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Il est plus que temps de protéger la nature. Bientôt, il sera trop tard

Toutes les études, depuis des décennies, convergent pour quantifier et décrire l’effondrement de la biodiversité.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Rouge. C’est la couleur du dernier rapport « Planète vivante » publié ce jeudi par le WWF. La surprise est infime. Le Fonds mondial pour la nature compile dans son index une litanie de constats posés par d’innombrables études scientifiques. Qui, toutes et depuis des décennies, convergent pour quantifier et décrire l’effondrement de la biodiversité. Pas grand-chose de neuf : on connaît les causes de cette crise, on en connaît les remèdes. On sait que malgré les promesses des uns et des autres, l’érosion se poursuit inexorablement. Et que, bientôt, des points de non-retour seront franchis. L’Amazonie, écosystème crucial pour l’Amérique latine, « élément critique du système climatique planétaire et de sa biodiversité », a déjà perdu 17 % de sa forêt ; 17 autres pourcents sont dégradés. Selon certains chercheurs, la forêt pourrait cesser d’exister et devenir une savane à l’est, au sud et au centre à partir d’un seuil de 20 à 25 % de déforestation.

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20 Commentaires

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 13 octobre 2022, 19:25

    Ce dont nous avons besoin, c'est de retrouver un but. Préserver notre planète en est un, indispensable. Mais nous y serons bientôt à l'étroit. Préparons-nous donc à en coloniser d'autres, sans cela nous ne pourrons que tourner en rond et lentement dépérir.

  • Posté par De Blomme Dimitri, jeudi 13 octobre 2022, 9:56

    L'espèce humaine est en train de creuser sa propre tombe. Quand il n'y aura plus d'humains sur terre, les animaux nous diront merci.

  • Posté par collin liliane, jeudi 13 octobre 2022, 23:47

    @ Weissenberg André Cherchez en ligne avec par exemple les mots 'Malthus actuellement" et vous verrez que sa théorie est loin d'être oubliée et qu'au contraire, elle revient en force. Parfois sous d'autres appellations, comme l'antinatalisme. Voir par exemple "Antinatalisme : Ces Marocains qui ne veulent pas enfanter ".

  • Posté par Weissenberg André, jeudi 13 octobre 2022, 17:44

    @ Liliane Autant je pense que nous sommes au fond sur la même longueur d'ondes vu le nombre de fois où je suis d'accord avec vous - sans pour autant chercher à vous inviter à dîner ;-) - autant je me dois de vous confirmer que, pour Malthus, vous faites fausse route ! Vous êtes en retard, pas d'une mais de plusieurs guerres. Les théories malthusiennes sont abandonnées depuis longtemps, même si, ici et là, certains, et pas des moindres, comme par exemple Nicolas Sarkozy en personne lors d'une université d'été du patronat français, succombe à la tentative des les remettre au goût du jour. Mais ca n'a mené à rien et ça ne mènera nulle part. La Chine et l'Inde, suivies de l'Indonésie, ont déjoué les pronostics pessimistes du gaillard. Le Nigéria sera le prochain candidat à les déjouer, suivi par toute l'Afrique, l'Égypte en premier accessit, malgré la dictature de Sissi.

  • Posté par collin liliane, jeudi 13 octobre 2022, 17:12

    @Weissenberg André En réalité, c'est la logique implacable de Malthus qui est reconnue pour la toute simple raison qu'il ne peut pas y avoir de "développement économique et d'amélioration du bien-être sortant les populations de l'extrême pauvreté" chez des populations faisant trop d'enfants. La Chine l'avait compris, l'Afrique subsaharienne commence à le comprendre. Vous pouvez le vérifier en cherchant en ligne 'Afrique subsaharienne natalité pauvreté', et constater que ces deux facteurs sont intimement liés. S'y ajoute évidemment chez certaines populations le facteur aggravant de religions natalistes. Les méthodes contraceptives devraient être enseignées et gratuites partout dans le monde et les familles trop nombreuses devraient être l'objet d'une réprobation générale. Nous n'avons qu'une terre, nous devons la partager et la laisser à nos enfants dans le meilleur état possible. Et pour cela il faut sortir de l'anthropocentrisme mortifère cher à ceux qui pensent que l'être humain a tous les droits: le monde n'est pas la propriété des hommes, il appartient à tous les êtres vivants et nous somme tous interdépendants.

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