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Felice Mazzù avant le choc entre Anderlecht et le SC Charleroi: «Suis-je fait pour un grand club? Ce n’est plus mon problème»

Le coach d’Anderlecht s’apprête à retrouver le Sporting Charleroi, qu’il a entraîné entre 2013 et 2019, ce dimanche.

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Quinze jours après le succès capital contre Courtrai, Anderlecht doit déjà confirmer, dimanche, contre Charleroi. Un match particulier pour Felice Mazzù, qui sait que les prochaines semaines seront décisives.

La trêve internationale a fait énormément de bien à Anderlecht. Aux joueurs, mais aussi à Felice Mazzù, qui a pu envisager l’avenir plus sereinement après la victoire contre Courtrai. Mais la pression est déjà de retour, avec un programme particulièrement chargé pour les Mauves qui, au rythme d’un match tous les trois jours jusqu’à la mi-novembre, accueilleront cette semaine Charleroi (dimanche) et West Ham (jeudi) avant de se déplacer à Malines dans huit jours… à quelques d’heures d’aller au stade de Londres retrouver les Hammers. Tout cela avant de recevoir Bruges et de se rendre à Sclessin. Excusez du peu ! Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour le Sporting bruxellois.

Le Sporting carolo, lui, rappelle forcément de très bons souvenirs à Mazzù, qui vivra un match très particulier dimanche (13h30). « Si le rendez-vous de ce week-end est important, c’est surtout parce que nous avons besoin de points, a prévenu l’entraîneur anderlechtois. Mais il est vrai que Charleroi est le club qui m’a permis de naître dans le monde professionnel. J’ai énormément de respect pour tout le monde au Mambour. »

Le coach de l’année serait-il devenu un autre homme, depuis qu’il l’a quitté en 2019 ?

« J’ai évolué au niveau de la maturité et surtout par rapport à ce qu’on pense et ce qu’on dit de moi, estime l’intéressé. Je me suis davantage axé sur ma personne, en donnant toujours tout pour le club qui m’emploie, en l’occurrence Anderlecht. Tout ce qui se raconte autour de moi ne me touche plus. Je relativise beaucoup et je gagne ainsi énormément en confiance et en sécurité. Ai-je plus de légitimité dans le milieu que lorsque je coachais Charleroi ? Ce serait prétentieux de l’affirmer. Ai-je grandi tactiquement ces dernières années ? Après un 13 sur 27 en championnat, l’affirmer serait manquer d’humilité. Je reste en tout cas fidèle à mes idées et à ma philosophie, ce que je n’ai pas toujours fait par le passé. Je fais de mon mieux pour rester proche de mes joueurs et pour les protéger. Savoir si je suis fait ou non pour entraîner un grand club n’est plus mon problème aujourd’hui. »

Felice Mazzù, qui a apprécié les prestations de Zeno Debast avec les Diables rouges en dépit des critiques dont il a fait l’objet – « Martinez décidera mais je le vois au Qatar » –, est également heureux d’avoir retrouvé un Amadou Diawara ayant pu engranger 143 minutes de jeu avec la Guinée la semaine passée et visiblement libéré de ses soucis physiques. « D’autres, comme Esposito avec les U21 de l’Italie, ont aussi pris de la confiance ». Cette confiance se traduira-t-elle par une saine agressivité que le coach des Bruxellois appelle de ses vœux depuis trois mois ?

« Nous parlons beaucoup avec les joueurs de l’importance de cette agressivité et de l’intensité, souligne Mazzù. Je comprends parfaitement que les supporters attendent un changement à ce sujet. Ce vendredi à l’entraînement, j’ai d’ailleurs volontairement oublié de siffler plusieurs fautes. Et cela a eu l’effet escompté. »

Rendez-vous dimanche, pour constater si les Anderlechtois se sont musclés ces quinze derniers jours.

 

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