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La Russie va entériner l’annexion des territoires ukrainiens ce vendredi

Les dirigeants des quatre régions séparatistes contrôlées par la Russie en Ukraine étaient jeudi à Moscou pour finaliser l’annexion de ces territoires après des scrutins qualifiés de « simulacres » par Kiev et les Occidentaux.

Temps de lecture: 2 min

La Russie va entériner vendredi l’annexion de territoires qu’elle contrôle en Ukraine lors d’une cérémonie au Kremlin où Vladimir Poutine prononcera un discours, a annoncé jeudi la présidence russe.

« Une cérémonie de signature d’accords sur l’entrée des nouveaux territoires dans la Fédération de Russie se tiendra demain à 15H00 (12H00 GMT) au Kremlin », a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « Vladimir Poutine prononcera un discours volumineux lors de cet événement », a-t-il ajouté.

« Le président Vladimir Poutine prononcera un discours volumineux lors de cet événement », a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient après l’organisation de « référendums » d’annexion dans quatre régions d’Ukraine contrôlées en partie par Moscou : Donetsk et Lougansk dans l’est, Kherson et Zaporijjia dans le sud.

« Simulacres »

Ces scrutins sont qualifiés de « simulacres » par Kiev et les Occidentaux, qui ont déjà dit qu’ils ne reconnaîtraient pas l’annexion de ces territoires.

La Russie a déjà annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée (sud), ce qui n’est pas reconnu par la communauté internationale.

L’annexion annoncée des territoires ukrainiens marque une escalade dans l’offensive de la Russie en Ukraine.

Plusieurs responsables et commentateurs russes ont en effet affirmé qu’une fois ces territoires annexés et considérés par Moscou comme faisant partie de son territoire, la Russie pourrait utiliser l’arme nucléaire pour les « défendre ».

M. Poutine a déclaré la semaine dernière que la Russie était prête à utiliser « tous les moyens » de son arsenal pour « défendre » son territoire. « Ce n’est pas du bluff », a-t-il affirmé.

À lire aussi La Russie menace d’annexer le sud-est de l’Ukraine

 

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19 Commentaires

  • Posté par José Dehove, jeudi 29 septembre 2022, 18:20

    correction : pas 1994 mais 1991...)

  • Posté par José Dehove, jeudi 29 septembre 2022, 18:19

    La Crimée est évoquiée dans une réponse... Les accords de Minsk n'évoquaient pas la Crimée car à Minsk il s'agissait d'un accord entre Ukraine et insurgés pro-russes., avec garantie de trois nations. + + + La Crimée a toujours été opposée à son annexion à l'Ukraine, excepté une seule fois (accord conditionnel de1992) et sous condition d'un statut de totale autonomie. Briser cette autonomie et, de jure, l'accord antérieur devenait sans effet, la Crimée reprenant son indépendance.. C'est l'erreur commise par Kiev dans le dossier 'Crimée' , soit la situation créée par un référendum en 1994. 1.441.019 votes sur 1.770.841 inscrits...). Un autre référendum organisé par l'Ukraine sur son indépendance a vu le nombre d'inscrits en Crimée fondre au soleil : vote biaisé...

  • Posté par José Dehove, jeudi 29 septembre 2022, 15:37

    Territoires habités pour deux d'entre eux par une nette majorité absolue russophone; pour le troisième, à parité; pour le quatrième par une minorité importante russophone,. Une solution acceptable et honorabletolérante était contenue dans les protocole et convention de MINSK : les quatre oblasts seraient restés ukrainiens . + + + Le parlement ukrainien a eu 8 ans pour rédiger une législation conforme...

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 29 septembre 2022, 16:44

    Minsk était une reconnaissance de facto de l'annexion de la Crimée par la Russie, et une porte ouverte à l'annexion des 2 républiques auto-proclamées de Donesk et Luhansk, ce qui était innacceptable pour l'Ukraine. Et la Russie s'y opposait aussi parce qu'elle voulait un changement de gouvernance à Kiev qui lui soit plus favorable, pour ne pas dire vassale. La crise de la Covid a tué le processus. Cela dit, l'Ukraine est un grand pays de 45 millions d'habitants avec plusieurs minorités linguistiques. Une solution aurait été d'en faire un pays fédéral sur le modèle allemand ou... belge! Avec certaines régions monolingues et d'autres bilingues voir plus. Ça n'est pas idéal, mais c'est toujours préférable à une guerre. Je pense qu'une fois que Poutine sera sorti de l'équation (rien n'est raisonnablement possible tant qu'il est au Kremlin) et remplacé par quelqu'un avec qui on peut parler, c'est ce qui devrait être proposé. La Crimée reste russe et l'Ukraine devient un état fédéral, avec des régions fédérées disposant d'une certaine autonomie. Mais bon, on est pas là. On s'en éloigne même.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, jeudi 29 septembre 2022, 16:08

    Donc, cela justifie une invasion, M. Dehove? D'accord, d'accord...

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