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Policier tué à Bruxelles: le suspect, déjà fiché comme extrémiste potentiellement violent, est placé sous mandat d’arrêt

L’homme qui est accusé d’avoir tué un policier et blessé l’un de ses collègues alors qu’ils patrouillaient près de la gare du Nord de Bruxelles, a été placé sous mandat d’arrêt à charge d’assassinat et de tentative d’assassinat.

Temps de lecture: 3 min

L’auteur des coups de couteau sur deux policiers jeudi soir à Schaerbeek a été placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction qui enquête à charge d’assassinat et de tentative d’assassinat, a indiqué à Belga samedi soir Eric Van der Sypt, porte-parole du parquet fédéral. Y. M. n’a toutefois pas encore été entendu, a précisé le porte-parole, confirmant une information de la RTBF. Un médecin légiste l’a examiné et a constaté l’impossibilité de l’entendre, a-t-il expliqué, mais le juge d’instruction a délivré un mandat d’arrêt sur base des éléments dont il dispose déjà, comme le prévoit la législation.

Deux policiers de la zone de police Bruxelles-Nord qui patrouillaient en voiture dans le quartier de la gare du Nord à Schaerbeek, jeudi soir, ont été attaqués par un individu armé d’un couteau. L’assaillant a poignardé au niveau du cou le policier qui conduisait le véhicule, puis il s’en est pris au policier qui était passager, en le poignardant dans le bras. Ce dernier a eu le réflexe d’appeler du renfort, en précisant que l’agresseur avait crié « Allah Akbar ». L’auteur a pu être neutralisé par une seconde patrouille qui a fait feu sur lui.

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Les deux policiers blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital. Le premier, Thomas M., n’a pas survécu à sa grave blessure au cou. Le jeune policier de 29 ans est décédé. Le second, Jason P., a pu être soigné. Il est sorti de l’hôpital samedi après-midi.

Quant à l’auteur, Y. M., un homme né en 1990 et vivant à Evere, il a également été hospitalisé. Il est déjà connu des services de police et de justice. Il a été condamné pour des faits de droits commun et incarcéré entre 2013 et 2019. Il se trouve également sur la liste de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) comme individu extrémiste potentiellement violent.

Le matin des faits, il s’était présenté dans un commissariat d’Evere où il avait exprimé de la haine envers la police et demandé à être prise en charge au niveau psychologique. La police a dès lors contacté le magistrat de garde du parquet de Bruxelles, demandant de lancer la procédure de mise en observation psychiatrique, dite procédure Nixon. Mais il est apparu que les critères n’étaient pas remplis, compte tenu du fait que l’individu se disait prêt à se faire admettre à l’hôpital volontairement.

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Une enquête est en cours sur cette agression mortelle, dirigée par le parquet fédéral. Un juge d’instruction antiterroriste a été désigné pour mener les investigations.

 

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60 Commentaires

  • Posté par Petitjean Marie-rose, lundi 14 novembre 2022, 7:14

    Eric et Liliane, il est très difficile d'échanger avec vous dans la mesure où vous ne pouvez ou voulez pas comprendre ce que j'écris. Dans le cas présent, attendons aussi sereinement que possible les résultats d'une enquête absolument indispensable.

  • Posté par Smyers Jean-pierre, lundi 14 novembre 2022, 10:17

    +1

  • Posté par STORDIAU Pierre, dimanche 13 novembre 2022, 23:53

    L'enquête devrait nous en dire plus sur ce qui a "dysfonctionné" : on n'abandonne pas ainsi un dangereux individu dans un hôpital public ! ...

  • Posté par FABIO Fabio, dimanche 13 novembre 2022, 13:21

    Merci aux juges islamo-gauchistes formés dans les écoles de magistrature bobo-écolo-socialo-climatistes...

  • Posté par Patric Stun, dimanche 13 novembre 2022, 11:34

    Gageons que les débats vont se focaliser sur le manque de moyens. L’éternelle farce: c’est pas les moyens qui manquent. C’est juste appliquer la loi. Loi qui ne doit pas mettre meurtriers et. Intimes sur le même pied d’égalité.

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