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Nucléaire: le réacteur Doel 2 s’est arrêté de manière inattendue

Le réacteur nucléaire de Doel 2 s’est arrêté jeudi de manière inattendue, a confirmé son exploitant, l’entreprise Engie Electrabel. Cet arrêt survient alors que Tihange 3 est également à l’arrêt, sans doute jusqu’au 15 octobre.

Temps de lecture: 2 min

Le réacteur nucléaire de Doel 2 s’est arrêté jeudi de manière inattendue, a confirmé son exploitant, l’entreprise Engie Electrabel.

Doel 2 s’est arrêté de manière automatique ce jeudi vers 09h45. L’arrêt semble être dû à un court-circuit dans le système de commande d’une barre de contrôle, explique-t-on. « Il s’agit d’un problème purement opérationnel. Il n’y a aucun danger pour la sécurité », souligne une porte-parole d’Engie Electrabel. Doel 2 a une capacité de 445 MW.

Cet arrêt survient alors que Tihange 3 (1.038 MW) est également à l’arrêt depuis lundi, sans doute jusqu’au 15 octobre. Il s’agissait là aussi d’un arrêt qui n’avait pas été programmé. Il a été attribué à une baisse de pression dans l’un des générateurs.

Les quatre autres réacteurs nucléaires produisent normalement. Le septième du parc nucléaire belge, Doel 3, a été définitivement mis à l’arrêt fin septembre dans le cadre de la loi de sortie du nucléaire.

L’arrêt de Doel 2 semblait sans conséquence jeudi sur le marché électrique. La production d’électricité venant de panneaux photovoltaïque est en effet importante, souligne un courtier en énergie.

 

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15 Commentaires

  • Posté par Ernotte Sébastien, jeudi 6 octobre 2022, 16:57

    Le rapport de force s est inversé, parlons maintenant de nucléaire i, et d'ENR f. i = intermittent et f = fiable

  • Posté par Bartet Guy, jeudi 6 octobre 2022, 14:54

    Si le système de commande des barres de contrôle a des ratés, ce n'est pas forcément anodin. Ces barres sont descendues dans la cuve du réacteur pour ralentir la réaction en chaîne. Si les barres refusent de remonter, on perd de la puissance, mais aucun souci de sécurité. Si par contre elles refusent de descendre, cela pourrait mener à un emballement qui est nettement plus dangereux.

  • Posté par Maesen Jean-Luc, vendredi 7 octobre 2022, 7:09

    Comme vous le spécifiez très bien, M. Bartet, les barres de contrôle sont situées au-dessus des "barres" de combustible, et donc pour les descendre (et réduire ainsi la puissance ou arrêter brutalement la réaction en chaîne), la force de gravité suffit. C'est pour les remonter que de l'énergie motrice est nécessaire. Extrait : < les barres de contrôle, également neutrophages, peuvent être insérées ou retirées dans le réacteur afin de capturer plus ou moins de neutrons. Un arrêt automatique du réacteur est provoqué par la chute de ces barres de contrôle >. Le fonctionnement d'un réacteur PWR est aussi "auto-stable", une augmentation de température dans le coeur conduisant naturellement à une réduction de la puissance ; de plus l'ajout d'acide borique (poison neutronique) dans le circuit primaire, permet lui aussi de réguler la réaction en chaîne . Pour plus de détails, voir par exemple : [[https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_%C3%A0_eau_pressuris%C3%A9e ]]. C'est ce qui assure une beaucoup plus grande sécurité dans nos centrales PWR (ou les plus récents EPR), contrairement aux réacteurs du type RBMK - Tchernobyl notamment - où les barres de contrôle du flux de neutrons doivent être remontées depuis le bas du réacteur, et où le fonctionnement est naturellement instable vis à vis d'une augmentation de température dans le coeur du réacteur.

  • Posté par Neznau Nepomnu , jeudi 6 octobre 2022, 13:14

    Les écolos doivent être contents. On va finir par brûler les livres pour se chauffer

  • Posté par Groetaers Jean-Pierre , jeudi 6 octobre 2022, 13:11

    Est-ce un hasard suite aux propos de Tinne ?

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