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Enseignement: les perturbations attendues pour la grève nationale du 9 novembre

Les syndicats appellent à la grève générale ce mercredi 9 novembre. En cause : la norme salariale de 0 % qui semble bel et bien verrouillée et limite les prochaines négociations salariales.

Temps de lecture: 2 min

Mercredi 9 novembre, une grève nationale devrait paralyser de nombreux secteurs du plat pays. Les syndicats appellent les travailleurs à descendre dans les rues pour protester contre la norme salariale qui devrait être fixée à 0 %, ce qui bride les négociations entre syndicats et patronat pour la conclusion de l’accord interprofessionnel.

On le sait, les enseignants ne sont pas contents… Ils le répètent à l’envi depuis le début de cette année, multipliant les actions dans la rue. Pas étonnant dès lors de les voir rejoindre le mouvement interprofessionnel du 9 novembre. « On insiste auprès de nos affiliés pour qu’ils soient présents », précise Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC Enseignement. « Certainement parce qu’ils sont comme tout le monde victime de la crise énergétique au niveau privé. Mais aussi parce que les déplacements que nombre d’entre eux effectuent à titre professionnel sont devenus très coûteux ». A la CGSP Enseignement, son homologue Joseph Thonon abonde : « Il y a bien eu un geste de la ministre pour les écoles mais rien pour les nombreux professeurs de religion, de morale, de CPC, de langue… qui, particulièrement en primaire, doivent multiplier les déplacements entre écoles, à leurs frais, pour avoir un horaire complet. Rien non plus pour ceux qui effectuent des missions comme les visites de stage ». Une certitude, nombre d’écoles seront perturbées par les grévistes (on annonce d’ailleurs des piquets dans la région de Liège) mais aussi par les effets collatéraux des autres professions en arrêt de travail : en l’absence de transport en commun nombre d’enseignants et d’élèves ne pourront rejoindre leurs classes.

 

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3 Commentaires

  • Posté par Nys Filip, lundi 7 novembre 2022, 14:53

    Je peux comprendre le mécontentement mais dans la fonction publique nous avons déjà été indexé 5 fois sans rien demander et cela nous paraît normal. Et de nouveau les véritables demandeurs qui sont plutôt dans le privé ne saurons pas venir manifester car si pas syndiqués =0euro pour cette grève. De qui se moque-t- on ?

  • Posté par Vanloo , dimanche 6 novembre 2022, 20:24

    Il faut vraiment oser, faire grève après deux semaines de vacances d'automne et avant un prochain WE de trois jours. Aller travailler dans les hôpitaux ou les deux années de Covid ont laissés de traces sur le personnel, ayant été hospitalisé au CHIREC de Braine-l'Alleud en septembre dernier, j'ai pu constaté la baisse de qualité en soins hospitaliers, bande de fainéants

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 6 novembre 2022, 15:48

    Cette grève est insensée, car nos dirigeants font ce qu'ils peuvent pour défendre le pouvoir d'achat de la population. Mais leur marge de manoeuvre est très limitée, notamment parce que nos caisses ont été vidées par des années de dépenses excessives. Cette grève ne fera donc que nous ruiner tous un peu plus. Mais les syndicats doivent bien essayer de justifier leur existence, en faisant semblant d'aider leurs affiliés... même si au total leurs actions sont le plus souvent nuisibles.

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