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Pourquoi l’Italie a connu vingt ans de stagnation

Au tournant du siècle, la Péninsule a décroché : l’économie fait du surplace et l’endettement public augmente. L’Italie serait ainsi le « mauvais élève » de l’Europe. Mais ce diagnostic est-il le bon ?

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 7 min

Si on vous dit « Italie », vous pensez : une dette publique de 150 % du PIB, conséquence d’un laxisme budgétaire impénitent causé par la sarabande des gouvernements (soixante-sept depuis la fin de la Seconde guerre mondiale !) ; et une économie entravée par les rigidités des marchés du travail et des biens et services et gangrenée par le travail au noir, la corruption et la mafia. En résumé : un pays incapable de se réformer et vivant depuis trop longtemps au-dessus de ses moyens. Et si cette image d’Epinal était profondément déformée ?

Laissons de côté (temporairement) le ratio de la dette publique pour privilégier un indicateur autrement plus important si l’on veut résumer d’un chiffre le malaise de la Péninsule : le PIB par tête, qui, en volume, est… au même niveau qu’au début du siècle.

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2 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, lundi 26 septembre 2022, 7:59

    On peut se demander à bon droit si l'Italie n'est pas une victime collatérale des mauvais choix effectués par l'Allemagne, principalement en ce qui concerne la politique de transition énergétique, la "Energiewende", dont la faillite est aujourd'hui avérée. L'Italie, sans doute faute de conviction, ne s'est en effet que peu engagée dans cette voie, ce qui aurait pu la préserver. Or, si elle n'a effectivement pas, comme l'Allemagne, gaspillé des milliards en poursuivant des chimères écologistes, elle n'a pas non plus pu profiter de la dynamique économique ainsi lancée, qu'il s'agisse ou non d'une impasse, faute de s'engager dans cette transition. Et elle n'en a pas profité non plus pour lancer un programma d'investissement dans le nucléaire, victime qu'elle est de sa puissante industrie gazière (ENI). En théorie, moins engagée que d'autres pays européens, comme la Belgique, dans l'impasse à la suite de l'Allemagne, l'économie italienne devrait pouvoir redresser la tête.

  • Posté par Warum Tùculo, lundi 26 septembre 2022, 5:41

    Très bonne analyse merci !

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