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Les patrons du rail auraient proposé une prime de 100 euros pour éviter la grève de trois jours de la SNCB

Les syndicats l’ont poliment refusé.

Temps de lecture: 3 min

Une grève va paralyser le rail belge pendant trois jours dès mardi prochain. Une réunion de conciliation vendredi et un comité de pilotage supplémentaire lundi au sein des chemins de fer n’auront rien donné. Les principaux syndicats ont dès lors maintenu leur préavis de grève pour le mardi 29 novembre, a-t-on appris auprès du syndicat socialiste ACOD Spoor, pendant flamand de la CGSP Cheminots. HR-Rail, le département des ressources humaines des compagnies ferroviaires SNCB et Infrabel, indique qu’un plan de transport alternatif va dès lors une nouvelle fois être établi dans les jours à venir.

« Lors de la réunion de conciliation de vendredi, il a été proposé de tenir un comité de pilote supplémentaire lundi, mais aucune proposition concrète avec des garanties n’a pu y être faite », explique Günther Blauwens, secrétaire général de l’ACOD Spoor. « Nous avons demandé des chiffres et des engagements, mais on ne peut pas encore nous les donner. Les propositions qui ont été faites ne sont pas très concrètes. »

De son côté, HR-Rail a indiqué mardi qu’après le préavis de grève du 29 novembre, les CEO de la SNCB et d’Infrabel « ont donné un certain nombre de signaux clairs et pris des engagements importants, en vue de conclure un accord social immédiatement après la conclusion du contrat de service public pour la SNCB et du contrat de performance pour Infrabel ».

L’un de ces engagements serait une prime unique de 100 euros nets pour le personnel, a rapporté De Morgen, d’après des sources ferroviaires. La direction espérait qu’avec cette prime, les syndicats abandonneraient la grève. Mais cela n’a pas été accueilli comme espéré. « Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une blague », a déclaré Günther Blauwens au Morgen. « Nous demandions des solutions structurelles aux problèmes des chemins de fer, pas ça. Nous avons poliment refusé ».

À lire aussi Des concurrents contestent l’attribution des missions ferroviaires à la SNCB pour 10 ans

Une grève de trois jours

Le front commun syndical a donc maintenu son préavis de grève. Il s’agira de la deuxième grève sur le rail en peu de temps. Le 5 octobre, il y en avait en effet déjà eu une de 24 heures. Sans compter les perturbations du 9 novembre dues à une journée de grève générale et d’actions interprofessionnelle organisée à l’appel de la FGTB et de la CSC.

Les principaux syndicats feront donc à nouveau grève du 28 novembre à partir de 22h00 au jeudi 1er décembre inclus. Ils dénoncent le manque d’investissement au sein de la société ferroviaire SNCB et du gestionnaire d’infrastructure Infrabel et considèrent que les investissements engagés par le gouvernement dans les chemins de fer à l’issue du dernier conclave budgétaire sont insuffisants.

CSC Transcom, CGSP Cheminots et SLFP Cheminots réitèrent également d’autres revendications, notamment des mesures visant à mettre fin à la détérioration des conditions de travail, qu’ils attribuent principalement à un manque de personnel.

 

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7 Commentaires

  • Posté par Bogaerts Jean Luc, vendredi 25 novembre 2022, 10:16

    On attend avec impatience les commentaires creux de Gilkinet....

  • Posté par DUHARD Jerome, vendredi 25 novembre 2022, 9:28

    "...l'ont poliment refuséE..." Accord du participe passé avec l’auxiliaire "avoir".

  • Posté par Moritz Montanez, vendredi 25 novembre 2022, 9:04

    Les conditions de travail à la SNCB doivent être remises à plat depuis longtemps. Il suffit de voir embarquer, à la gare du Midi, à l'heure de pointe, les cohortes d'employés SNCB qui ont terminé leur journée. Ils parlent haut et fort, s'apostrophent, racontent leur édifiante vie de bureau, les disputes, les projets... Le vendredi, il arrive que certains soit saouls et raconter nt à voix haute les noms et les procedures internes. Impossible d'y échapper pour lire ou travailler dans ce qu'on pourrait attendre d'un salon feutré où voyagent les clients. On se croirait à la sortie d'un charbonnage ou d'une cour de récréation quand la cloche vient de sonner. Ces employés ont "droit", n'ont aucune éducation, et se foutent des clients.

  • Posté par Moritz Montanez, samedi 26 novembre 2022, 9:31

    Je parlais précisément... de la 1ère classe !

  • Posté par CORNEZ JEAN, vendredi 25 novembre 2022, 16:25

    Vous n'avez qu'à voyager en première classe! Si vous vous croyez à la sortie d'un charbonnage, il y a lieu de réfléchir sur les conditions de travail à la SNCB, plutôt que déplorer le niveau de leur éducation!

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