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Arnaud De Lie après une excellente première saison pro: «La grosse tête? Tu ne vas pas dire à ta vache: ‘Hé, je suis sixième mondial’»

Arnaud De Lie a tout retourné sur son passage pour sa première saison pro. À vingt ans, le « Taureau de Lescheret », neuf victoires au compteur, est un véritable phénomène mais il n’entend pour autant pas s’enflammer. Et c’est tant mieux.

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Oscar, le chien de la famille De Lie, veille au grain. Au point même d’ouvrir la porte pour saluer le visiteur. Derrière le quadrupède canin et très vite câlin, Arnaud est tout sourire. Pas question, au cœur des Ardennes champêtres et enchanteresses qui colorent son quotidien, de fanfaronner.

À Lescheret, hameau de la province du Luxembourg où est sise la ferme familiale, le coureur de Lotto a gardé ses habitudes, son quotidien. Rencontre de fin de première saison pro avec la, déjà, terreur des sprints, vingt ans.

Arnaud, la saison est maintenant terminée depuis un bon mois, comment allez-vous ? Avez-vous complètement coupé durant quelques jours ?

La première semaine, à la mi-octobre, je n’ai vraiment rien fait. J’ai juste aidé mon père à la ferme pour la traite du matin et du soir. Et autrement, j’ai joué à Fifa (rires). Je m’amuse comme un jeune de mon âge quoi… Souvent, je fais des ‘versus’ avec mon frère Axel. Lui prend Liverpool, moi le Real. Je rentre souvent Hazard à la 70e, si je ne suis pas bien… C’est un peu mon joker. Qui gagne ? Y’a match… Par la suite, je suis allé courir trois ou quatre fois, dont une fois avec Oscar. Et ces dernières semaines, j’ai sorti le VTT, pour aller rouler dans les beaux bois du coin avec mon père et mon frère. Je reprends doucement.

Vous aviez besoin de couper ?

En vrai, j’aurais pu continuer mais je sentais que j’étais en manque de réussite durant le mois de septembre. Et puis j’ai chuté à Paris-Tours, notamment. J’ai la sensation que le corps avait besoin de faire un break, que mentalement par contre ça allait mais quand le corps te dit stop, il vaut mieux l’écouter.

Vous êtes parti quelques jours en vacances ?

Non, du tout. Quand tu n’es pas en vacances, tu es chez toi. Tu vas travailler, tu reviens. Or moi, souvent, je ne suis pas chez moi. Je suis en course, je vois du paysage, j’ai la chance de pouvoir faire de ma passion mon métier et pour l’instant, j’ai l’impression que je suis toujours en vacances. Et puis, on n’est pas une famille qui aime les vacances… De vrais fermiers (rires). Et j’aime me lever tôt.

C’est-à-dire ?

En fait, ça dépend si mon frère est là ou pas. On alterne pour la traite. Parfois, c’est lui qui y va à 6h30, parfois c’est moi. Tu te dis, il est quand même 6h30 du mat’… mais tu te lèves quand même. Il te faut peut-être dix minutes pour sortir du lit mais à 6h40, tu y es. Puis, en vrai, ça fait du bien car au moins, tu gardes un rythme de vie régulier. Parfois, je fais une grasse mat’ mais jamais au-delà de 9h. Quand je devrai arrêter d’aider à la ferme, je veux garder cette routine. Cette année je suis parti en stage dans les Vosges et, tous les jours, j’étais debout avant 7h. Je suis programmé comme ça.

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