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Indonésie: au moins 174 morts après un mouvement de foule dans un stade

De nombreuses victimes ont été piétinées mortellement. Le président indonésien a ordonné « une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité ».

Temps de lecture: 4 min

L’Indonésie s’est réveillée dimanche endeuillée par l’une des pires tragédies jamais survenues dans un stade. Au moins 174 personnes sont mortes dans un mouvement de foule quand des milliers de fans ont envahi un terrain de football et ont été aspergés de gaz lacrymogène.

Le drame, qui s’est déroulé samedi soir dans la ville de Malang, à l’est de l’île de Java, a aussi fait plus d’une centaine de blessés dans cet archipel d’Asie du Sud-Est où les rivalités entre supporters virent souvent à la catastrophe. Le directeur d’un hôpital a indiqué sur une chaîne de télévision locale qu’une des victimes n’avait que cinq ans.

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Des supporters de l’équipe du Arema FC ont pénétré sur le terrain du stade Kanjuruhan, dans la ville de Malang, après la défaite de leur équipe 3 à 2 contre celle de Persebaya Surabaya. C’était la première fois en plus de vingt ans que l’Arema FC perdait face à sa grande rivale.

La police, qui a qualifié cet incident d’« émeutes », a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a tiré des gaz lacrymogènes après la mort de deux policiers. De nombreuses victimes ont été piétinées mortellement. Des survivants ont décrit des spectateurs pris de panique, bloqués par la foule, quand la police a lancé des gaz lacrymogènes.

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Des images capturées à l’intérieur du stade montrent une énorme quantité de gaz lacrymogène et des personnes s’agrippant aux barrières, tentant de s’échapper. D’autres portaient des spectateurs blessés, se frayant un chemin à travers le chaos.

« Des policiers ont projeté du gaz lacrymogène, et les gens se sont aussitôt précipités pour sortir en se poussant les uns les autres et ça a provoqué beaucoup de victimes », a indiqué à l’AFP Doni, un spectateur de 43 ans, qui n’a pas voulu donner son nom de famille. « Il n’y avait rien, pas d’émeutes. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ils ont soudainement envoyé du gaz lacrymogène », a-t-il déclaré. « Ce qui m’a choqué c’est qu’ils ont pas pensé aux femmes et aux enfants ? »

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Interrogé par l’AFP, Sam Gilang, un survivant, qui a perdu trois amis, écrasés par la foule, a évoqué un incident « terrifiant, absolument choquant ». « Les gens se poussaient (…) et beaucoup ont été piétinés en allant vers la sortie. Mes yeux brûlaient à cause des gaz lacrymogènes. Heureusement, j’ai réussi à grimper sur une clôture et j’ai survécu ».

Le président indonésien Joko Widodo a ordonné dimanche « une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité », après cet incident. Il a demandé à l’Association nationale du football de suspendre tous les matchs jusqu’à des « améliorations de la sécurité ». « Je regrette profondément cette tragédie et espère que cette tragédie liée au football sera la dernière dans notre pas », a-t-il déclaré dans un discours télévisé.

Le stade contenait 42.000 personnes et était au complet selon les autorités. Quelque 3.000 d’entre eux ont envahi le terrain en signe de colère après le match.

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Un spectacle désolant devant le stade témoignait dimanche matin des agitations de la veille : des véhicules calcinés, dont un camion de police, jonchaient les rues. La police a fait état de 13 véhicules brûlés. Le gouvernement indonésien a présenté ses excuses pour cet incident.

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La violence des supporters, un problème national

« Nous sommes désolés pour cet incident (…) C’est un incident regrettable qui ‘blesse’ notre football à un moment où les supporters peuvent assister à un match dans un stade » après une longue interruption pendant la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre indonésien des Sports et de la Jeunesse Zainudin Amali à la chaîne Kompas.

Mea culpa aussi du côté de l’Association de Football d’Indonésie (PSSI), qui a suspendu tous les matchs prévus cette semaine. « Nous sommes désolés et nous présentons nos excuses aux familles des victimes et à toutes les parties pour cet incident », a dit le président de PSSI, Mochamad Iriawan.

La violence des supporters est un problème en Indonésie, où les rivalités de longue date se sont transformées en affrontements mortels. Certains matchs -le plus important étant derby entre Persija Jakarta et Persib Bandung- sont si tendus que les joueurs des équipes de haut niveau doivent s’y rendre sous haute protection. Les fans de Perse baya Surabaya n’avaient pas été autorités à acheter des billets pour le match, de crainte d’incidents.

 

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5 Commentaires

  • Posté par Giefvan Agathe, dimanche 2 octobre 2022, 19:33

    Darwin. Fanatique de foot = QI moindre qu'un chimpanzé = élimination sélective. On ne peut pas les buter, ce n'est pas politiquement correct, alors on organise des matches pour qu'ils s'entretuent. C'est bien.

  • Posté par Warum Tùculo, dimanche 2 octobre 2022, 12:05

    Le football ça pue

  • Posté par Esquenet Alexandre, dimanche 2 octobre 2022, 11:24

    3 de QI les supporters apparemment.

  • Posté par Usual Suspect, dimanche 2 octobre 2022, 9:10

    L'imbécilité humaine est sans limite. Quand les humains ne s'entretuent pas pour une croix, un voile ou quelques dollars, c'est pour un ballon. Mais dans quel monde on vit.

  • Posté par Usual Suspect, dimanche 2 octobre 2022, 9:11

    Vas-y Poupou, appuies sur le bouton rouge, que l'on en finisse une bonne fois pour toute avec cette putain de sale race humaine.

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