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Migrants: le rêve du Soudanais Anwar s’est brisé aux portes de Melilla, au Maroc

Abdelaaziz Yaakoub, que les gardes marocains ont donné pour mort du côté espagnol du poste-frontière, a quitté le Soudan obsédé par l’idée de soigner sa mère pour la revoir marcher.

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Aisha Yaakoub, 48 ans, voit pour la dernière fois son petit frère lors d’un appel vidéo le 14 juin. Elle est à Khartoum, capitale du Soudan, et lui au Maroc, en pleins préparatifs pour sa traversée vers l’Espagne. Il lui paraît amaigri. Il lui explique que la vie dans les bois est difficile, qu’il vient de passer deux jours sans rien avaler, qu’il fouille les poubelles pour trouver de quoi manger ou qu’il se retrouve à casser un maigre biscuit en quatre. Pour la millionième fois, Aisha lui demande, en larmes, de rentrer à la maison. Son petit frère, 27 ans, refuse une nouvelle fois, en la traitant de pleurnicheuse. « Laisse-moi y aller, je ne suis pas seul. » Ils se disent au revoir, et l’image de son frère, vêtu d’un polo à rayures bleues, rouges et blanches, disparaît de l’écran.

Plusieurs jours plus tard, Aisha reçoit un message audio : « Aisha, je traverse. Prie pour moi. »

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