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«Lakmé» à l’Opéra royal de Wallonie, un drame charmant

Etrange opéra que cette « Lakmé », œuvre type d’un exotisme de pacotille pour un sujet populaire au 19e  siècle : les amours impossibles d’un Occidental et d’une Asiatique, imprégnée de sa religion.

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A l’ORW, Davide Garattini Raimondi tente le pari de réconcilier les amours d’une élue brahmane et d’un officier anglais avec l’histoire d’un empire anglais appelé à vaciller. Ainsi le ballet du deuxième acte illustre fort bien le conflit latent entre indépendantistes et armée anglaise. Avant cela, il décore habilement la traditionnelle cérémonie des fleurs. En bord de scène, un Gandhi fait tourner la roue du temps tandis que s’affichent sur le rideau de scène ses très belles pensées, modèle des idées de tolérance et de non-violence. En fait, l’exact contraire de ce que nous compte l’histoire entre autoritarisme colonialiste des Anglais et révolte fanatique des Hindous autour de Nilakantha, le redoutable père de Lakmé. La juxtaposition des deux mondes fonctionne fort bien dans la fluorescence magique du premier acte et l’effervescence des scènes de marché du deuxième. Au troisième acte, le metteur en scène a la mauvaise idée de transformer la forêt protectrice en intérieur verdoyant de club anglais.

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