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COP 15 sur la biodiversité: une infographie montre l’édifiant déclin des populations animales dans le monde

Si l’ambition est de dégager un accord de portée équivalente à celui de Paris en 2015 sur le climat, nombre d’observateurs craignent un échec.

Temps de lecture: 2 min

Un mois à peine après la COP 27 sur le climat, les représentants du monde entier se retrouveront mercredi au chevet d’une autre crise majeure lors de la COP 15 sur la biodiversité : la perte massive des espèces animales et végétales, provoquée par les activités humaines telles que la déforestation, l’agriculture intensive, la surpêche, l’urbanisation croissante, la pollution plastique, etc.

Après trois années de laborieuses négociations, le projet d’accord sur la table comprend une vingtaine de « cibles », dont la plus emblématique vise à protéger 30 % des terres et des mers à l’horizon 2030. Parmi d’autres objectifs, le texte propose encore de réduire l’utilisation des pesticides, de restaurer les milieux naturels, de lutter contre les espèces invasives ou encore d’accentuer les efforts pour la pêche et l’agriculture durables.

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À quelques jours de l’ouverture du sommet, les tractations s’annoncent cependant difficiles, tant les progrès en amont de la COP ont été lents. « Tout ou presque reste à négocier », a indiqué l’experte en biodiversité du SPF Environnement et cheffe de la délégation belge, Inès Verleye, à l’agence Belga.

Ces derniers jours, les délégués des pays membres de la Convention sur la diversité biologique (CDB, 195 États et l’Union européenne, sans les États-Unis) ont mis les bouchées doubles pour réduire les quelque 900 parenthèses restantes (symbolisant les points de discorde) dans le texte, avant de passer la main aux gouvernements pour la partie décisive des négociations.

Mais les tensions restent vives. Parmi elles, la mobilisation de financements pour protéger la biodiversité dans les pays en développement reste un sujet brûlant. Le Brésil, soutenu par 22 pays dont l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Cameroun et l’Indonésie, réclame que les États riches fournissent « au moins 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 » aux pays en développement. Mais les Européens sont réticents sur la création d’un énième fonds.

 

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