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Climat: De Croo et les jeunes, un brin d’énervement

Par lettres interposées, Alexander De Croo et les activistes du climat s’envoient des missiles. Et s’affrontent tout en affirmant vouloir dialoguer et collaborer.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Chers jeunes du climat »… S’il avait voulu énerver les activistes qui réclament des politiques plus résolues pour préserver le climat et le respect des engagements nationaux, Alexander De Croo (VLD) ne s’y serait pas pris autrement. Lundi à la COP27, le Premier ministre invitait les jeunes à « étudier la science », à construire des « partenariats » et à faire confiance dans la technologie. Insistant sur l’importance de politiques climatiques ne laissant personne de côté, opposant les activistes qui ont visé des œuvres d’art sans les dégrader, à d’autres qui voient « au-delà des slogans ». « Creux et décevant », « opposant les fragments du mouvement climat », a-t-on répondu de l’autre côté, certains raillant un discours « technophile ».

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Acte 2, De Croo regrette n’avoir entendu « aucun bon mot pour l’action positive [qu’il a] proposée : concentrée sur la technologie et nos capacités humaines, une politique climatique ambitieuse veillant à embarquer tout le monde ». Dans sa lettre uniquement en flamand, De Croo redit sa confiance dans les entreprises belges qui apportent « des solutions climatiques du pôle Nord au pôle sud ». « Elles sont la solution, pas le problème. Et nous pouvons en être fiers ».

« Pointer constamment le doigt ne sert à rien, dit De Croo. Bloquer quelques jets privés, ça soulage peut-être, mais cela ne règle en rien le défi climatique. D’ici quelques années, les émissions de CO2 de tous les centres de données où tournent vos smartphones, tablettes et ordinateurs portables sont égales à celles de tous les avions confondus. Certains crient “just stop oil”, la réponse à cela pourrait être “arrêtez d’utiliser votre téléphone”. »

Le Premier rejette « un agenda climatique moins moins moins ». Ce sera « la technologie et l’entrepreneuriat qui garantiront une vie de qualité tout en réduisant considérablement les émissions ». Enfin, il redit son opposition au « vandalisme climatique ». « Vous n’obtenez rien avec une culture de destruction. Vous ne faites qu’aggraver les problèmes, effrayer les gens et saper le soutien à l’agenda climatique ».

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Répliquant à la lettre du Premier ministre, les activistes interpellent : « Ne devrait-on pas dénoncer comme déraisonnables les agissements des chefs de gouvernement comme De Croo qui, dans la plus pure tradition paternaliste, font retomber la responsabilité de la crise écologique sur leurs citoyen·nes les plus engagé·es, tout en continuant à financer de nouvelles infrastructures fossiles avec l’argent public ? Le Premier ministre et son gouvernement ne sont pas en mesure de faire la leçon aux mouvements climatiques ». La « confiance aveugle dans de nouvelles innovations technologiques, souvent encore inexistantes, est absolument insuffisante pour provoquer le changement systémique nécessaire à la stabilisation de notre climat ».

La Belgique a raté trois des quatre objectifs climatiques imposés par l’Europe pour 2020. Il n’y a par ailleurs toujours pas d’accord intra-belge pour les objectifs 2030 et le financement climatique dégagé par notre pays est loin de représenter sa « juste part ». La Belgique, enfin, a été récemment condamnée dans le cadre de l’affaire climat.

 

La réponse des jeunes au Premier ministre

Temps de lecture: 5 min

La mise en exergue mal venue du Permier ministre

Ces derniers jours, le Premier ministre De Croo s’est explicitement adressé à la « jeunesse climatique », d’abord dans son discours à la conférence sur le climat en Égypte, puis plus directement dans une lettre ouverte . Le Premier ministre nous accuse d’être des donneurs de leçons, des vandales du climat et de ne pas vouloir avoir de débat constructif basé sur des faits scientifiques, arguments que nous voudrions retourner contre le Premier ministre lui-même.

Et nous, c’est la jeunesse climatique, les grands-parents pour le climat, les ni jeunes ni vieux et tou·tes celles et ceux pour qui l’âge est, en ce moment de l’Histoire, la dernière des préoccupations. Certain·es d’entre nous utilisent leur plume comme outil de lutte, rédigeant rapport après rapport. D’autres choisissent les bannières et défilent, marche après marche. Quelques-un·es d’entre nous recourent à la superglu et aux armlocks. Iels jettent leurs propres corps dans la mêlée, action après action.

Mais qui sont les vrais vandales du climat ? Ne seraient-ce pas plutôt les lobbyistes du secteur des énergies fossiles, assis en ce moment même et en nombre record aux côtés du premier ministre et de ses collègues à la COP 27 en Égypte ? Ne devrait-on pas dénoncer comme déraisonnables les agissements des chefs de gouvernement comme De Croo qui, dans la plus pure tradition paternaliste, font retomber la responsabilité de la crise écologique sur leurs citoyen·nes les plus engagé·es, tout en continuant à financer de nouvelles infrastructures fossiles avec l’argent public. Le premier ministre et son gouvernement ne sont pas en mesure de faire la leçon aux mouvements climatiques, d’autant moins après la condamnation dans l’Affaire Climat.

Le Premier ministre nous reproche de ne penser qu’en termes de « toujours moins ». Une première réflexion à ce sujet est la suivante : moins, mais moins de quoi ? Moins de conditions météorologiques extrêmes, comme celles qui ont inondé notre pays l’année dernière, et l’ont asséché cette année ? Moins de ménages en situation de pauvreté énergétique et de pauvreté liée au transport ? Une économie moins dépendante des multinationales avides de profits et des régimes autoritaires ? Alors oui, oui, et encore oui !

Au fait, qu’en est-il de la durabilité du modèle « toujours plus » que défend le Premier ministre De Croo lui-même ? Le doigt levé, il nous incite à retourner à l’école pour étudier les sciences. Si nous devons rester bien sagement le nez dans nos livres pendant les années à venir, nous dépasserons les points de basculement climatiques. Et s’il s’était mieux informé sur la littérature scientifique existante, il aurait alors su que la confiance aveugle dans de nouvelles innovations technologiques, souvent encore inexistantes, est absolument insuffisante pour provoquer le changement systémique nécessaire à la stabilisation de notre climat.

Dans un système économique basé sur le « toujours plus », il est impossible de découpler la demande sans cesse croissante d’énergie et de matières premières de son impact désastreux sur les personnes et la planète. Pire encore, la recherche de la croissance pousse les dirigeants comme De Croo à creuser davantage les inégalités existantes. Notre premier ministre fantasme sur des avions électriques (coûteux) pour parcourir de courtes distances, alors que les city-trips sont déjà devenus un luxe pour un ménage moyen en cette période de crise. Il rêve d’importer d’Afrique de l’hydrogène vert, cher et inefficace, comme bouée de sauvetage pour « notre » industrie à forte intensité énergétique, alors que les populations des régions concernées n’ont souvent elles-mêmes qu’un accès extrêmement limité à une électricité fiable et renouvelable.

Notre économie actuelle exige peut-être « toujours plus », mais une bonne vie sur une planète habitable repose principalement sur l’idée de « suffisamment ». Suffisamment d’énergie, de mobilité, de travail qui ait du sens, assez de temps pour l’épanouissement personnel et la famille. Les innovations technologiques peuvent certainement nous aider dans la transition vers une telle économie du suffisant, mais le véritable progrès réside dans les innovations politiques et sociales.

Ces dernières années, nous avons déjà présenté de nombreuses propositions pour de telles innovations, basées sur des faits scientifiques (par exemple ici, ici et ici). Certains d’entre nous se sont même assis·es à plusieurs reprises avec M. De Croo, ses ministres et leurs cabinets, tout ça pour constater que toutes ces propositions restaient lettre morte. Ne venez donc pas nous dire maintenant que nous ne sommes pas « constructifs » ou que nous ne « forgeons pas de coalitions ».

Les véritables obstacles au changement de système sont d’ordre politique et les mouvements sociaux aident justement à les surmonter, ce qui est désormais largement reconnu dans la littérature scientifique sur le climat. Notre rôle en tant que mouvement climatique n’est donc pas de retourner sur les bancs de l’école. Nous n’avons pas besoin de nous faire taper sur les doigts par notre premier ministre. Au contraire, les rôles sont inversés. Bien entendu nous resterons ouvert·es à la collaboration avec les responsables politiques lorsque nous le pourrons, mais nous continuerons également à critiquer, à protester et à résister lorsque nous le devrons.

Les auteurs : Sandrine Mairesse, Tegengas & Youth for Climate ; Chloé Mikolajczak, activiste pour la justice environnementale et social ; Adélaïde Charlier, activiste justice climatique et droits humains ; Lucie Morauw, activiste justice climatique et sociale ; Valentine Hendrix, Youth for Climate ; Boon Breyne, Youth for Climate ; Gert-Jan Vanaken, Tegengas ; Sébastien Hendrickx, Extinction Rebellion en Het Burgerparlement ; Nele Coen, Ineos Will Fall ; Ike Teuling, Tegengas ; Aymeric De Backer, Youth For Climate.

Les organisations : Code Rouge – Code Rood, Ineos Will Fall, Youth For Climate, Tegengas.

157 autres personnes ont signé cette lettre.

La lettre du Premier ministre aux jeunes

Temps de lecture: 5 min

Beste klimaatjongeren,

Maandag hadden we op de Klimaattop COP27 in Egypte een goed en constructief gesprek. Ik merkte bij jullie ontzettend veel engagement om samen de strijd tegen de klimaatverandering te voeren. Weg van de slogans. Op een positieve manier, op basis van feiten en wetenschap. Jullie straalden een can do-mentaliteit uit die ik echt kan smaken.

Groot was dan ook mijn verrassing toen jullie na mijn toespraak ronduit negatief waren. “Vijf minuten, nul inhoud” klonk het. Er was geen goed woord over voor de positieve aanpak die ik naar voren schoof: een klimaataanpak die inzet op technologie en op ons menselijk kunnen, een ambitieus klimaatbeleid waarin we er blijven over waken dat we iedereen meenemen en niemand achterlaten. “Een leugen” las ik, “een rad voor de ogen.”

We kunnen dit

Ik denk inderdaad dat het niet helpt om zoals de VN-baas enkel maar te spreken over “de klimaathel” en “collectieve zelfmoord”. Begrijp me niet verkeerd. Ik woon in Brakel, op het platteland in onze mooie Vlaamse Ardennen, en ook ik zie elke dag hoe onze boeren worstelen met het klimaat. De zomers te droog, de winters te nat. De ene dag dreigt de oogst te verschrompelen, de andere dag verzuipen de velden. Ik ben de laatste die de ogen zal sluiten voor de grote klimaatuitdaging waarvoor we staan. Maar ik geloof ook dat we dit samen kunnen aanpakken.

En ja, ik geloof ook dat technologie mee onze redding zal zijn. Maar het is geen blind geloof. Ik geloof het omdat ik het zie gebeuren. In Egypte hadden we een grote delegatie Belgische ondernemers mee: havenbazen, waterstofingenieurs, windmolenbouwers.

Ik zag er hoe onze baggeraars zichzelf heruitvinden als groene bouwmeesters. Het slijk dat ze opbaggeren, herbruiken ze om woestijnen vruchtbaar te maken voor landbouw.

Belgische bedrijven zijn vandaag al actief in tal van Afrikaanse landen om grootschalige zon- en windparken aan te leggen om groene waterstof op te wekken die we kunnen gebruiken om onze industrie een groene omslag te laten maken.

Trots op onze bedrijven – wereldtop!

Ik geloof in onze menselijke vindingrijkheid en creativiteit. In ons vermogen om de dingen steeds beter te maken. In de jaren ’90 had een doorsnee windmolen wieken van 17 meter. Eén zo’n windmolen wekte net genoeg energie op om een kleine woonwijk van stroom te voorzien. Vandaag zijn er windturbines, zo hoog als de Eiffeltoren, die een heel Vlaams dorp van stroom voorzien. Op tien jaar tijd heeft België een windmolenpark op zee gebouwd dat voor even veel energie zorgt als een uit de kluiten gewassen kerncentrale. We waren als land bij de eersten om daarop in te zetten. Vandaag zijn we wereldtop in windenergie op zee. Het buitenland benijdt ons daar om.

Onze Belgische bedrijven zorgen over de hele wereld voor klimaatoplossingen, van de Noordpool tot de Zuidpool. Ze zijn niet het probleem, ze zijn nét de oplossing. En daar mogen we best wat trotser op zijn. Onze bedrijven, ingenieurs en experten behoren tot de besten ter wereld. Of het nu over groene waterstof gaat, windparken op zee of groene baggerprojecten: België is een klein land met grootse klimaatoplossingen.

Voortdurend met het vingertje zwaaien levert niets op. Misschien dat het blokkeren van enkele privéjets oplucht, maar het verandert nul komma nul aan de klimaatuitdaging. Ja, de hele luchtvaartsector is verantwoordelijk voor een dikke 2 procent van alle CO2-uitstoot in de wereld. Maar binnen enkele jaren zal de CO2-uitstoot van alle datacenters waarop jullie smartphones, tablets en laptops draaien even groot zijn als die van alle vliegtuigen samen. Sommigen roepen “Just Stop Oil”. Het antwoord daarop zou evengoed kunnen zijn “Stop Using Your Phone.”

Mijn punt is niet dat jullie van die telefoon afmoeten, maar wel dat er betere oplossingen zijn. Onze ingenieurs en technici moeten ervoor zorgen dat net via betere technologie iedereen haar of zijn telefoon kan houden op een duurzame én betaalbare manier. Net zoals ze ervoor zullen zorgen dat we binnenkort met elektrische vliegtuigen korte afstanden kunnen afleggen. Zo geven we mensen meer vrijheid en houden we tegelijk onze planeet gezond.

Geen agenda van betutteling

Eén van jullie verweet mijn technologie-agenda “uit de jaren 70” te stammen. Maar het is net de klimaatagenda van “minder, minder, minder” die uit de ‘jaren stillekes’ komt. Het zullen precies technologie en onze menselijke ondernemingszin zijn die ervoor zullen zorgen dat we ons goede leven kunnen behouden en tegelijk de uitstoot drastisch terugdringen.

Het kan nooit kwaad om kritisch naar je eigen consumptie te kijken. Ik stel bij mezelf vast dat ik best met wat minder vlees en minder kleren kan. Maar het is voor mij al enige tijd duidelijk dat we met een agenda van betutteling niemand zullen meekrijgen: niet in eigen land, niet in Europa, niet in China, de VS of de rest van de wereld en al helemaal niet de huidige generatie jongeren waarvoor onze Vlaamse kerktoren vele maten te klein is (en gelukkig maar!).

Ik heb in mijn toespraak overigens helemaal niet uitgehaald naar de jongeren. Integendeel. Ik riep net op om het samen te doen omdat ik er rotsvast van overtuigd ben dat we dan zullen slagen! Ik gaf aan dat ik begrip heb voor diegenen die vrezen dat we niet genoeg doen. Maar dat ons antwoord daarop moet zijn: meer ambitie, meer innovatie en meer zorg voor wie vreest dat het allemaal te zwaar zal zijn. Mijn boodschap was een boodschap die net meer mensen meeneemt.

Neen aan klimaatvandalisme

Ik nam ook duidelijk afstand van elke vorm van klimaatvandalisme en ik zal dat ook blijven doen. Ook al ben ik het niet eens, ik zal altijd het recht verdedigen van mensen om hun mening te uiten. Maar wanneer protest afglijdt naar geweld en vernietiging, dan haak ik af. Met een afbraakcultuur bereik je niets. Je maakt problemen alleen maar groter, jaagt er mensen mee weg en haalt het draagvlak voor de klimaatagenda helemaal onderuit.

In plaats van te polariseren en te vernietigen, moeten we precies het tegenovergestelde doen: ervoor zorgen dat meer mensen meezijn en nooit vergeten dat heel wat mensen grote vragen hebben of dit allemaal wel betaalbaar is. Dat mogen we echt niet uit het oog verliezen. Want het klimaat is niet geholpen met voorstellen die enkel haalbaar zijn voor wie stevig wat geld op de bank heeft staan.

Laat ons dus het gesprek en vooral onze klimaatactie verderzetten op een correcte manier. Maar vooral: laat ons dit samen doen. Over het doel zijn we het alvast eens: een leefbare planeet, waar iedereen meekan en in alle vrijheid van het leven kan genieten!

Positieve groet!

(Signé) Alexander De Croo

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17 Commentaires

  • Posté par Haegelsteen Philippe, mardi 15 novembre 2022, 13:45

    Assez du pseudo journaliste De Muelenaere mais véritable propagandiste. Il ne respecte pas la charte de Munich. Le 9 ème devoir de cette charte stipule : Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs. Vous êtes, Monsieur De Muelenaere, un journaliste imposteur, soyez honnête et engagez vous sur les listes "Ecolos", arrêtez d'intoxiquer les lecteurs avec votre diatribe de khmer vert.

  • Posté par AL291160, lundi 14 novembre 2022, 20:48

    Les écolos au lieu de dire que notre pays pollue, aller voir en Inde Les déchets traîne dans les rues Et en Chine où tout tournent au charbon,ou ils sont obligés d'avoir un masque tellement que c'est polluer Aux états unis aussi, ils s'en foutent Chez nous si la pollution est de quelques pourcents c'est beaucoup pour vous !!!

  • Posté par AL291160, lundi 14 novembre 2022, 20:48

    Les écolos au lieu de dire que notre pays pollue, aller voir en Inde Les déchets traîne dans les rues Et en Chine où tout tournent au charbon,ou ils sont obligés d'avoir un masque tellement que c'est polluer Aux états unis aussi, ils s'en foutent Chez nous si la pollution est de quelques pourcents c'est beaucoup pour vous !!!

  • Posté par Michel Ney, lundi 14 novembre 2022, 9:19

    Quels jeunes? Il s'agit d'une infime minorité, candidats NAZIVERTS. La plupart des jeunes ont d'autres préoccupations que de mener de la PROPAGANDA verte.

  • Posté par Piette David, lundi 14 novembre 2022, 13:39

    Bravo Michel, t'es plus savant que tous les climatologues réunis. À toi, le roi des gros malins, on ne la fait pas. Et surtout, les préoccupations des jeunes, depuis ton fauteuil du home, tu les connais bien, hein ?

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