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«Après l’orage»: Des balises pour naviguer dans l’information scientifique

La validité d’un discours scientifique repose avant tout sur des critères de représentativité et de diversité. Cette exigence doit permettre à tout un chacun d’en évaluer la pertinence.

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Chroniqueur Temps de lecture: 6 min

Fin février 2020, je découvre pour la première fois le visage de Didier Raoult qui annonce que l’infection au coronavirus est « (…) l’infection respiratoire sans doute la plus facile à traiter ». Je me rends très vite compte qu’une majorité d’infectiologues a de nombreuses réserves sur ces résultats et n’y prête plus beaucoup d’attention. Ce n’est que lorsque cela deviendra « l’affaire Raoult » qui sera fortement politisée et que d’autres voix se mettront à populariser des hypothèses parfois insensées sur les réseaux sociaux que je réaliserai la difficulté pour le grand public de mesurer la crédibilité d’une affirmation portée par un ou plusieurs scientifiques.

Qu’il s’agisse de vaccination, de politique sanitaire, d’énergie ou de changement climatique, comment s’y retrouver dans des discours contradictoires lorsqu’on ne dispose pas soi-même des outils scientifiques permettant de juger de la validité d’une affirmation ?

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9 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, lundi 21 novembre 2022, 11:16

    Raoult fut un excellent scientifique, comme le furent aussi Benveniste, Montagnier, Pauling... et d'autres. Mais à l'apogée d'uner carrière, il y a tout à coup l'envie de célébrité médiatique et l'appat du gain. Cela peut marcher: Macron se rendit à Marseille pour féliciter Raoult alors qu'une enquête de l'AFM était en cours, onl'a oublié. Mais il y a sans doute quelque chose de plus profond, inhérent à la nature humaine, ce besoin d'irrationel, de religieux ou de magie, et aussi la fascination de la tricherie. Le "peer reviewing" est une barrière de sécurité, elle n'est pas étanche.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 21 novembre 2022, 5:22

    Ces réflexions peuvent assurément être appliquées à de nombreux domaines en dehors même de la science. Le principal obstacle à surmonter reste cependant l'absence de désir de connaître "toute la vérité". Fut-ce celle du jour et de l'endroit... Il est par ailleurs bien connu que le fils de la concierge qui connaît la mère de la coiffeuse du cousin qui travaille dans le labo "x" ou l'hôpital "y " est naturellement plus crédible que, par exemple, M. Marius Gilbert.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 21 novembre 2022, 11:15

    Petitjean. Vous (et d'autres) acceptez sans broncher de croire à des légendes parce que, pour l'une ou l'autre raison, elles vous paraissent sympathiques. Et que, plus que probablement, vous n'en êtes vous-même, au moins provisoirement, pas négativement impactée. Vous rendez-vous compte que votre "raisonnement" conduit à l'abolition pure et simple de l'usage de la voiture (en attendant autre chose) ? En effet, pourquoi s'arrêter sur le si bon chemin de la restriction ? Les mêmes causes n'auraient-elles plus les mêmes effets à partir d'un "certain moment" ? Et où situez-vous ce moment ? Bref, certains de nos politiques peuvent continuer d'interdire n'importe quoi au nom de n'importe quoi dès lors que leurs mesures ont l'air d'être argumentées et, surtout, qu'elles plaisent, ici et maintenant, à un nombre suffisant d'électeurs. Alors que, au mieux, elles ne reposent que sur du sable, si ce n'est du vent. Et on revient à Raoult ... Voire à Trump.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, lundi 21 novembre 2022, 10:16

    Raymond, ce qui est source de souffrance, c'est de voir "mener à l'abattoir" de la route des victimes de conducteurs convaincus de leur expertise et de leur bon droit. Et cela, en effet, je ne peux ni ne veux le "saisir".

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 21 novembre 2022, 9:03

    Petitjean. Ce que vous ne semblez décidément pas (vouloir ...) saisir, c'est que mes interventions en matière de mobilité ne sont pas d'abord celles d'un automobiliste mais celles d'un citoyen qui reste les yeux ouverts et le cerveau en fonctionnement ... Libre à vous (et à quelques autres) de se laisser conduire vers l'abattoir comme des petits moutons innocents, le sourire aux mâchoires et avec le sentiment du devoir accompli, mais soufrez que tout le monde ne vous ressemble pas.

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