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La grippe aviaire frappe à Pairi Daiza

Quatre pélicans du parc animalier Pairi Daiza sont morts de la grippe aviaire, ce week-end. Les volières du parc sont interdites au public.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

La Wallonie n’en a pas fini avec la grippe aviaire. Après avoir frappé à Clavier, à Theux et à Frasnes-les-Anvaing, alimenté par des lâchers massifs de faisans d’élevage destinés à la chasse, le virus H5N1 s’est invité à Pairi Daiza. Le week-end dernier, quatre pélicans à lunette du parc animalier hennuyer ont été découverts morts. L’autopsie a confirmé qu’ils étaient atteints de la version « hautement pathogène » de la maladie. Celle-ci se répand à la vitesse de l’éclair parmi les oiseaux mais il arrive qu’elle contamine des mammifères.

« Le parc n’a commis aucune faute, ce n’était malheureusement pas inévitable », dit un expert. Le virus a probablement été transmis aux pélicans par un oiseau sauvage présent sur les étangs du parc. Se pose désormais la question des mesures à prendre. Vu que les animaux atteints sont en captivité, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire instruit le dossier. Elle n’imposera pas de zone de protection de 3 kilomètres autour du foyer où on recommande aux particuliers de confiner leurs volailles. « Le parc fait plus de 50 hectares », plaide-t-on à l’Afsca.

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Obligation de confinement pour les élevages

Les pélicans ont été isolés, les autres volières sont interdites au public pendant au moins trois semaines afin d’éviter que celui-ci ne répande le virus. « Nos espèces rares, tropicales ou en danger sont logées dans des espaces fermés et nous travaillons avec des protocoles stricts pour limiter en permanence les risques de maladie », rassure Steffen Patzwahl, membre de la direction scientifique de Pairi Daiza, dans un communiqué.

Pour rappel, l’ensemble des élevages avicoles sont sous le coup d’une obligation de confinement généralisée sur tout le territoire belge depuis le 5 octobre.

Il n’est pas question d’imposer des destructions d’oiseaux, indique l’Afsca. « La législation européenne permet de ne pas le faire si les oiseaux sont des espèces en voie de disparition ». Au début de l’année, un éleveur d’oiseaux exotiques de Bocholt (Limbourg) avait pourtant été contraint d’euthanasier 7.000 oiseaux d’ornement de haute valeur (flamants roses, ibis et des pélicans) parmi lesquels le H5N1 avait été repéré.

Autre souci, une population de Bernaches nonnettes présente au parc semble également contenir des animaux atteints du virus. Le hic : ces Bernaches ont pris l’habitude de quitter le parc pour aller hiverner non loin de là, aux marais d’Harchies, lieu de rassemblement et de passage de nombreux oiseaux migrateurs.

Le virus de la grippe aviaire n’étant pas transmissible à l’homme, le parc animalier reste ouvert. Les responsable de ce dernier ont demandé à pouvoir vacciner leurs oiseaux. La vaccination est interdite en Belgique en Europe notamment parce qu’elle ferme les portes de l’exportation de volailles. Par ailleurs, indique-t-on à l’Afsca, « il n'est pas faisable de vacciner contre toutes les souches virales » et « les vaccins existants ne donnent pas une protection complète ». Mais les parcs zoologiques agréés peuvent demander une dérogation à cette règle. L’Afsca examine la demande de Pairi Daiza et dit attendre « une analyse de risque détaillée » de la part du parc.

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1 Commentaire

  • Posté par Haegelsteen Philippe, lundi 7 novembre 2022, 16:22

    Le parc reste ouvert au public ? Et les visiteurs ne peuvent pas transporter la maladie ?... y aurait pas des appuis politiques qui trainent ? C'est scandaleux !

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