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Etats-Unis: criminalité, immigration, défense de la «liberté»… à 45 jours des législatives, les Républicains dévoilent leur programme

A l’approche des élections de mi-mandat, le parti républicain a révélé ce vendredi ses « engagements pour l’Amérique ».

Temps de lecture: 3 min

Réunis dans un entrepôt dans la banlieue de l’ancien bastion industriel de Pittsburgh, dans le nord-est du pays, les conservateurs ont dévoilé leur « Engagement pour l’Amérique », une série de mesures qu’ils prévoient d’appliquer s’ils venaient à s’emparer du Congrès. Mais également un moyen pour le parti de se définir autrement que dans son opposition aux politiques du président démocrate Joe Biden.

« Nous avons passé la dernière année et demie - l’ensemble des Républicains de ce groupe - à parcourir le pays pour écouter vos problèmes, combattre ce que les démocrates ont fait », a déclaré Kevin McCarthy, qui espère devenir le prochain président de la Chambre des représentants, à l’issue des élections de mi-mandat de novembre.

Le choix de ce lieu ne doit rien au hasard : la Pennsylvanie, Etat connu autant pour ses grands centres urbains que pour ses industries en déclin, détient probablement la clé des élections législatives.

Omission du dérèglement climatique

Les Républicains ont d’abord passé de longues minutes à éreinter le bilan de Joe Biden et d’un Congrès aux mains des démocrates sur l’inflation, le principal angle d’attaque des conservateurs depuis des mois.

« En parcourant le pays, des salles à manger des gens aux usines, nous avons entendu le même problème », a assuré le leader républicain Kevin McCarthy. « Comment puis-je me payer mon plein d’essence ? Ma nourriture, mon lait ? », a-t-il énuméré.

Les conservateurs ont aussi promis une « énergie fabriquée aux Etats-Unis », sans faire la moindre mention du dérèglement climatique. La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a dénoncé ce programme comme étant « une nouvelle preuve de l’engagement inconditionnel des Républicains de la Chambre dans le trumpisme ».

Immigration et opiacés

L’événement de vendredi a souvent pris l’allure d’une sorte de discussion informelle avec des membres du public, tous vivement critiques des près de deux années au pouvoir de Joe Biden.

Devant cette assemblée, les Républicains se sont aussi longuement attardés sur l’immigration, un sujet explosif aux Etats-Unis, qui l’est encore davantage à quelques semaines des élections. L’opposition accuse les démocrates d’avoir transformé la frontière avec le Mexique en passoire. Sur ce sujet, le « Grand Old Party » a donné la parole à un shérif local, James Custer, énumérant le nombre d’overdoses au fentanyl dans son comté. « Ces overdoses sont directement liées au fait que notre frontière au sud soit ouverte », a-t-il dénoncé, ces opiacés provenant très souvent du Mexique.

Des offensives contre les sportifs transgenres

Les Républicains ont aussi promis à l’Amérique un « avenir fondé sur la liberté », se concentrant surtout sur les écoles du pays, théâtres ces dernières années de débats enflammés sur le confinement, le port du masque, la vaccination anti-Covid ou l’enseignement du racisme.

L’assemblée a alors entendu le témoignage d’une mère, extrêmement frustrée que ses enfants n’aient pas pu participer « aux fêtes de fin d’année, aux banquets sportifs » durant la pandémie. « Les parents ont leur mot à dire dans l’éducation de leurs enfants », a plaidé Kevin McCarthy. Les conservateurs prévoient aussi de poursuivre leur offensive contre les sportifs transgenres en s’assurant que « seules les femmes puissent participer à des compétitions sportives féminines ».

Une façon de mobiliser leur électorat sur un nouveau sujet de société, après des années de lutte contre l’avortement. Depuis la décision de la Cour suprême qui a dynamité en juin le droit constitutionnel à avorter aux Etats-Unis, les conservateurs se montrent bien plus discrets sur cette question, conscients que des positions trop extrêmes pourraient leur coûter cher dans les urnes.

 

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1 Commentaire

  • Posté par Luypaert Maxime, vendredi 23 septembre 2022, 18:42

    En somme , rien de scandaleux dans ce programme qui devrait normalement être appliqué en Belgique. Mais qui ferait évidemment glapir notre gauche , une des plus bêtes et plus corrompues de l'UE.

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