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Maroc-Espagne: Anvers craint des émeutes, Bruxelles détaille son dispositif policier

Avec un autre match du Maroc ce mardi après-midi, les craintes d’émeutes augmentent à nouveau. D’autant que des appels au vandalisme circulent sur les réseaux sociaux, notamment dans le quartier du « Meir » à Anvers. Deux mineurs d’âge ont été interpellés.

Temps de lecture: 4 min

Le Maroc joue son huitième de finale contre l’Espagne en Coupe du monde ce mardi à 16h, ce qui fait craindre de nouvelles émeutes. D’autant que des appels au vandalisme circulent sur les réseaux sociaux, notamment dans le quartier du « Meir » à Anvers.

La police de la ville prévient d’ailleurs qu’elle n’hésitera pas à intervenir si la sécurité publique est compromise, indique Het Laatste Nieuws (HLN). Selon nos confrères flamands, au sein de la communauté marocaine, les parents se conseillent mutuellement pour assurer la sécurité de leurs enfants à la maison.

HLN a eu accès à un groupe Snapchat où l’on peut lire ceci : « Le jour où le Maroc et l’Espagne jouent, tous les quartiers du Kiel, de Borgerhout et de Deurne devraient aller au Meir pour tout vider là-bas. Si on se rassemble tous, les flics ne pourront rien faire. » Plus loin dans la conversation, on peut lire ceci : « Les flics veulent maltraiter notre espèce. Nous les maltraiterons le 6 décembre. »

La police d’Anvers a, par ailleurs, arrêté deux mineurs mardi matin à la suite d’un appel au vandalisme sur les réseaux sociaux après le match Les deux devront répondre devant le tribunal des mineurs. Selon la police, les deux personnes sont soupçonnées d’avoir appelé au pillage des magasins du « Meir » ces derniers jours via différents canaux.

Wouter Bruyns, de la police d’Anvers, précise que les forces de sécurité sont en alerte et conscientes du défi. « Nous avons nous-mêmes publié un message à ce sujet hier sur Facebook et Twitter », explique-t-il à HLN. « Nous demandons principalement que le football soit une fête. Mais il est important que chacun sache que nous serons à la fois visibles et non visibles dans les rues. Nous n’hésiterons pas à intervenir si l’ordre public est compromis. Heureusement, comme les fois précédentes, nous voyons apparaître des messages de “l’autre côté”, notamment de la part de parents qui se conseillent mutuellement de garder leurs enfants à la maison. »

M. Bruyns ajoute que des efforts proactifs ont également été déployés pour prévenir les émeutes à l’avenir. « Nos équipes de médiation ont déjà rendu visite à des groupes de jeunes connus pour avoir été impliqués dans des incidents auparavant. »

Pendant ce temps, des appels aux émeutes à Courtrai et ailleurs circulent également sur les réseaux sociaux. Là aussi, la police est aux aguets.

Quid de la capitale ?

Les autorités bruxelloises prévoient le même dispositif policier que jeudi dernier, mardi au centre de la capitale, en vue du match, a affirmé lundi soir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS).

« Lors du premier match (Belgique-Maroc, NDLR), le 29 novembre, la philosophie d’intervention était a priori axée sur la tolérance d’une foule festive, la protection du site des Plaisirs d’hiver, le maintien de l’ordre public et la restauration de celui-ci s’il échet… Vous avez pu voir que jeudi nous avons renforcé encore notre personnel toujours dans la structure Gold (coordonnant l’action des zones de police et les renforts de la police fédérale, NDLR). La police ensemble avec les anciens des quartiers a réussi à calmer la situation. Le même dispositif va être utilisé demain », a expliqué le bourgmestre.

Philippe Close était interrogé par plusieurs conseillers communaux de l’opposition (MR-Open Vld, Engagés-CD&V, PTB) sur les actes de violence qui se sont produits à l’occasion du match qui a opposé le Maroc à la Belgique le 29 novembre dernier.

Collaboration étroite

Le bourgmestre a notamment souligné que le 29 novembre dernier, comme pour tous les grands événements se déroulant sur le territoire de la Ville, il y a eu une collaboration étroite avec les autres zones de police, la Région, le fédéral, les pompiers, les services médicaux, la Stib… Des réunions de préparation et briefings ont eu lieu avant et des débriefings après. Le chef de corps de Polbru Michel Goovaerts était le « goldcommander » pour toute la région. Tous les services étaient rassemblés dans le centre de crise régional dès le début de l’après-midi, en ce compris le bourgmestre de la Ville, a-t-il précisé.

Mardi après-midi, nous apprenions via BX1 que les stations Anneessens, Lemonnier et Etangs Noirs étaient fermées pendant le match. Selon la Stib, elles devraient le rester jusqu’en fin de soirée.

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« Grâce à cette unité de commandement et à la collaboration entre les zones de police et la police fédérale, nous avons pu contenir les incidents sur une avenue avec un dispositif qui protégeait le centre-ville et Plaisir d’hiver. Chaque dégât est un dégât de trop dont les premières victimes sont les commerçants et riverains du quartier Lemonnier. Je ne vais jamais l’accepter. Il n’y a pas d’excuses pour cette violence », a-t-il ajouté.

 

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