plus s'inquiéter de leur avenir et de celui de leurs enfants.

  • Posté par Mahieu Claude, jeudi 22 septembre 2022, 9:10

    La gare de Mons , ça devait être la fierté de di rupo , ça sera sa honte !

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