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L’Ukraine enregistre, sur le front sud, la plus grande percée depuis le début de la guerre

Les forces armées ukrainiennes progressent dans l’est et dans le sud, où plusieurs zones stratégiques sont retombées aux mains de Kiev. Après d’intenses combats dans le sud du pays, l’Ukraine y a enregistré la percée la plus importante depuis le début de la guerre.

Temps de lecture: 2 min

Les forces ukrainiennes ont percé les positions russes dans le sud du pays, tout en parvenant à étendre leur offensive dans l’est. La percée dans le sud est la plus importante depuis le début de la guerre : plusieurs villages situés le long du fleuve stratégique Dniepr sont retombés aux mains des Ukrainiens lundi. C’est ce que rapportent des sources ukrainiennes et un dirigeant installé par les Russes.

Dans son message vidéo quotidien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait encore déclaré lundi soir que « des zones habitées dans plusieurs régions » avaient été libérées, sans donner plus de détails. « Les combats sont intenses sur plusieurs secteurs du front », a-t-il déclaré.

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Sur la rive ouest du Dniepr, Kiev a capturé le village de Dudchany, a déclaré à la télévision d’Etat russe Vladimir Saldo, placé par les Russes en charge d’une partie de la province de Cherson. Le village se trouve à quelque 30 km au sud de l’endroit où se trouvait le front avant la percée de lundi. Cela indique la progression rapide de la guerre dans la zone.

Progrès substantiels

Les récentes conquêtes de Kiev dans le sud menacent davantage les lignes d’approvisionnement des 25.000 soldats russes situés sur la rive ouest du Dniepr. Les principaux ponts traversant le fleuve ont déjà été détruits par Kiev, obligeant les troupes russes à utiliser des passages de fortune. Une nouvelle avancée le long de la rivière pourrait les isoler complètement.

Au cours des derniers jours et des dernières semaines, l’armée ukrainienne a ainsi réalisé des progrès substantiels dans deux des quatre régions occupées par la Russie et annexées par Moscou la semaine dernière à la suite de prétendus référendums.

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8 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 4 octobre 2022, 12:19

    @ Lecocq Jean-Louis Le fait est que la Russie est un partenaire commercial mineur pour la Chine, certainement par rapport à l'Europe et même aux Etats-Unis. Cette guerre ne les arrange pas du tout. Les Chinois sont des commerçants avant tout. C'est même eux qui ont, pour tout dire, inventé le concept. A termes, Ils vont mettre les points sur les "i" avec Poutine, et l'Inde le fera également. C'est pourquoi, je ne vois pas la Chine comme une menace réelle pour l'Occident, en tous cas, pas tant que leurs intérêts économiques sont dans la mondialisation. Ça changera peut-être un jour, mais pas demain. Pour ce qui est de la Russie, il y a eu un espoir, lors de la chute de l'Union Soviétique, d'un grand rapprochement avec l'Union Européenne et même avec l'OTAN! Espoir déçu par un Eltsine alcoolique et corrompu jusqu'à la moelle et que Poutine n'a jamais réellement voulu voir se confirmer, trop occupé à assoir son pouvoir absolu et à se partager les richesses du pays avec ses oligarques affidés. In fine, une alliance économique et politique avec la Russie est certainement souhaitable mais seulement si la Russie devient un pays démocratique et stable, sans velléité nationaliste et expansionniste. Et là aussi, c'est pas demain la veille....

  • Posté par STORDIAU Pierre, mercredi 5 octobre 2022, 11:18

    Bon; je vois que par delà les mots; les explicatifs et les particularismes ... nous sommes au final tous d'accord : le monde a raté l'occasion de prendre la bonne "bifurcation" lors de l'implosion de l'Urss (comme elle le fit en créant l'Europe). Et d'accord avec monsieur Van Obberghen. Pour ma part, le plus important a faire c'est de s'accorder avec de grands pays (Chine; Inde; Turquie?; Senegal-OUA; Brésil?;...) pour qu'ils soient plus PROACTIFS vis-à-vis de Poutine et pas que de simples "acteurs": on doit pousser ENSEMBLE le Pdt Poutine vers la SORTIE de l'Ukraine. Et vite.

  • Posté par Caver Jean, mardi 4 octobre 2022, 19:46

    @Eric Bastin : désolé mais je ne suis pas du tout d'accord avec votre analyse alors que je suis souvent en phase avec vous. Le rapprochement était possible : du reste il y a eu des manoeuvres conjointes OTAN-Russie à une certaine époque. Ce ne sont pas les Occidentaux qui ont coupé les ponts mais Poutine dont le pouvoir, lentement, a commencé à dériver. Je vous engage à lire l'excellent ouvrage de Ivan Krastev et Stephen Holmes, Le moment illibéral. Trump, Poutine, Xi Jinping : pourquoi l'Occident a perdu la paix. Tout ce mythe de l'humiliation russe y est abordé avec finesse. C'est vrai pour Obama mais en quoi un pays avec le PIB de l'Espagne peut-il avoir le culot d'exiger une place à la table USA-Chine ? La Russie, c'est le Burkina Faso avec l'arme atomique. Ce n'était pas "diplomatique" certes, mais c'était une réalité comme d'ailleurs le fait que l'URSS a perdu la guerre froide sans un seul coup de feu ou qu'un seul mort ne soit à déplorer de la chute du mur en 89 à la fin de l'URSS en décembre 1991! Et ça c'est l'humiliation suprême ! Une volonté de vengeance qui a gagné l'esprit revanchard de Poutine avant de lui polluer le cerveau comme à un schizophrène réécrivant l'Histoire. Enfin, Hubert Védrine... Autant je respecte son fils qui est un excellent russologue, autant ce type qui n'a rien fait lorsqu'il était aux affaires, qui donne aujourd'hui des leçons sur l'Europe (Face au chaos, sauver l'Europe ! Une bouse à lire au cabinet !) ou la Russie, laissez-moi rire ! Il a toujours eu, comme beaucoup de nos voisins du Sud, des relations plus que douteuses avec Moscou par pur antiaméricanisme typiquement gaullien. Je peux comprendre les critiques vis-à-vis des USA qui sont souvent justifiées. Mais mettre en balance les deux régimes, trouver des justifications à la noix, désolé mais c'est un fumiste dont vous feriez bien de vous méfier ! Ce type, comme Luc Ferry par exemple, est une caricature de l'intellectuel franchouillard pas droit dans ses bottes.

  • Posté par Bastin Eric, mardi 4 octobre 2022, 16:47

    Cela n'excuse évidemment en rien le comportement depuis longtemps agressif et criminel de Poutine mais il semblerait tout de même utile d'intégrer à l'analyse des causes de l'éloignement toujours plus grand avec la Russie les erreurs de psychologie que l'Occident a commises à son égard. Je ne parle pas tant ici de l'élargissement de l'Otan, contre elle n'a du reste pas protesté jusqu'à ce que les Etats-Unis avancent témérairement la perspective d'une intégration de la Georgie et de l'UKraine, qu'une façon de la traiter comme un Etat de seconde zone (cf. la fameuse qualification de puissance régionale prononcée par Barak Obama, par exemple). Hubert Vedrine, entre autres, invite à cette analyse, afin de ne pas refaire les mêmes erreurs au cas où, hypothèse devenue très hypothétique pour le moment, un autre chemin devenait possible avec notre grand voisin de l'Est.

  • Posté par Van Oystaeyen Damien, mardi 4 octobre 2022, 9:44

    Un fait intéressant est que les images de cette percée montre que l'armée russe a abandonné des chars T62 sur le terrain. L'usage de ces chars datant des années soixante montre à quel point l'armée russe est mal en point. Je ne sais pas comment cette guerre va se terminer. Mais une chose est sure, c'est qu'il ne restera plus grand chose de la grandeur militaire russe. Du moins dans les unités conventionnelles. La Chine qui lorgne depuis longtemps les richesses minières de la Sibérie et qui a déjà des dizaines de millions de citoyens dans cette région pourrait elle en profiter? Peut être pas dans un avenir proche mais la Russie a clairement du soucis à se faire de la perte opérationnelle de son armée de terre.

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