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Crise énergétique: de nombreux points à régler avant d’aller chercher les surprofits

Rétroactivité, champ d’application, hauteur des prélèvements, double imposition… Les partenaires gouvernementaux sont d’accord sur le principe, mais il y a encore de la marge pour la négociation.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 6 min

Pour capter les surprofits des énergéticiens, Tinne Van der Straeten a donc déposé sur la table du conclave budgétaire une proposition plus restrictive que le niveau suggéré vendredi au niveau européen, proposant de prélever davantage et pendant plus longtemps. La ministre veut récupérer 100 % des revenus réalisés par les énergéticiens qui produisent de l’électricité à bas coûts (solaire, éolien, nucléaire, biomasse, etc.) au-dessus d’un plafond fixé à 130 euros/MWh. Pour rappel, ces producteurs dits « inframarginaux » bénéficient d’un profit inattendu dans la mesure où le prix de l’électricité est calculé dans la majorité des cas sur les coûts de production des centrales au gaz – qui ont explosé avec l’envolée des cours –, alors que leurs propres coûts n’ont que peu varié.

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9 Commentaires

  • Posté par Rocks Laurent, lundi 3 octobre 2022, 23:49

    C'est un peu comme si on avait payé une nouvelle taxe via la facturation de notre fournisseur d'énergie.

  • Posté par Fontesse Philippe, lundi 3 octobre 2022, 22:00

    La ministre se moque de nous, l'argent compenserait les pertes de l'état dû aux réductions de TVA, prime données et à venir. Quand on regarde, admettons par exemple que le prix initial était de 50 € avec une TVA à 21 %, si le prix fait plus que triplé mais avec une TVA à 6 %, les rentrées sont toujours les mêmes voire supérieures si plus que triplé. Le temps de décider, de mettre en œuvre, cela donne d'énormes bénéfices pour l'état sur notre compte. Pour les sociétés, depuis plusieurs années, ils se font des bénéfices énormes car facturer vis à vis du gaz hors pour l'électricité est produite en minorité par celui-ci surtout avec l'été que nous avons eu et la production photovoltaïque de privé et de champ, de plus, cela fait plusieurs années que nous payons pour des solutions de remplacement, le démantèlement des centrales nucléaires. De plus, pour les nouvelles taxes qu'ils doivent payer, en faisant semblant de rien, elle nous est facturée aussi, si l'état fait bien payer les surprofit, il doit aussi veiller à ce ne nous soit pas facturé au final.

  • Posté par Lousberg Claude, lundi 3 octobre 2022, 21:23

    Les profits qui ont été payés et qui ne sont pas légitimes doivent bien évidemment être rendus à ceux qui les ont payés. Le contraire ne serait pas très honnête ! Est légitime le prix coûtant + une marge bénéficiaire normale.

  • Posté par Chalet Alain, lundi 3 octobre 2022, 21:09

    Taxer les prétendûment "sur"profits est une ces erreurs qui sont globalement néfastes pour notre économie (et ici aussi pour le climat) et qui alimentent le vote pour les extrêmes.

  • Posté par Jean Luc, mardi 4 octobre 2022, 2:27

    Ouaouw, dis, quelle originalité, quelle belle profondeur d'analyse, et quel esprit de synthèse ! On ne voit franchement pas comment vous pourriez rater le prix Nobel d'économie !

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