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Le virus du sida en légère hausse parmi les Belges en 2021

Des efforts restent nécessaires dans la lutte contre les infections en termes de prévention et de diagnostic précoce. Le ministre de la Santé dégage 1 million de plus pour le plan VIH.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Après une baisse importante en 2020 liée au covid et aux confinements qui ont restreint les rencontres comme les rendez-vous médicaux, les diagnostics de VIH ont augmenté de 4 % l’année dernière pour atteindre 781 nouvelles contaminations, ressort-il du rapport épidémiologique de l’institut de santé publique Sciensano. Même si l’épidémie de sida s’est ralentie ces dix dernières années, cela signifie tout de même qu’en moyenne, chaque jour, deux personnes environ ont été diagnostiquées séropositives en 2021. Il s’agit à parts égales d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (48 %, une hausse de 9 % par rapport à 2020) et d’hommes et de femmes hétérosexuels (48 %, un chiffre qui se stabilise), tandis que la consommation de drogues par intraveineuse a été rapportée pour 2 % des diagnostics et la transmission périnatale pour 1 %.

« La légère augmentation du nombre de diagnostics VIH nous invite à renforcer l’accès aux services de prévention et de dépistage du VIH. 781 contaminations, ça reste 781 contaminations de trop alors qu’on dispose de toutes les armes pour les éviter », tranche Thierry Martin, directeur de la Plateforme Prévention Sida. « Il faut continuer la prévention combinée au travers des outils existants : l’utilisation du préservatif (masculin ou féminin) pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles, associée à un dépistage précoce répété, qui constitue la pierre angulaire de la lutte contre l’épidémie, et l’accès aux traitements. » C’est dans cet esprit que la Plateforme Prévention Sida s’engage également auprès des plus vulnérables (les travailleurs du sexe, les personnes en provenance de pays où le virus circule activement ou les usagers de drogues) pour faciliter l’accès à un dépistage gratuit et rapide, mais aussi aux traitements pré-exposition (ou PrEP).

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L’équation est simple : plus tôt on dépiste les personnes séropositives, plus vite on leur donne accès à un traitement antirétroviral, plus on agit sur l’épidémie. Les patients dont la charge virale est indétectable (soit intransmissible) grâce au traitement ont non seulement un pronostic plus favorable, mais ils ne peuvent plus transmettre le virus lors de contacts sexuels, ce qui contribue à la prévention de nouvelles infections par le VIH.

Malgré les progrès engrangés ces dix dernières années, les efforts dans la lutte contre l’épidémie restent nécessaires pour rencontrer les objectifs de l’Onusida, qui visent à éradiquer le sida d’ici 2030. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, en a rappelé l’urgence avec une enveloppe supplémentaire d’un million d’euros au plan de lutte existant : « Nous devons vraiment redoubler nos efforts pour réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH et diagnostiquer rapidement les personnes séropositives. C’est la raison pour laquelle nous prévoyons un million supplémentaire pour fournir un traitement préventif contre le VIH aux personnes vulnérables à haut risque. »

Un plan national VIH a été approuvé fin octobre par la Conférence interministérielle Santé publique, qui comprend une liste d’actions allant de la sensibilisation permanente au contact systématique des patients qui ne se présentent pas à leur rendez-vous de suivi. Au vu des chiffres de Sciensano, un budget supplémentaire est accordé pour fournir notamment des médicaments préventifs aux personnes à risque non assurées.

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3 Commentaires

  • Posté par Ernotte Sébastien, mardi 22 novembre 2022, 8:45

    Le professeur Montagnier avait il raison sur le retour du sida, déficience immunitaire, a cause des injections arn?

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mercredi 23 novembre 2022, 10:25

    Vous n'en ratez pas une, Averell Ernotte, pour répandre vos stupidités à propos des "injections ARN".

  • Posté par Heneffe Jean-marie , mardi 22 novembre 2022, 10:43

    Hum ! Dans son rapport, l’institut de santé publique indique que la tendance générale au cours de la dernière décennie reste à la baisse. Auriez-vous déjà oublié que 2020 était l’année des confinements avec moins de rencontres potentielles et un accès aux dépistages SIDA entravé ??? Les chiffres de 2021 (781) sont légèrement supérieurs à ceux de 2020 (725), mais restent inférieurs à ceux de 2019 (923).

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