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Tuerie dans un club LGBT+ : des détails sur la personnalité du suspect sont connus

Des détails ont émergé, notamment sur son enfance.

Temps de lecture: 3 min

Des détails sur la personnalité de l’auteur de la fusillade qui a fait cinq morts le week-end dernier dans un club LGBT+ du Colorado ont commencé à émerger mercredi, notamment le fait que cette personne s’identifie comme non-binaire, selon ses avocats.

Anderson Lee Aldrich a comparu mercredi devant un tribunal. L’accusé est resté assis, vêtu de la combinaison orange des détenus aux Etats-Unis, durant une brève apparition par vidéo lors de l’audience durant laquelle aucun chef d’accusation n’a été prononcé.

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Anderson Lee Aldrich n’est pas entré non plus dans une procédure de plaider coupable ou non-coupable.

Ses deux avocats commis d’office ont affirmé dans des documents judiciaires enregistrés mardi que leur client s’identifiait comme non-binaire, c’est-à-dire ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le féminin.

Ils ont ajouté qu’Anderson Lee Aldrich utilisait les pronoms non-genrés en anglais «they/them» («iel» en français).

L’accusé n’a parlé que pour confirmer son nom et que ses droits lui avaient bien été notifiés.

Iel est maintenu en détention pour suspicion de meurtre. Selon le système judiciaire du Colorado, l’inculpation ne devrait pas être prononcée avant 10 jours.

D’autres détails ont émergé, notamment sur son enfance marquée par l’instabilité et des parents toxicomanes.

Selon les médias américains, son nom de naissance était Nicholas Brink et iel n’avait que deux ans lorsque ses parents se sont séparés.

Lorsqu’iel a pris le nom d’Anderson Lee Aldrich à l’adolescence, son père Aaron Franklin Brink avait déjà été arrêté plusieurs fois en Californie pour détention de drogue et infractions au code de la route.

Aaron Brink, qui se décrit comme un ancien acteur porno devenu républicain conservateur, a déclaré à un journal local de San Diego que son ex-femme, Laura Voepel, lui avait assuré il y a plusieurs années que leur enfant était mort.

C’est ce qu’il a cru jusqu’à il y a quelques mois, lorsqu’il a reçu un coup de fil d’Anderson Lee Aldrich qui a dégénéré en dispute, ce dernier proférant des menaces à l’encontre de son père.

Aaron Brink a indiqué au New York Times qu’il avait «fait part d’une ferme désapprobation à l’encontre des homosexuels quand son enfant était plus jeune», mais il a exprimé de la compassion pour les victimes de la tuerie de Colorado Springs.

Le journal a précisé que la mère, Laura Voepel, avait elle aussi eu des démêlés avec la police de Californie, notamment pour ébriété sur la voie publique et possession de substance illicite.

En 2012, elle a été condamnée avec sursis pour avoir mis le feu à un matelas de l’hôpital psychiatrique où elle avait été admise, selon des documents de justice cités par le Times.

Anderson Lee Aldrich pourrait être poursuivi notamment pour meurtres et crimes motivés par la haine, et encourt une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

L’audience est intervenue quatre jours après le massacre qui a fait cinq morts et 18 blessés au Club Q, à Colorado Springs, une ville du massif des Rocheuses d’environ 500.000 habitants.

Une date provisoire pour une nouvelle comparution d’Anderson Lee Aldrich a été fixée au 6 décembre.

hg/rle/sl/dax

AFP

 

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