Accueil Sports Coupe du monde Les Diables rouges

Marc Wilmots sur le Mondial 2022: «La Belgique ne figure plus au rang des favoris»

Entre la polémique sur le calendrier, la politique et l’écologie, l’ancien sélectionneur national s’exprime aussi et avant tout sur la fin d’une génération qui aura marqué l’Histoire. Entretien à bâtons rompus au seuil de la Coupe du monde.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 12 min

Qui d’autre que lui ? Qui d’autre que l’homme qui a mis le pied à l’étrier à la génération dorée, à l’heure de sa probable descente de selle ? Pour ce qui sera très probablement le dernier tournoi des Diables les plus performants de l’Histoire, Marc Wilmots s’est posé en témoin d’une époque bientôt révolue : celle où, tous les deux ans, l’équipe nationale belge partait avec l’étiquette d’une sélection qui pouvait prétendre jouer placé.

De 2012 à 2022, la décennie tricolore la plus marquante s’apprête à prendre fin. Sous les yeux d’un des deux entraîneurs qui ont initié puis accompagné le mouvement. Paroles d’ancien sélectionneur, qui voit la génération actuelle atteindre le dernier carré, comme il y a quatre ans.

Marc Wilmots, la Coupe du monde qui débute dans quelques jours focalise en partie l’attention sur sa programmation. Ce qui avait été considéré comme une hérésie peut finalement se révéler un bienfait, notamment par rapport à la relative fraîcheur des joueurs ?

Il y a eu débat sur les chaleurs estivales du Golfe persique au moment de l’attribution du tournoi au Qatar. Puis, on a décidé de le décaler à décembre. L’un dans l’autre, tout le monde s’est persuadé qu’une Coupe du monde en plein hiver aurait l’avantage de ne pas voir à l’œuvre des joueurs éprouvés par 50 ou 60 matches disputés en saison. Et que dès lors, on pourrait zapper l’éternel inconvénient d’une Coupe du monde abordée dans des conditions de fatigue physique et mentale extrêmes.

L’argument aurait pu être tentant s’il n’y avait eu la création de la Nations League où il a fallu entrer davantage de matches au chausse-pied dans un calendrier de pré-Coupe du monde devenu démentiel. Depuis l’Euro 2020, disputé avec un an de retard à cause de la pandémie de Covid, les internationaux jouent tous les trois jours et ont bénéficié d’à peine deux à trois semaines de vacances à la fin juin pour recharger les batteries vite fait.

Regardez dans quel état certains vont se présenter sur la ligne de départ. Avec l’enchaînement championnat-Coupes d’Europe depuis le mois d’août sans un milieu de semaine pour prendre soin de son corps, on voit des joueurs qui ont sans cesse forcé pour revenir. Et garder le rythme car il ne fallait surtout pas le perdre sous peine de tomber de la liste des 26.

Résultat des courses, sélectionneurs et sélectionnés prient les mains jointes pour que ça ne pète pas ! Tous les matches disputés par les clubs depuis l’été auraient dû l’être sur une période étalée jusqu’à la Noël. La FIFA a décidé qu’il fallait gagner un mois pour pouvoir aller au Qatar au début de l’hiver et on voit ce que ça donne : des absents de marque, des éclopés dans chaque sélection et des entraîneurs qui voient leur équipe arriver sans préparation là où traditionnellement, ils bénéficient de trois semaines pour régénérer les organismes et préparer progressivement leur tournoi. Comment les instances internationales peuvent-elles encore regarder le football de tout haut niveau dans les yeux en affirmant qu’elle se soucie des cadences infernales qui lui sont imposées ? Sincèrement, comment osent-elles ?

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Diables rouges

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs