Justin « Gipsy » Ilunga crée un pont entre l’Afrique et la Belgique avec Japade : « Je veux transmettre mon héritage »

Gipsy Ilunga a des racines solidement ancrées sur deux continents. Son parcours de vie se résume en quelques mots : multiculturalité, envie de bouger, se surpasser. Peu de termes, mais quel programme alléchant !

Il en a fait du chemin, Gipsy ! Mais littéralement alors. Né au Congo, il arrive en Belgique à l’âge de 11 ans. Il pose ses valises à Mons, et rejoint, sept ans plus tard, Bruxelles pour des études supérieures à l’IHECS communication.

Japade

Dans ses bagages, il emmène toujours cette multiculturalité. Et, quand en 2018, Gipsy crée Japade, une société qui vend des produits de bien-être et de soins 100 % Made in Africa, c’est un savant mélange de ce qu’il a appris ici et de ses racines.

Passer de la communication à la cosmétique, un grand écart ? Plutôt une étape logique pour lui. Surtout après avoir dressé le constat que le continent possède des richesses considérables assorties d’une expertise inouïe. Seul bémol ? Une communication généralement déficiente. Outre des produits de qualité, Gipsy Ilunga veut apporter du storytelling, cette capacité à raconter des histoires pour promouvoir le savoir-faire africain dans le monde. Sa manière à lui de transmettre l’héritage de ses origines. Car Japade, dans un dialecte ghanéen, signifie le fait de partager un héritage.

Toujours sur la route

De son nom, Gipsy a hérité également d’un naturel peu enclin à la sédentarité. Selon son humeur du jour, vous le retrouverez dans le quartier branché de Dansaert à Bruxelles, réputé pour son bouillonnement artistique et culturel, mais le lendemain, vous pourrez le rencontrer dans le quartier tout aussi branché du Zuid à Anvers. Et plus particulièrement au Wasbar, un restaurant connu pour sa variété de fingerfood et ses bagels. L’endroit se démarque par le fait qu’il mêle deux univers assez distants à savoir un restaurant dans lequel se trouve un salon lavoir. En effet, vous pouvez lancer une machine tout en dégustant une Burrata dip ou un Halloumi grillé avec vos amis.

Ce que Gipsy apprécie par-dessus tout, c’est de se ressourcer dans la nature. Et là, c’est dans le sud du pays que vous le retrouverez, aux Fonds de Quarreux par exemple, à Aywaille. Le spectacle de ces rochers parsemés sur près de 2 km dans l’Amblève a quelque chose de captivant. Surtout quand on pense à la légende qui veut que la présence de ces rochers est due à la colère du diable, furieux qu’un meunier n’ait pas respecté le pacte qu’il avait passé avec lui.

Et pour les étendues d’eau, pas besoin d’aller jusqu’à la Côte, on peut s’arrêter en chemin, au lac de Jabbeke par exemple, où Gipsy trouve le repos nécessaire après une rude journée.

Entre mentors et métissage

Cet amour du métissage, on le retrouve aussi chez les mentors de Gipsy. Il aime particulièrement leur manière de mettre en avant un produit. Daniel Arsham, artiste américain, a réussi à mêler peinture, dessin, vidéo, sculpture, scénographie et tant d’autres choses. Ses éléments industriels pétrifiés comme des fossiles de Pompéi inspirent ainsi beaucoup Gipsy.

Autre source d’inspiration, malheureusement disparue trop tôt, il y a aussi Virgil Abloh, un architecte créateur de génie qui s’est retrouvé à la tête des collections masculines chez Vuitton.

Mais s’il fallait nommer une personne qui a inspiré Gipsy dans son parcours personnel et professionnel, c’est peut-être la photographe Laure Wavreille qui l’a fortement encouragé à lancer sa marque. Une personne qui l’a incité à croire dans ses rêves et à prendre du recul par rapport à l’itinéraire déjà accompli, pour mieux appréhender la suite du chemin.

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