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Vincenzo Vecchi, ex-militant altermondialiste et sous mandat d’arrêt européen, n’est toujours pas fixé sur son sort

La demande d’extradition vers l’Italie de l’ex-militant altermondialiste a déjà été refusée à deux reprises par la Justice française. La procédure est une nouvelle fois relancée.

Journaliste au service Monde Temps de lecture: 2 min

Vincenzo Vecchi devra-t-il quitter son refuge breton de Rochefort-en-Terre pour purger, dans son Italie natale une peine de douze ans et demi de prison ? Rome le réclame, la Justice française tergiverse. Deux cours d’appel ont déjà refusé d’exécuter le mandat d’arrêt européen délivré en 2016. Motif ? Le principe de « double incrimination » n’est pas respecté. En clair : les faits qui lui sont reprochés ne constituent pas une infraction dans l’Hexagone.

Le ressortissant italien a été condamné pour des faits de « dévastation et pillage » en… 2001. Cette année-là, Gênes accueille le Sommet du G8, et Vincenzo Vecchi rejoint des dizaines de milliers de militants altermondialistes dans les rues. Les manifestations se solderont par de violentes émeutes, au bilan très lourd : un mort, 600 blessés, et des violences policières qualifiées à l’époque par Amnesty International de « plus grande violation des droits humains et démocratiques dans un pays occidental depuis la Seconde Guerre mondiale ». Les manifestants identifiés écopent de peines allant jusqu’à quinze ans de prison. Vincenzo Vecchi a fui cette condamnation, « fondée sur une loi mussolinienne », dénonce le comité qui le soutient, au village mais bien au-delà – Annie Ernaux, Eric Vuillard, Luc Dardenne plaident sa cause. Elle permet en effet de sanctionner, pour « complicité », la participation à un trouble majeur à l’ordre public par un simple « concours moral ».

A deux reprises, la Justice française a débouté son homologue italienne mais le Procureur général s’est pourvu en Cassation. Laquelle a interrogé la Cour de justice de l’UE qui, cet été, a estimé qu’il ne fallait pas de « correspondance parfaite » entre les infractions dans les deux Etats concernés. La plus haute juridiction française a dès lors cassé le refus d’exécution du mandat d’arrêt prononcé par la cour d’appel d’Angers. Et prié celle de Lyon de reconsidérer l’affaire.

 

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1 Commentaire

  • Posté par De Kegel André, mardi 29 novembre 2022, 23:29

    Et certains prétendent que l'UE existe... Aucune vue d'ensemble sur aucun sujet fondamental (justice, social, impôts et taxes, environnement...), sauf pour les salaires des politiciens et eurocrates. L'UE doit être réformé en profondeur ou supprimée.

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