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Après des inondations «catastrophiques» en Floride, l’ouragan Ian s’affaiblit et passe en catégorie 1 (photos)

L’ouragan Ian au-dessus de l’État américain de Floride atteint désormais des vitesses de vent allant jusqu’à 150 kilomètres par heure.

Temps de lecture: 3 min

Selon le Centre national des ouragans américain (NHC) mercredi soir, heure locale, Ian s’est affaibli en catégorie 1. L’ouragan avait touché terre en tant que catégorie 4 – sur les 5 que comporte l’échelle de Saffir-Simpson – sur la côte ouest de la Floride.

Cependant, l’État est encore durement touché. Selon les experts, l’ouragan est situé à environ 110 kilomètres au sud d’Orlando.

Le gouverneur Ron DeSantis a déclaré lors d’une conférence de presse mercredi soir que Ian est susceptible de causer des dégâts dans tout l’État et qu’il fait partie des pires ouragans à avoir jamais frappé la Floride. « C’est un gros dossier et je pense que nous savons tous qu’il y aura de gros, gros impacts », a dit M. DeSantis. Plus tard dans la soirée, le gouverneur a déclaré à Fox News que « c’est la plus grave inondation que le sud-ouest de l’État ait jamais connue ».

Le puissant ouragan Ian balayait mercredi la Floride, ses vents violents et ses pluies torrentielles ayant déjà causé des inondations « catastrophiques » et des coupures de courant généralisées.

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Deux millions de foyers sans électricité

Charriant des vents jusqu’à 185 km/h, Ian a touché terre le long de la côte de Cayo Costa, dans le sud-ouest de l’Etat, à 15h05 locales, d’après le Centre national des ouragans américain (NHC). L’ouragan causait des inondations « catastrophiques », a précisé le centre.

Près de 2 millions de foyers étaient privés d’électricité mercredi soir en Floride, principalement autour de la trajectoire de l’ouragan, selon le site spécialisé PowerOutage. Plusieurs comtés situés près de l’endroit où Ian a touché terre étaient presque entièrement sans courant, d’après le site.

La ville de Punta Gorda a ainsi été plongée dans l’obscurité. Dans la nuit, seuls quelques bâtiments équipés de générateurs restaient illuminés, les seuls bruits alentour étant le rugissement du vent et la pluie battante. A Naples, dans le sud-ouest de la Floride, des images de la chaîne MSNBC montraient des rues complètement inondées et les voitures flottant au gré du courant. La crue a pu parfois dépasser 3 mètres, a annoncé mercredi soir le gouverneur de l’Etat, Ron DeSantis.

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Une intensité possiblement liée au changement climatique

L’ouragan Ian avait auparavant frappé Cuba mardi, tuant deux personnes et plongeant l’île dans le noir. Avec le réchauffement de la surface des océans, la fréquence des ouragans les plus intenses, avec des vents plus violents et des précipitations plus importantes, augmente, mais pas le nombre total d’ouragans.

Selon Gary Lackmann, professeur de sciences atmosphériques à l’université d’Etat de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, plusieurs études ont démontré un « lien possible » entre le changement climatique et un phénomène connu sous le nom « d’intensification rapide » – quand une tempête tropicale relativement faible se renforce en ouragan de catégorie 3 ou plus en l’espace de 24 heures, comme ce fut le cas avec Ian. « Un consensus demeure qu’il y aura à l’avenir moins de tempêtes, mais que les plus importantes seront plus intenses », a déclaré le scientifique à l’AFP.

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