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Policiers attaqués à Bruxelles: le parquet fédéral confirme l’identité du suspect

Une conférence de presse a été tenue à 11h pour revenir sur l’attaque ayant fait un mort et un blessé dans les rangs de la zone de police Bruxelles-Nord. Une enquête « du chef d’assassinat et tentative d’assassinat dans un contexte terroriste » a été ouverte par le parquet fédéral.

Temps de lecture: 4 min

Le parquet fédéral a, comme annoncé, tenu une conférence de presse à 11h au sujet de l’attaque qui a fait un mort et un blessé parmi les rangs de la police bruxelloise ce jeudi soir. Au cours de celle-ci, il a confirmé les éléments suivants.

Ce 10 novembre, vers 19h, un homme armé d’un couteau a attaqué un véhicule de police arrêté à un feu rouge, à proximité de la gare du Nord. Il a asséné un coup de couteau à la gorge du conducteur, puis s’est déplacé rapidement du côté du passager, et lui a donné un coup de couteau dans le bras droit. Ce policier a appelé du secours à la radio en précisant que l’individu avait crié « Allahu Akbar » en portant son attaque.

A la suite de l’intervention de renforts, l’individu suspecté d’être l’auteur des faits, identifié comme Yassine M., a été blessé par balle et emmené à l’hôpital. Le parquet fédéral a confirmé que ce Belge né en 1990 était connu pour des faits de droit commun, pour lesquels il a été détenu entre 2013 et 2019, comme nous l’écrivions ce matin en confirmant des éléments dévoilés par De Morgen. Il résidait à Evere. Il était également fiché au sein de la Banque de données commune de l’Ocam, en tant « qu’extrémiste potentiellement violent ». Une enquête « du chef d’assassinat et tentative d’assassinat dans un contexte terroriste », conduite sous la responsabilité du parquet fédéral, a été ouverte. Le suspect sera entendu par un juge d’instruction dès que son état de santé le permettra.

La zone de police Bruxelles-Nord en deuil

L’identité du policier décédé à l’hôpital à la suite de cette attaque a également été confirmée. Il s’agit de Thomas M, 29 ans. Son collègue, Jason P., âgé de 23 ans, a quant à lui été amené d’urgence à l’hôpital pour sa blessure au bras. Ses jours ne sont plus en danger, confirment tant le parquet fédéral que le chef de corps de la zone de police Bruxelles Nord, Olivier Slosse. Très ému, ce dernier a évoqué ses collègues. « Aujourd’hui, le corps de police se réveille dans un jour particulièrement triste. Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses proches, ses collègues, ses amis », a-t-il déclaré. « Avec nous, ce sont les proches de tous les hommes et femmes qui veillent jour et nuit à la sécurité de nos rues qui sont sous le choc. C’est tout le corps de police qui est en deuil. »

À lire aussi Policier tué à Schaerbeek: le suspect avait «demandé à être pris en charge au niveau psychologique»

Pour sa part, le procureur de Bruxelles, Tim de Wolf, a, lui, précisé qu’une enquête menée par le parquet de Bruxelles avait été ouverte pour « coups et blessures sous la légitime défense », vu les coups de feu tirés sur le suspect. Le parquet doit également s’attacher à faire la lumière sur les circonstances qui ont mené à la mise en liberté de Yassine M., qui s’était rendu plus tôt dans la journée dans un commissariat d’Evere, proférant des menaces à l’égard de la police et réclamant une prise en charge psychologique. Le magistrat de garde sollicité par la police avait décidé qu’il ne pouvait tomber sous le coup d’une procédure Nixon, et que celui-ci pouvait subir librement un examen psychologique aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. Yassine M. avait fini par retrouver la liberté dans le courant de la journée.

Questionné sur cette séquence, le procureur du Roi Tim de Wolf nous confirme que le magistrat de garde en charge de la procédure, de même que les policiers ayant reçu le suspect au commissariat, étaient pleinement informés sur le passé judiciaire et sur le fichage pour extrémisme de Yassine M. Mais qu’en dépit de cela, vu la disposition du suspect à être pris en charge, il était impossible de le maintenir sous contrôle policier. Voilà qui laisse présager d’un intense débat sur le cadre actuel de la « procédure Nixon ».

 

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22 Commentaires

  • Posté par Holtz Alain, samedi 12 novembre 2022, 9:20

    Être islamiste est déjà un problème psychiatrique en soi, pour lequel il n'existe que très peu de remèdes efficaces... quoique...

  • Posté par D Marc, vendredi 11 novembre 2022, 18:23

    Cri du terroriste : "Allahu Akbar". L'islam est une religion d'amour (entre croyants) et de haine (vis à vis des mécréants). Cette haine se manifeste pour certains par le terrorisme, pour d'autres par le port du voile. Rappelons la déclaration de l'écrivaine iranienne : "le voile, ce bout de tissu, est l'emblème de l'idéologie islamiste".

  • Posté par D Marc, vendredi 11 novembre 2022, 15:40

    « On ne peut pas juger un fou ». Le terroriste a bien préparé son coup en allant voir la police avant son crime. On a pu voir comment les hôpitaux psychiatriques laissent partir les "extrémistes potentiellement violents" signalés par l'OCAM. Nos ministres vont-ils une nouvelle fois présenter leurs condoléances et leurs regrets aux prochaines victimes du terroriste.

  • Posté par D L, vendredi 11 novembre 2022, 14:59

    Les personnes à impliquer : le magistrat de garde et les urgentistes de St-Luc pour négligence coupable devraient servir de fusibles. Mais les vrais coupables sont les politicards et les avocats les uns pour des voix, les autres pour de l'argent. Mais dans ce pays de naïfs et de bisous-nounours, il n'y a plus rien à espérer.

  • Posté par massacry olivier, vendredi 11 novembre 2022, 17:55

    < les urgentistes de St-Luc pour négligence coupable> et depuis quand c'est à la médecine à se substituer à la justice !!!!

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