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Au cachot six heures avant le départ: la nuit cauchemardesque de Mathieu van der Poel avant les Mondiaux

Le coureur néerlandais a été arrêté suite à une « petite dispute » avec deux adolescentes, selon ses dires.

Temps de lecture: 3 min

Il rêvait d’arc-en-ciel en Australie, il n’en a même pas vu une seule couleur. Pour cause, Mathieu van der Poel a passé une grosse partie de sa nuit de samedi à dimanche en cellule. L’histoire est assez obscure et le Néerlandais est d’ailleurs contraint de rester sur le territoire australien jusqu’à ce mardi puisqu’il va comparaître devant le tribunal de Sutherland pour « agression ».

Arrêté par la police dans son hôtel samedi en pleine nuit et libéré à 4 heures du matin, l’un des grands favoris du Mondial n’a finalement roulé que trente bornes. Vidé, il a stoppé, « détruit mentalement » selon son entourage. En cause, un incident qui s’est produit dans l’établissement où le coureur logeait, dans la banlieue de Sydney, à un autre étage que le reste de la délégation batave. « Vers 22h40 samedi, un homme a été impliqué dans une altercation verbale avec deux adolescentes de 13 et 14 ans dans un hôtel de Brighton-Le-Sands. Selon les faits présumés, il aurait poussé les deux adolescentes, l’une tombant au sol et l’autre étant projetée contre un mur, lui causant une petite égratignure au coude », a indiqué la police dans un communiqué, sans préciser l’identité de l’homme en question, remis en liberté sous caution.

Tapage à l’hôtel

La cause de la dispute serait liée au bruit. « J’ai voulu me coucher tôt mais il y avait plein d’enfants dans le couloir de l’hôtel qui n’ont pas arrêté de frapper à ma porte. Au bout d’un moment, j’en avais marre. Je leur ai dit, de manière pas très sympathique, d’arrêter. C’est alors que la police a été appelée et m’a emmené », a expliqué Mathieu van der Poel sur la ligne de départ, confessant tout de même une « petite dispute ».

Revenu dans sa chambre « à quatre heures du matin », le double vainqueur du Ronde n’a « pas fermé l’œil de la nuit ». Pas l’idéal, évidemment, pour la fatigue comme pour l’influx. « C’est même un désastre mais je ne peux rien y faire… », posait-il encore avant de s’élancer.

Van Baarle « pas au courant »

Même pas une heure plus tard, il bâchait sans dire un mot. Certains de ses coéquipiers dans la sélection néerlandaise n’étaient même pas au courant de la mésaventure. « Je ne savais rien du tout avant le départ. C’est seulement après la course que j’ai appris », explique par exemple Dylan van Baarle, le vainqueur de Paris-Roubaix. « Mathieu ne dormait pas avec les autres coureurs néerlandais, il était cinq étages plus haut, avec sa petite amie. Chez nous, il ne s’est rien passé dans le couloir. J’ai merveilleusement bien dormi… » Bauke Mollema, lui, a bien compris qu’il y avait un problème, sans en maîtriser tous les détails. « Quelques minutes avant le départ, Mathieu m’a brièvement expliqué. Une histoire tellement bizarre que je pensais à une blague. C’est vraiment dommage pour lui… »

 

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