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Mobilisation, centrale nucléaire, victimes… tout comprendre sur la situation à l’est de l’Ukraine (carte)

Les combats continuent dans l’est de l’Ukraine, notamment dans les régions de Longansk et Donetsk. Le point avec en carte et en infographie.

Temps de lecture: 3 min

Alors que la Russie a commencé la mobilisation des réservistes pour aller combattre, les affrontements se poursuivent dans l’est de l’Ukraine, notamment dans les régions de Longansk et Donetsk.

Les régions de de Longansk et Donetsk sont des zones particulièrement sensibles depuis l’annonce des territoires séparatistes prorusses et de la Russie d’organiser des référendums afin d’intégrer la Russie. Moscou a commencé à faire voter dans le cadre de ses « référendums » d’annexion de régions ukrainiennes que les troupes russes contrôlent entièrement ou en partie. Les votes, qui ont débuté vendredi et doivent s’achever le 27 septembre dans les régions séparatistes de Donetsk et Lougansk, et dans des zones sous occupation russe dans les régions de Kherson et Zaporijia.

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Demande de protection autour de la centrale de Zaporijia

La fin des référendums qui doit avoir lieu demain inquiète notamment l’AIEA, préoccupé par le sort de la centrale nucléaire de Zaporijia. Le directeur général de l’AIEA s’est dit prêt à se rendre en Ukraine cette semaine pour « poursuivre les consultations » visant à mettre en place une zone de protection autour de la centrale nucléaire ukrainienne. « Cette guerre doit cesser. Mais avant cela, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter un accident nucléaire qui ajouterait une tragédie à la souffrance », a déclaré Rafael Grossi à l’ouverture de la conférence générale annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne.

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La centrale de Zaporijia, la plus grande d’Europe, est occupée par les troupes russes depuis le 4 mars, peu après l’invasion de l’Ukraine, et a été visée à de nombreuses reprises par des bombardements ces derniers mois. « C’est difficile à croire mais vrai », a souligné le chef de l’AIEA, qui s’y est rendu début septembre et dispose de deux experts sur place. « S’il arrive quelque chose, nous ne pourrons pas blâmer une catastrophe nucléaire mais notre propre inaction ». Rafael Grossi prône la mise en place d’une zone de sécurité autour du site, avec un engagement des deux parties à « ne pas attaquer ou bombarder la centrale ».

447 corps découverts

La situation évolue également dans la ville d’Izioum, situé au nord-est de l’Ukraine. Cette ville a été libérée de l’occupation russe le 11 septembre dernier et plus de 440 tombes et une fosse commune de victimes de la guerre russo-ukrainienne avaient été retrouvées. L’Ukraine a annoncé avoir exhumé 447 corps d’un site d’enterrement de masse à Izioum, dont 30 avec des « signes de torture » tels que des mains liées, des membres cassés ou des « organes génitaux amputés ».

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Une commission d’enquête de l’ONU a reconnu que des « crimes de guerre ont été commis en Ukraine », évoquant notamment des bombardements russes sur des zones civiles, des exécutions, des actes de torture, des mauvais traitements ainsi que des violences sexuelles.

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