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Procès des attentats de Bruxelles: un médecin légiste confirme des lésions sur un des accusés, tous quittent le box

L’audience avait été suspendue pour permettre à un médecin légiste d’examiner l’accusé Ali El Haddad Asufi.

Temps de lecture: 2 min

Les accusés dans le procès des attentats du 22 mars 2016 qui étaient présents dans le box ont décidé de quitter la salle d’audience à la reprise de la séance. L’audience avait été suspendue pour permettre à un médecin légiste d’examiner l’accusé Ali El Haddad Asufi.

L’experte légiste a examiné ce dernier en fin de matinée. Elle a constaté que ses blessures correspondaient à sa version des faits, soit qu’il a été étranglé après avoir subi une clé de bras par un policier, au moment d’être transféré de la prison de Haren au Justitia.

« J’ai examiné Monsieur. Il présente des blessures au niveau de la région cervicale qui sont cohérentes avec la manière dont il décrit les faits. Il a expliqué avoir eu une clé de bras, qui l’a serré jusqu’au moment où il a perdu connaissance. Je n’ai pas les moyens pour objectiver la perte de connaissance, néanmoins, je vois des ecchymoses au niveau de la région du cou. Il explique également avoir été traîné au sol. Je constate aux genoux deux abrasions compatibles avec une chute sur le sol. »

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Néanmoins, le médecin a conclu qu’il n’y avait pas de contre-indication médicale à ce que l’accusé comparaisse à l’audience publique. Ce dernier a toutefois émis le souhait de quitter la salle d’audience, acceptant que son avocat, Me Jonathan De Taye, le représente.

Dans la foulée, les autres accusés présents dans le box (et donc pas les frères Farisi) ont également émis le souhait de retourner en cellulaire et de ne pas suivre la suite des débats, c’est-à-dire la poursuite de la lecture de l’acte d’accusation.

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18 Commentaires

  • Posté par Degive Albert, vendredi 9 décembre 2022, 9:04

    Il n'est pas nécessaire d'être odieux avec les accusés, dans un pays de droit. Ces excès ne font qu'empecher le déroulement et n'émettent que des réserves quand à la déontologie des policiers chargés du transfert

  • Posté par Mauer Marc, samedi 10 décembre 2022, 15:52

    Quels excès ? Tu y étais ? Moi pas ! Le policier a-t-il dû forcer le détenu pour une raison ou l’autre que nous ignorons ? Maintenant, ne pas voir à quel point ces assassins usent de toutes les ficelles, qu’eux-mêmes ont refusées à leurs nombreuses victimes !

  • Posté par eric biltiau, jeudi 8 décembre 2022, 18:09

    "Dans la foulée, les autres accusés présents dans le box ont également émis le souhait de retourner en cellulaire..." Et voila encore des droits que ces charognards utilisent puisqu'ils n'ont aucun devoir. Pourquoi ces deux poids deux mesures entre droits et devoirs...???

  • Posté par Stassart Guy, jeudi 8 décembre 2022, 16:15

    La dictature des avocats gauchistes est en route. Pour eux, les policiers sont des traîtres d'extrême droite qui agressent volontairement leurs clients. Il est grand temps de mettre fin à toute cette comédie grotesque.

  • Posté par Bastin Eric, jeudi 8 décembre 2022, 17:18

    Bonne raison pour ne pas leur donner du grain à moudre et y aller donc mollo quand il s'agit de maîtriser ce type d'individus sur lequel tous les projecteurs sont braqués. Je suis a priori du côté des forces de l'ordre, mais il leur arrive aussi de donner le bâton pour se faite battre (cf. la tristement célèbre "technique du coussin" en 1998, ou l'affaire Chovanec plus récemment).

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