Accueil Les huitièmes de finale

Monsieur Eden Hazard: le capitaine des Diables a été stratosphérique

Le commentaire du rédacteur en chef Christophe Berti après la victoire de la Belgique face à la Hongrie (0-4).

Commentaire - Rédacteur en chef Temps de lecture: 3 min

Eden Hazard retrouvera son « jardin », vendredi, pour le quart de finale des Diables rouges contre le pays de Galles. C’est, en effet, à Lille que la Belgique poursuivra son parcours dans cet Euro où elle peut désormais vraiment rêver en grand. Et c’est à Lille que tout a commencé, ou presque, pour le capitaine de l’équipe nationale.

Si les Diables se retrouveront au stade Pierre-Mauroy, sans doute acquis à leur cause, c’est en grande partie à Hazard qu’ils le doivent. Car ce dimanche soir, à Toulouse, l’attaquant de Chelsea a été stratosphérique, tout simplement. C’est pour son incroyable accélération et son assist pour Batshuayi ; c’est pour son slalom et son tir tout en finesse ; c’est pour son art que les gens aiment le football. La « standing ovation » de tout le stade est la meilleure des récompenses pour le gamin de Braine-le-Comte.

Quand, dans la rédaction, nous avons lancé une série, avant l’Euro, sur les Diables et leurs matchs «référence», on s’est posé la question pour Hazard. Evidemment, il a joué de bons ou de très bons matchs en équipe nationale, mais il manquait, malgré près de soixante sélections, « le » match qui fait la différence. Désormais, on ne se posera plus la question. Les rabat-joie diront que la Hongrie n’avait rien d’un prétendant au titre, mais, ce matin, on doit humblement s’incliner devant le talent à l’état pur. En ajoutant que Hazard, malgré un long parcours déjà, dû à sa précocité, n’a que 25 ans et donc encore une marge de progression.

Pour le reste, derrière son capitaine, c’est toute la Belgique qui est montée en puissance, au bon moment. Alors oui, il faut éviter de (re)tomber dans une douce euphorie aveugle parce que la Hongrie n’est pas l’Allemagne, mais, après la défaite contre l’Italie qui a douché tout un pays qui se voyait plus beau qu’il n’était, Marc Wilmots et ses hommes ont répondu comme on l’attendait. Face à trois formations moins fortes qu’elle sur le papier, la Belgique a rempli son contrat. Trois victoires en dix jours, huit buts marqués, aucun encaissé et un état d’esprit jamais calculateur dans un match à élimination directe, dimanche, c’est un bilan sans faille, ou presque.

Presque parce que, si on fait la fine bouche, on avouera qu’il s’est passé trop de temps et que les Diables ont raté trop d’occasions entre le premier et le deuxième but. Et presque parce que la suspension de Vermaelen obligera Wilmots à réinventer sa défense.

Mais avec le visage montré dimanche, les Belges ne doivent plus se poser de questions : the sky is the limit.

► Cet article exclusif du Soir+ vous est proposé gratuitement dans le cadre de l’Euro 2016.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

3 Commentaires

  • Posté par Mathieu Colmant, lundi 27 juin 2016, 10:17

    The sky is the limit... C'est marrant, c'est exactement le commentaire du Metro britannique mais au sujet du Pays de Galles... Un match aérien vendredi soir ?

  • Posté par Alain Quairiat, lundi 27 juin 2016, 9:34

    Espérons que Hasard soit encore stratosphérique en 1/4 en 1/2 et en finale.

  • Posté par Alexandre Esquenet, lundi 27 juin 2016, 6:42

    Un très grand match, merci les diables !!!

Sur le même sujet

Aussi en Les huitièmes de finale

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs