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Panneaux, vélos, chaussées: ce qui change sur la route le 1er octobre

De nouvelles règles entreront en vigueur dès le 1er octobre sur la route. Nouvelles catégories de vélo, chaussées à voie centrale, nouveau panneau… Plusieurs changements sont attendus.

Temps de lecture: 4 min

Un nouveau panneau va faire son apparition a annoncé Georges Gilkinet, ministre fédéral de la Mobilité. Il offrira « plus de flexibilité dans l’organisation du stationnement. Il sera notamment utile aux abords des écoles », expliquait l’écologiste dans les colonnes de Sudinfo.

Concrètement, ce panneau indiquera que seuls les vélos pourront se stationner dans cette zone entre 7h30 et 18h, et les automobilistes pourront l’occuper en soirée et la nuit. « Il y a d’autres possibilités. On offre de la flexibilité aux gestionnaires de voiries », a précisé le ministre. Les automobilistes qui se stationneraient dans cette zone hors de la plage horaire devront s’acquitter d’une amende de 58 euros (infraction du 1er degré).

Les speeds pedelecs (des vélos électriques pouvant atteindre les 45 km/h) pourront circuler sur les trottoirs partagés le long des routes limitées à 50 km/h. Ils étaient déjà autorisés sur les RAVeLs et les chemins de halage équipés d’un panneau « cyclo P ». Par ailleurs, ils devront emprunter la piste sur les routes à plus de 50 km/h. L’idée est de se rapprocher de la législation des vélos traditionnels.

Deux nouvelles catégories de vélos

Toujours concernant les vélos, deux nouvelles catégories vont faire leur entrée dans le code de la route : le « vélomobile », un vélo muni d’un carénage et le « vélo couché ». « On prévoit que sur les routes à max 50 km/h, ils peuvent choisir de rouler sur la chaussée même lorsqu’il y a une piste cyclable. Le but c’est d’être mieux visible car ce sont des vélos très bas. Les automobilistes ont parfois du mal à détecter et cela peut surprendre aux carrefours », explique le ministre écologiste.

Les vélos pourront également arborer une signalisation latérale jaune ou orange. Elle était jusqu’ici interdite, à part les feux réglementaires avant et arrière.

Fin de l’interdiction du « cruise control »

Le panneau interdisant le « cruise control » (régulateur de vitesse) est abrogé dès le 1er octobre. Introduit il y a une quinzaine d’années, il est aujourd’hui contre-productif car les régulateurs sont plus intelligents et détectent mieux le trafic.

Les véhicules électriques garés sur une place munie d’une borne de recharge publique seront obligés d’être connectés à la borne afin de favoriser les rotations. Une amende de 58 euros devra être payée en cas d’infraction.

Pour réduire les accidents aux passages à niveau, un marquage en damier sera introduit. « Les véhicules ne pourront pas s’y engager s’ils risquent d’être bloqués par la circulation », prévient le ministre écologiste.

Chaussées à voie centrale

À partir du 1er octobre, les autorités auront la possibilité de créer des chaussées à voie centrale. Un arrêté royal à cet effet signé le 30 juillet dernier par le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet entrera en vigueur le 1er octobre.

Dès lors qu’une chaussée n’est pas assez large pour y aménager une piste cyclable dans chaque sens et que l’aménagement s’y prête, la chaussée à voie centrale réservera une bande unique pour les véhicules motorisés en voie centrale. De part et d’autre, un espace sécurisé sera réservé aux cyclistes.

Sur une chaussée dite « à voie centrale », les automobilistes doivent circuler sur la partie centrale, à une vitesse adaptée. Ils peuvent déborder sur la bande latérale pour croiser ou dépasser, mais sans mettre les piétons et cyclistes qui y circulent en danger. Ce dispositif existe déjà à l’étranger, notamment aux Pays-Bas.

« La chaussée à voie centrale permettra de consacrer une place plus importante aux cyclistes lorsque le contexte s’y prête. Il y a encore trop de victimes d’accident de la route parmi elles et eux. Il est essentiel pour moi d’agir pour améliorer leur sécurité sur la route en leur offrant un espace suffisant et réservé », commente le ministre dans une réaction envoyée à Belga.

« Des tests pilotes avaient déjà été réalisés dans certaines communes (comme a Walhain) mais pour aller plus loin, il fallait une modification du Code de la route », ajoute le ministre wallon de la Mobilité Philippe Henry. « Les études en France montrent qu’il y a un réel effet de diminution des vitesses et une sécurisation plus importante des cyclistes lors des dépassements.

 

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