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Grève générale: Alexander De Croo réagit

Le Premier ministre a réagi suite au mouvement de grève générale de ce mercredi, rappelant que son gouvernement avait déjà pris « toute une série de mesures exceptionnelles » en faveur du pouvoir d’achat. Il a également appelé à « faire bloc ».

Temps de lecture: 2 min

Le Premier ministre Alexander De Croo a assuré mercredi que son gouvernement avait déjà pris « toute une série de mesures exceptionnelles » en faveur du pouvoir d’achat, alors que le pays tournait au ralenti en raison d’une grève générale organisée à l’appel des syndicats FGTB et CSC.

Il a également appelé, dans un communiqué, les Belges à « faire bloc » plutôt que d’attiser les clivages et les divisions. Le chef du gouvernement admet que « nombreux sont les Belges qui vivent aujourd’hui dans l’insécurité financière et donc dans l’inquiétude ».

« Pour cette raison que le gouvernement a pris toute une série de mesures exceptionnelles, allant d’une intervention atteignant jusqu’à 1.000 euros sur les factures d’énergie cet hiver à un tarif social « énergie » élargi, accordé à un million de familles. Nous sommes bien conscients que tous les problèmes ne sont pas résolus pour autant. Nous devons, en réalité, qu’aucun État n’est aujourd’hui en mesure de panser toutes les plaies causées par cette crise (de l’énergie) », a ajouté M. De Croo (Open Vld).

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Il a rappelé qu’au-delà des mesures qui ont été prises, la Belgique est dotée d’un mécanisme d’indexation automatique des salaires. « Un système unique qui protège, comme nulle part ailleurs, les Belges contre la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation. Ces augmentations liées à l’indexation sont prises en charge par les pouvoirs publics et par nos entreprises. Il s’agit d’un effort considérable dont on doit être conscient », a souligné le Premier ministre.

« En tant que Premier ministre, j’estime que la meilleure façon de traverser cette crise est de le faire en faisant bloc, et non en attisant les clivages et les divisions. C’est l’esprit dans lequel ce gouvernement travaille depuis le premier jour et continuera à travailler. En veillant à protéger au mieux le pouvoir d’achat des citoyens, tout en étant attentif à la compétitivité de nos entreprises », a-t-il conclu.

 

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5 Commentaires

  • Posté par eric biltiau, mercredi 9 novembre 2022, 14:15

    Heureusement que ce ne sont pas les syndicats qui dirigent le pays.

  • Posté par Dagnelie Raphaël, mercredi 9 novembre 2022, 13:58

    Ce sont des propos réalistes contrairement aux responsables syndicaux

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 9 novembre 2022, 13:48

    Le rôle du gouvernement et de l'état est de prévoir un cadre dans lequel peuvent s'épanouir les activités productrices de biens et de services, donc de richesse. Mais il n'est pas responsable d'assurer la richesse de chacun. Et les employeurs ne sont pas là non plus pour subvenir à tous les besoins de leurs employés ni pour les protéger de tout ce qui pourrait leur arriver. Ces évidences semblent trop souvent oubliées de nos jours, car on dirait que certains considèrent qu'ils sont dans un système d'assistanat où tout leur est dû et ils ne sont plus responsables de rien.

  • Posté par Raspe Eric, mercredi 9 novembre 2022, 18:29

    Au sein de la droite, monsieur Van Obberghen, il faut distinguer d'une part les libéraux qui savent et acceptent que le revers de la médaille liberté est la responsabilité et d'autre part les conservateurs qui l'ignorent. Pour ces derniers, au final, c'est la loi du plus fort qui prime. Le véritable libéral assumera ses responsabilités vis-à-vis des autres et de la société. Mettre la survie de l'humanité en danger pour son seul profit et ne pas partager celui-ci est antinomique avec le vrai libéralisme. Beaucoup s'en revendiquent. Très peu l'appliquent.

  • Posté par Van Obberghen Paul, mercredi 9 novembre 2022, 15:49

    C'est la question fondamentale qui sépare le socialisme du libéralisme: la responsabilité. Du côté gauche, elle est collective – c'est pourquoi on la qualifie de collectiviste – et à droite, elle est individuelle – c'est pourquoi on l'appelle individualiste. Mais il faut aussi bien rappeler que l'individualisme n'est pas de l'égoïsme, 2 notions qu'on fait trop facilement synonymes, pas plus que le collectivisme n'est de l'altruisme. On peut parfaitement être égoïste de gauche et altruiste de droite. Le danger du collectivisme, c'est qu'il dénue les individus de leurs responsabilités essentielles, ne comptant plus que sur l'état pour toute chose, comme le danger de l'individualisme est qu'il peut effectivement mener à un égoïsme forcené, qu'on appelle aussi libertarisme, proche de l'anarchie. La gauche se fait volontiers chantre de la morale sociale en faisant croire que le socialisme c'est de l'altruisme et le libéralisme de l'égoïsme. La gauche serait ainsi et supposément morale et la droite immorale. Il n'en est évidemment rien.

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