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Mark Zuckerberg dégaine son premier plan social

11.000 emplois à la trappe chez Meta.

Responsable du pôle Multimédias Temps de lecture: 2 min

Ils étaient 87.000. Ils seront 11.000 en moins d’ici quelques jours. Les premiers mails confirmant le plan social de Meta (maison mère de Facebook Instagram et Whatsapp) sont partis la nuit de mardi de mercredi, conformément à l’information dévoilée par le Wall Street Journal en début de semaine. Ce faisant, ce dégraissage massif, le plus important de l’histoire de la Silicon Valley, confirme les turbulences traversées, non seulement par le groupe de Mark Zuckerberg, mais par de nombreux fleurons de la « big tech » californienne.

Tout ne s’est pas passé comme prévu, a reconnu le fondateur de Facebook, lequel a reconnu lors d’une réunion avec des dirigeants mardi que son optimisme quant à la croissance (notamment pendant la pandémie) avait entraîné une surembauche. « Au début du covid, le monde s’est rapidement déplacé en ligne et l’essor du e-commerce a entraîné une croissance démesurée des revenus. Nombreux sont ceux qui ont prédit qu’il s’agirait d’une accélération permanente (…). C’était mon cas et j’ai donc pris la décision d’augmenter considérablement nos investissements. Malheureusement, cela ne s’est pas déroulé comme je m’y attendais. Non seulement le commerce en ligne est revenu aux tendances d’auparavant, mais le ralentissement macroéconomique, la concurrence accrue (NDLR, celle de TikTok) et la perte de signaux publicitaire ont entraîné une baisse de nos revenus par rapport à ce à quoi je m’attendais. Je me suis trompé et j’en assume la responsabilité. »

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Il est vrai que, en 2020 et 2021, Zuckerberg avait vu grand : 27.000 nouveaux employés avaient rejoint, tandis que 15.344 personnes ont été recrutées sur les 9 premiers mois de 2022. Sauf que, depuis, son bénéfice a dégringolé de 52 % sur un an au dernier trimestre (pour s’établir à 4,4 milliards, tout de même, ce qui laisse de la marge). Pas question pour autant d’abandonner son nouveau dada stratégique, le métavers. Et ce, même si le département qui gère le projet et tout ce qui touche à la réalité virtuelle (VR) a perdu 9,4 milliards de dollars sur l’année en cours. En un an, Meta a perdu près de 600 milliards de capitalisation boursière.

Les temps sont durs pour tout le monde dans le domaine de la tech. Après avoir racheté Twitter, Elon Musk a congédié près de la moitié de ses 7.500 employés. Snapchat, Salesforce, Microsoft ont amorcé la pompe. Tandis qu’Amazon, Google et Apple ont tous décidé sinon de geler, à tout le moins de ralentir les embauches.

 

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5 Commentaires

  • Posté par Dr Mi, lundi 14 novembre 2022, 4:58

    Esperons que MZ traite le licenciement de ses employés un peu plus correctement que Elon Musk ....

  • Posté par Schoonbroodt Hubert, lundi 14 novembre 2022, 2:27

    Toujours triste de perdre son emploi, mais on peut aussi se poser la question de l’utilité de telles entreprises. Qui n’ont pour seul but que de fourguer de la pub à tout và et collecter un maximum d’informations sur les gens pour les monnayer.

  • Posté par Mauer Marc, vendredi 11 novembre 2022, 3:46

    Le plus surprenant c’est que cela surprend certains. Il est grand temps d’arrêter de croire que n’importe quel concept, parce qu’il est articulé sur l’utilisation des nouvelles technologies, va d’office faire un carton. C’est usant de voir des sales gosses jouer ainsi avec nos vies, celles de leurs salariés, les lois, avec une telle désinvolture.

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 13 novembre 2022, 19:51

    voire

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 13 novembre 2022, 19:50

    Mauer Marc, d'accord avec la première partie de votre commentaire, mais sa dernière phrase est injuste, même si elle correspond à notre vision actuelle des choses en Europe. En effet, une entreprise est toujours risquée et peut donc à tout moment décliner, voir faire faillite. À vous suivre, on n'en créerait donc jamais. Notre erreur est de vouloir des emplois stables au point de vouloir à tout prix maintenir en vie des entreprises qui ne sont plus rentables pour "sauver des emplois", ce qui finit toujours par être inefficace et ruineux pour tout le monde. Un système moins rigide et où on accepte donc facilement les licenciements permet de créer de nouvelles entreprises, plus utiles et plus rentables, ce qui est bénéfique pour tout le monde.

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