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Préavis de grève à la SNCB: le 5 octobre plutôt que le 18

Pour mieux coller aux discussions budgétaires du gouvernement, le front commun syndical du rail avance son mouvement de grogne : le préavis de grève tombera en pleines négociations fédérales.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Ce sera le 5 octobre et non le 18 comme initialement prévu. Le front commun syndical (SLFP, CGSP, CSC Transcom) a revu sa stratégie et modifié la date du préavis de grève déposée la semaine dernière. L’objectif étant de peser sur les négociations fédérales sur le conclave budgétaire qu’ils croyaient savoir débuter vers la 15 octobre. Or, à cette date, la Belgique devra déjà avoir déposé son plan de budget devant les autorités européennes, les discussions, négociations, choix et autres renoncements auront déjà eu lieu.

On peut, facilement, moquer ce retard qui s’ajoute à une réputation dont la SNCB a du mal à se séparer. Peut importe pour les syndicats, le réalisme veut qu’ils adaptent leur mouvement de pression à l’agenda réel du gouvernement. Le mercredi 5 octobre, plutôt que le mardi 18 octobre, pour que la grogne apparaisse bien en plein milieu des négociations budgétaires. Car, jusqu’à présent, le gouvernement et son ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, affichent de belles ambitions pour le rail, élément essentiel de la dé-carbonisation du transport, mais il faut que les budgets le permettent. Des budgets, justement, qui seront en discussion dans le conclave budgétaire qui doit déjà débuter le week-end prochain.

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Les syndicats en front commun (ce n’était plus arrivé depuis des années) revendiquent donc un plan d’investissement qui garantisse les objectifs annoncés (doubler la part du rail dans le transport des personnes et des marchandises) mais aussi le personnel nécessaire pour le réaliser. En chiffres : passer de 3.800 trains par jour de semaine actuellement à 4.220 en 2032. Le point de départ étant que, cette année, par manque de personnel, le nombre de trains qui doivent être supprimés a explosé. Augmenter les trains sans augmenter le personnel leur paraît assez logiquement impossible. Un personnel dont on discute sans succès le renouvellement d’un accord social, au sein du Groupe SNCB, depuis 2019.

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Pour les navetteurs, le changement de date ne ravira que ceux qui sont en 4/5e le mercredi plutôt que le mardi. Maigre consolation devant le potentiel d’embarras. Mais au moins, le préavis permet de s’y préparer.

Enfin, on précisera que le front commun a déposé un préavis pour le 5 mais n’indique nulle part que celui du 18 est annulé.

 

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3 Commentaires

  • Posté par BEKE Eric, lundi 26 septembre 2022, 12:46

    (Pour une fois) les syndicats ont raison: le politique promet, mais quand il s'agit de mettre les moyens pour tenir... Et il n'y a pas que les chemins de fer; la Défense, la Justice, la Police sont à l'os.

  • Posté par Rabozee Michel, lundi 26 septembre 2022, 11:13

    Génial... Les vendredis: les actions du PTB, les mercredis, les actions d'un des transports en commun (au choix, la Stib, les TEC, le rail. Allez, il y a moyen de trouver quelque chose pour les lundis, les mardis, les jeudis.

  • Posté par massacry olivier, lundi 26 septembre 2022, 19:10

    Une < bike parade> vous tenterait-elle ?:)

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